La Bourse d’Antiquités Militaires est un lieu de rencontres et d'échanges entre collectionneurs et visiteurs, rassemblant un grand nombre de collectionneurs de pièces uniques ! Un voyage dans le temps vous attendait lors de l'édition du dimanche 15 juin.
Une grande bourse d'antiquités militaires est organisée par Metz Expo, les amateurs d'objets militaires, uniformes et objets d'art, sont conviés pour dénicher des objets uniques. Les férus d’objets militaires pouvaient y trouver une panoplie d'armes anciennes et d'insignes militaires tels que les articles médiévaux, les épées, les cuirasses, les sabres, l’art samouraï oriental et d’Afrique, les uniformes, les insignes, les couteaux de collection.
La bourse des antiquités militaires a attiré plusieurs milliers de passionnés. La Bourse aux Antiquités militaires s'est tenue au centre Foires & Congrès, à Metz-Grigy. Quelques milliers de badauds sont venus y chiner de quoi compléter leur collection, voire la débuter.
Comme toujours dans ce genre de salon, les objets, insignes et armes liés aux trois derniers conflits y ont été prépondérants. À côté, on a pu dénicher aussi des figurines des armées américaines plus récentes, des comics, de la littérature jeunesse française d’après-guerre, et diverses babioles. Mais le gros de la troupe est fourni d’abord et toujours, par les deux dernières guerres mondiales.
À regarder et écouter vendeurs et acheteurs, on a pu en retirer aussi trois observations. C’était le bicentenaire de la mort de l’Empereur en début d’année et les 150 ans de la guerre de 1870 il n’y a pas si longtemps. Est-ce que ça stimule le marché ? Non. « Les gens aiment bien, mais c’est bien plus cher qu’une baïonnette de 14, résume Manfred, de Maubeuge, venu avec de belles pièces, comme ce magnifique cornet à buccin, à tête de dragon. Plus loin, il y a aussi des vendeurs de chassepot, ou de mauser, les fusils de 1870.
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Il y a les vendeurs, anciens collectionneurs, qui soldent pour faire de la place. Et les nouveaux, fans de telle ou telle période. Les uns comme les autres pourraient passer des deux côtés des stands. Le dimanche matin, un profil apparaît : le masculin domine largement, avec ses cheveux grisonnants. Les moins de quarante ans sont rares. L’après-midi est certes plus familial. Il y a chez les présents un goût pour la fouille, l’histoire passée, un lien familial, le sens des affaires.
Jacques, par exemple, a « fait les blockhaus quand » il était « gamin ». Il a démarré comme ça, avant d’enchaîner les successions. Aujourd’hui, « il y a une nouvelle demande pour des insignes nazis authentiques, qui sont de plus en plus rares. C’est un vrai placement. Les nazillons n’achètent pas, ils n’ont pas d’argent. » Jean, de Liffol-le-Grand, a récupéré la collection de son père, qui avait enrichi celle de son père avant lui.
Acheteurs et vendeurs ont aussi un autre point commun : peu acceptent de donner leurs noms et prénoms, encore moins d’être pris en photo. Pour collectionner heureux, il vaut mieux collectionner caché.
Il y a certes des stands d’affaires US, mais ce qui attire le plus le passant, ce sont les reliques allemandes, de la Première et surtout de la Seconde Guerre mondiale. Les chopes de bière impressionnent, les baïonnettes aussi. Mais si Jacques vend un casque de la Wehrmacht 350 €, son voisin, Jean, suit des cotes bien plus élevées. Selon l’usage du casque (des pompiers à la Waffen SS), les prix vont de 1 500 à 4 500 €. C’est le prix pour la « garantie » d’un vrai.
Depuis 19 ans, le succès est en point de mire: la bourse est devenue Salon de l'arme ancienne (plus chic et moins mercantile), mais le public suit. Les marchands doivent parfois se mettre sur liste d'attente: ils viennent de Nice, Paris, Metz, Nantes ou Barcelone, et sur le parking «visiteurs» de Pichery, des plaques qui viennent de tout le Grand Sud.
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«2.000 à 2.500 entrées selon la météo», confirme René Corbières qui, avec les sous-officiers de réserve, est à l'origine et toujours aux manettes du Salon. 100 exposants, 450 mètres de stands et des pros qui arrivent la veille et commencent de troquer ou d'acheter dès le samedi soir avec des transactions «secret défense».
«Pas de chiffres, mais ils reviennent», note René Corbières,«c'est un signe de chiffre d'affaires. Gaillac est devenu un point de ralliement national des amateurs d'armes anciennes, mais aussi de militaria, de revues, cartes postales, uniformes, munitions, pièces détachées... Une revue de paquetage et un travelling sur les pages de gloire de l'histoire militaire.
Après une inflation durable, le marché, assaini, est devenu raisonnable. Le militaria monte en flèche et les armes de chasse font concurrence aux vieilles pièces comme les fusils à silex ou à poudre noire. L'arme blanche garde une bonne place avec des sabres d'Empire (chers), le Chassepot de 1870 et le Lebel de 14, des baïonnettes de tranchées et de plus en plus de couteaux tendance Rambo.
Les calots de marin, les bandes molletières et les képis de pioupious, la bourguignotte du poilu ou le trognon de chou du feldgrau, la casquette de la RAF, la capote du troupier, le treillis de crapahut recyclable en ciré de chasse, les rangers de patrouille ou de fugue aux champignons... Autre carrefour des chineurs, les insignes et décorations: médailles militaires, Croix de guerre ou de l'outre-mer, légions d'honneur d'Empire, ordre de Lénine ou du Grand Condor: les «placards» rutilent.
Robert Fabre, directeur de «La Revue du Tarn» et historien réputé de la Résistance, ne manque pas une édition. Il s'intéresse aux armes de 8e catégorie et neutralisées. «Ce Salon est une vraie chance pour les amateurs. On y fait toujours des découvertes». Et un (canon) de rouge au snack-buvette.
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