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Le MAT 49 a été le pistolet mitrailleur de l'armée française depuis le début des années 1950. Retour sur le MAT 49, pistolet mitrailleur fabriqué par la manufacture d’armes de Tulle (MAT).

Introduction

Le pistolet mitrailleur MAT 49, fabriqué par la Manufacture d’Armes de Tulle (MAT), a été une arme emblématique de l'armée française à partir du début des années 1950. Son histoire est intimement liée aux conflits d'Indochine et d'Algérie, mais son utilisation s'est étendue à de nombreux autres pays. En France, il a également équipé la police, la gendarmerie et les services de transport de fonds, devenant une figure familière des films policiers de l'époque.

Contexte et développement

Autrefois, c’est-à-dire il y a une trentaine d’années, la France était encore dotée de ses arsenaux et manufactures d’armes; ils sont aujourd’hui détruits, en partie démantelés ou englobés dans tel ou tel groupe industriel.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée française décide de remplacer son MAS 38 en 7,65 mm Long dont elle juge la munition trop faible. Elle lance un concours auxquelles participent les Manufactures d'Armes de Châtellerault (MAC), de Saint-Étienne (MAS) et de Tulle (MAT). C'est le prototype de Tulle (le MAT 1948) qui est finalement adopté en 1949.

Au terme d’un concours de l’armée entre les Manufactures d’armes de Châtellerault (MAC), de Saint-Étienne (MAS) et de Tulle (MAT), le prototype de cette dernière l’emporte en 1948. C’est le début de l’histoire d’une arme mythique liée aux combats en Indochine et en Algérie, et pas que, puisque le MAT 49 a équipé les armées de beaucoup de pays. Ce PM connaîtra quelques évolutions au fil des années. En France, outre l’armée, elle sera en dotation dans la police, la gendarmerie et dans le transport de fonds. Ce pistolet mitrailleur est visible dans de nombreux films de série noire de ces époques.

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Caractéristiques Techniques

C'est un modèle de conception simple et robuste. Construit en tôle emboutie, il tire culasse ouverte en automatique seulement, le logement du chargeur peut pivoter vers l'avant pour en faciliter le transport et sert de poignée frontale quand il est en position de tir, sa crosse fil de fer est télescopique. Il est doté d'une sécurité originale consistant en une pédale de sécurité à l'arrière de la poignée pistolet qui doit être pressée pour autoriser le tir.

Voici une description plus détaillée de ses composants :

  • Carcasse: En tôle emboutie soudée, assurant une structure résistante.
  • Boîtier de culasse: Également en tôle emboutie et soudée, il abrite les organes de visée. La hausse en "L" à deux feuillets permet des tirs à 100 et 200 mètres.
  • Canon: Fixé par frettage sur le boîtier de culasse, il comporte deux trous d’évent pour éviter toute surpression en cas de rupture d’étui. Un manchon perforé assure le refroidissement, et un imposant guidon avec tunnel permettait d'accrocher la bretelle.
  • Culasse mobile: Massive, avec un percuteur fixe, son inertie s’oppose à la pression lors du départ du coup.
  • Ressort récupérateur: Avec une tige guide, il ramène la culasse en avant, permettant le chambrage d'une nouvelle cartouche.
  • Sécurité: Une manette de sécurité empêche le tir si elle n’est pas fermement pressée.
  • Boîtier chargeur: Repliable vers l’avant, il se verrouille sous le manchon.

Le programme d'armement de 1921, rédigé par des militaires proches des réalités du combat, définissait les caractéristiques du futur pistolet mitrailleur français :

  • Forme d'une carabine raccourcie
  • Poids entre 3 et 4 kg
  • Munition identique à celle du futur pistolet de l'armée (en attendant, calibre 9 mm Parabellum)
  • Chargeurs de 25 cartouches minimum
  • Tir en mitrailleuse (le tir coup par coup n'est pas exigé)
  • Cadence de tir de 400 à 500 coups par minute
  • Conception rustique et simple, bien protégée contre la boue
  • Principe d'une arme à culasse non verrouillée (recommandé pour sa simplicité)
  • Précision : groupement des tirs en rafales de 5 à 6 cartouches dans un rectangle de 70x70 cm à 100 mètres, et dans un rectangle de 100x100 cm pour les tirs en chargeurs complets
  • Hausse avec crans de 100 et 200 mètres
  • Bipied pour faciliter le tir sur appui

Plusieurs prototypes ont été proposés à l'armée, tant par des établissements d'État que par des fabricants étrangers. Cependant, aucun n'a été adopté avant la fin des années 1930.

Le MAS Modèle 1938

En 1938, le dernier prototype de pistolet mitrailleur conçu par la Manufacture d'Armes de St-Etienne, le SE MAS 1935, est finalement adopté sous le nom de MAS modèle 1938. Compact et facilement contrôlable, il se distingue par son mode automatique impressionnant. Toutefois, sa faible puissance et sa courte portée de tir suscitent des critiques. De plus, son coût de production élevé freine sa diffusion. Le MAS 38 est principalement utilisé par la gendarmerie, la police nationale et l'Armée de l'air.

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Le Modèle 1939 (SACM)

En 1939-1940, la société SACM propose un pistolet-mitrailleur en tôle emboutie, conçu par l'ingénieur Petter (créateur du pistolet 1935 A). Plus économique à construire que le MAS 1938, il utilise la munition de 7,65 longue, qui offre un bon compromis entre légèreté, compacité et pouvoir de pénétration. Après des essais concluants, il est adopté par l'état-major français sous le nom de modèle 1939.

L'ETVS

En 1933, les critères de choix des pistolets mitrailleurs sont complétés par l'exigence d'une crosse repliable et d'un chargeur rabattable. L'ETVS (Établissement Technique de Versailles) met au point un nouveau PM doté de ces caractéristiques. Son originalité réside dans sa culasse, qui intègre un ralentisseur de recul actionné par un volant à inertie. Cette conception permet de créer une arme courte et légère, avec une cadence de tir maîtrisée. Malgré ses qualités, l'ETVS ne sera pas adopté, en raison de l'adoption du PM Petter en 1939 et du choix de moderniser le MAS 1935 (qui donnera naissance au MAS 38).

Le Choix de la Munition de 7,65 mm Long

Le choix de la munition de 7,65 mm Long a souvent été critiqué. Il était justifié par des performances comparables à la 9 mm Parabellum en termes de précision et de perforation jusqu'à 600 mètres, pour un poids inférieur. Ce choix s'inscrivait également dans une évolution des caractéristiques souhaitées pour le futur pistolet de l'armée française, privilégiant un modèle plus léger et moins encombrant.

Utilisation et Maniabilité

La crosse avait donc 3 positions « d’ancrage » :

  • Verrouillée vers l’avant pour le stockage
  • Verrouillée en position arrière pour le tir à l’épaulé.
  • Verrouillée en position intermédiaire pour le tir à la hanche

Bien calée contre la hanche. Une première courte rafale pour « régler » le tir sur la butte et le reste rentrait beaucoup mieux en cible du fait que l’arme était bien calée et donc mieux maitrisée.

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Les chargeurs étaient de 32 coups, en 2 piles imbriquées. Il est effectivement bien possible que l’on ne les gréait qu’à 25 coups, mais étais ce pour éviter les enraiements ? C’est bien possible.

« Outre les trois armes d’épaule classiques, les gendarmes peuvent se servir d’un PM de la Manufacture d’armes de Tulle (MAT), en l’occurrence le PM MAT 49 chambré en 9 mm parabellum. Il s’agit d’une arme simple et rustique à l’entretien facile. Sa fabrication reste tout aussi basique : il s’agit de tôle emboutie, soudée et à l’usinage réduit. En somme, ce PM reste une arme économique dans sa réalisation. Son grand problème vient de l’impossibilité d’opérer un tir de précision. Par contre sa supériorité pour le tir en rafale (lors d’un balayage d’une zone) n’est plus à démontrer.

Copies Vietnamiennes en Calibre 7,62 Tokarev

Une variante intéressante du MAT 49 est la copie vietnamienne en calibre 7,62 Tokarev. Après le départ des Français à la fin de la guerre d'Indochine, le Vietminh a récupéré des stocks de MAT 49 et les a transformés pour utiliser la munition 7,62 mm Tokarev, disponible en grande quantité auprès des communistes vietnamiens.

La version résultante quasi identique en plus du changement de munition disposait d'un canon plus long, d'un chargeur de 35 cartouches (initialement 20 ou 32 cartouches) et sa cadence de tir avait augmenté pour passer de 600 coups/mn à 900 coups/mn.

Les principales modifications apportées à ces copies incluent :

  • Canon: Remplacement du canon pour l'adapter au calibre 7,62 mm.
  • Chargeur: Modification de la cage du chargeur pour accueillir la munition 7,62 Tokarev, légèrement plus longue que la 9 mm Parabellum.
  • Autres ajustements: Adaptation du mécanisme de l'arme pour assurer un fonctionnement fiable avec la nouvelle munition.

Variantes

Il est décliné en variantes :

  • Modèle 1949/1954 avec un canon de 36,5 cm et une deuxième détente pour le coup par coup.
  • Modèle 1949/54 SB pour l'administration pénitentiaire et la Banque de France banque, ne tirant qu'en coup par coup : crosse en bois et canon standard).

Remplacement par le FAMAS

L'ARMÉE FRANÇAISE REMPLACE LE MAT 49 PAR LE FAMAS.

Conçu afin d'équiper l'armée française, le FA-MAS a été présenté pour la première fois en 1973 et commandé en 1979. Sa production a duré jusqu'en 2000 à Saint-Etienne. Commandé et mis en service dans les années 1970 par l' Armée Française, le FAMAS répondait au désir d'une arme tactique puissante, d'encombrement réduit et qui soit également facile à utiliser et à entretenir.

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