Envie de participer ?
Bandeau

La guerre du Golfe a mis en évidence l’importance des appuis feux.

Évolution des Roquettes et Contraintes Opérationnelles

Massivement utilisée par les Alliés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, puis par les Américains pendant la Guerre de Corée et au Vietnam, la roquette de 2.75’’ (70 mm) n’évolue qu’à la marge au fil des ans. Côté soviétique, puis russe, la roquette de 80 mm, tirée à courte portée depuis des blindés volants, fait ses preuves en Afghanistan. En France, dès les années cinquante, la Société Nouvelle Edgar Brandt (SNEB) produit des roquettes air-sol pour les besoins de l’armée de l’air, mais avec des calibres de 68 et 100 mm.

Avec le développement du futur hélicoptère de combat TIGRE, dans les années 2000, l’armement roquettes air-sol connaît un nouvel essor, mais doit se plier à de nouvelles contraintes opérationnelles (augmentation de portée, de précision, de sécurité) et techniques.

Roquettes Activées par Induction (RAI)

En effet, mises à feu via une liaison électrique filaire, les roquettes existantes génèrent toutes des éjectas (câbles, connecteurs…) susceptibles d’endommager l’aéronef. Plus légère, plus précise, complètement inerte jusqu’au moment du tir et exempte de tout branchement externe, la roquette est activée par induction, c’est-à-dire par la transmission d’ondes électriques codées du lanceur vers la munition.

Ensuite, de par la technologie employée et contrairement aux roquettes de première génération, les Roquettes activées par induction (RAI) sont totalement insensibles à l’environnement électromagnétique. Enfin, les roquettes de type F4 sont réputées inviolables, car il est impossible de les tirer si l’on ne connaît pas leur code d’activation.

Lire aussi: Pistolet à Eau Lance-Flammes : Guide Complet

Des terroristes seraient bien incapables de les utiliser dans des lance-roquettes de fortune, d’en faire des Katiouchas ou de les transformer en Engin Explosif Improvisé (EEI).

Roquette Guidée Laser (RGL)

Propulsée elle aussi par le moteur F4, cette munition est équipée du même système d’activation que les roquettes non guidées, d’un semi-actif laser, d’un kit de guidage comprenant quatre gouvernes et d’une charge militaire modulaire.

Cependant, la véritable révolution tactique consiste en la combinaison de cette extrême précision avec une charge militaire n’occasionnant que des dommages collatéraux très réduits : au-delà d’un rayon de vingt mètres autour du point d’impact, la munition n’a plus aucun effet, seule la cible est effectivement traitée.

En particulier, la RGL autorise un emploi « au milieu des populations », dans le cadre d’une guerre asymétrique où l’ennemi n’hésitera pas à prendre des non-belligérants en otages afin d’interdire des frappes certes conventionnelles, mais très imprécises et aux effets souvent dévastateurs.

Lance-Roquettes Antichars (LRAC)

Le LRAC est un tube inerte et ne présente aucun danger en lui même. Ainsi un tube de lance roquettes LRAC 89 mm, que l’on peut recharger et utiliser à plusieurs reprises, est bien évidemment classé de la même façon que le serait un pistolet mitrailleur sans munition.

Lire aussi: Fonctionnement Arbalète Lance-Pierre

Toutefois, s’agissant d’un lance-roquette (sans s) consommable (c’est à dire à usage unique), le CGA n’avait pas classé en 2007 un tube lance-roquette marqué « Lauchner - W/Roxk Heat Law 66 mm M72A2 - Octol 2 » . Le LRAC F1, officiellement appelé lance-roquettes antichar de 89 mm modèle F1, est un lance-roquettes réutilisable qui a servi dans l’armée française. Fiche Wikipédia.

Ainsi, ce PIAT à chargement par l’avant rentre dans la neutralisation possible. Reste à savoir si les autres Bazooka, Panzerschreck à chargement par l’arrière ou le Panzerfaust à usage unique seront « neutralisables ». Trop tôt pour le dire. Voir une vidéo du fonctionnement d’un Panzerfaust.

Le lance-roquette « consommable » n’est plus classé par la règlementation des armes dès que consommé : c’est un déchet de tir ou une épave. Il peut donc être collectionné librement. Par contre, les lance roquettes qui servent autant de fois qu’on y introduit une roquette, resteront des armes de catégorie A 2° §4.

Neutralisation des Lance-Roquettes

On peut par contre une fois de plus s’interroger sur la position du Banc d’épreuve de Saint Etienne qui refuse de neutraliser les lance-roquettes genre LRAC 89 mm aux fins de collection. Après bien des péripéties, il a enfin accepté de neutraliser des canons !

Lance roquette LAW un lance roquette anti char portable à usage unique. Hafla DM 34 long à usage unique, aluminium et poignée en plastique. Ce lance-grenade au phosphore à usage unique utilisé par l’armée allemande jusqu’en 2001.

Lire aussi: Fusil Lance-Grenade : Fonctionnement

Certains diront que le mot lance-roquettes n’apparait dans les textes qu’en 2013 et que cela rendrait l’avis du CGA non pertinent. C’est faux.

« Paragraphe 9 : 1. Un lance-roquettes est un système conçu pour propulser une roquette, une charge explosive autopropulsée non autoguidée. On peut ainsi dissocier l'arme en deux parties : le lanceur, qui comprend les poignées, le ou les tubes de lancement et les amorces (utilisées pour propulser les roquettes), et le chargeur, qui contient les munitions.

Différents Types de Lance-Roquettes

Le lance-roquettes antichars (L.R.A.C.) est une arme légère destinée à la lutte rapprochée contre les chars. Le régiment est capable, quant à lui, dans le même délai, de prendre à partie un ensemble de cibles sur une superficie d’environ 300 ha dans l’hypothèse où la totalité des lanceurs tirerait simultanément. C’est là le second atout déterminant du régiment LRM.

Le lance-roquettes anti-sous-marines (L.R.A.S.M.) équipe principalement les avisos et les escorteurs.

Caractéristiques et Fonctionnalités

En effet, le lanceur est un engin chenille léger (25 tonnes), puissant (500 CV), rapide (70 km/heure) et embarquant un environnement technique de pointe. Comme les LRM représentent des objectifs privilégiés pour l’artillerie adverse, ils doivent prendre des mesures de sauvegarde basées sur la mobilité.

En effet, la signature radar, le bruit et les lueurs des roquettes rendent le repérage des lanceurs aisé.

De surcroît, la stricte standardisation du matériel - y compris les munitions - avec nos partenaires du programme LRM, l’interopérabilité totale de l’ordinateur de bord qui s’exprime en quatre langues constituent des éléments déterminants à prendre en compte, et notamment dans le domaine logistique.

Exemples de Lance-Roquettes Spécifiques

  • M41 SSR: Porté à l'épaule, le M41 est constitué de deux principaux éléments : un magasin amovible jetable contenant deux munitions, et le lanceur formé de deux tubes jumelés qui intègre les systèmes de contrôle de tir et de visée smart-link.
  • M57 Pilum Assault Weapon: Le M57 Pilum Assault Weapon, ou M57 Pilum Rocket Launcher, est la version du lance-roquettes utilisée dans Halo 5 : Guardians. Elle est largement utilisée par l'Armée de terre de l'UNSC, le corps des Marines et l'infanterie spartane contre les véhicules et les Chevaliers prométhéens. Ce modèle peut tirer deux roquettes par chargeur et possède une fonction d'autoguidage pour les tirs contre des cibles volantes si une visée au Smart-Link a été effectuée.
  • SPNKr Lance-roquettes amélioré tirant 2 missiles supplémentaires sur une trajectoire en V à chaque coup. Lance-roquettes d'épaule à double canon équipé de la visée intelligente. Lance-roquettes SPNKr amélioré pouvant tirer quatre roquettes. Ce lance-roquettes SPNKr perfectionné tire une volée d'ogives à guidage laser.

Législation et Classification des Armes

Sont comprises dans cette catégorie les armes mixtes combinant une arme telle que décrite au précédent alinéa avec toute autre arme définie au R.

  1. Munitions à percussion centrale et leurs éléments conçus pour les armes de poing mentionnées au 1° à l'exception de celles classées en catégorie C par un arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre chargé des douanes ;
  2. Système d'alimentation des armes mentionnées au II ;
  3. Armes à répétition manuelle, qui, après chaque coup tiré, sont rechargées par introduction dans le canon d'une munition prélevée dans un système d'alimentation et transportée à l'aide d'un mécanisme par la seule action du tireur sur la détente ;
  4. Munitions à étui métallique à poudre noire et à percussion centrale, ainsi que leurs éléments, conçus pour les armes de poing classées au e du IV, à l'exception :- des munitions et éléments classés au 6° du III ;- des munitions et éléments de munitions classés aux j et j bis du IV ;
  5. Armes incapacitantes, au sens du 14° de l'article R. 311-1, qui projettent un dispositif d'immobilisation mécanique.

Discussion sur la Neutralisation des Armes sur le Forum Passion-Militaria

Plusieurs participants du forum Passion-Militaria discutent de la classification et de la détention des lance-roquettes usagés (déchets de tir). La question centrale est de savoir si un tube de lance-roquette AT4CS vide et dont certaines parties mobiles ont été retirées peut être considéré comme un "déchet de tir" et donc être détenu légalement.

Voici quelques points saillants de la discussion :

  • Classification : Certains participants indiquent que les lance-roquettes sont classés en catégorie A et considérés comme non neutralisables, ce qui rend leur détention illégale même après usage.
  • Déchets de tir : D'autres soulignent que les lance-roquettes à usage unique (consommables) ne sont plus classés comme armes une fois utilisés et peuvent être collectionnés librement en tant que déchets de tir ou épaves.
  • Réglementation militaire vs. civile : Il est mentionné que la réglementation militaire est stricte et interdit la détention de déchets de tir par des particuliers.
  • Expériences personnelles : Certains partagent leurs expériences avec les forces de l'ordre, où la détention de lance-roquettes vides a été considérée comme illégale, même si elles étaient vidées.

Lance-Roquettes Multiple (LRM)

En 1995, deux régiments français de Lance-roquettes multiple (LRM) seront pleinement opérationnels, en mesure, en cas d’engagement, de neutraliser ou de détruire des objectifs situés dans la profondeur. Un lanceur LRM délivre en une minute une salve capable de neutraliser ou de détruire n’importe quel ensemble de cibles réparties sur une surface de 20 hectares, en dispersant une grenade AP/AC tous les 20 mètres carrés, et ce à 30 kilomètres.

Le régiment est capable, quant à lui, dans le même délai, de prendre à partie un ensemble de cibles sur une superficie d’environ 300 ha dans l’hypothèse où la totalité des lanceurs tirerait simultanément. C’est là le second atout déterminant du régiment LRM.

Cette autonomie est globale, car elle concerne aussi bien le lanceur que le système lui-même. En effet, le lanceur est un engin chenille léger (25 tonnes), puissant (500 CV), rapide (70 km/heure) et embarquant un environnement technique de pointe. Il est doté d’un calculateur de bord, d’une centrale inertielle, d’un navigateur terrestre et d’un système automatisé de chargement des munitions.

Les structures du régiment LRM renforcent et prolongent cette qualité, car chaque batterie de tir possède ses éléments organiques de commandement et de ravitaillement, ce qui permet à celle-ci d’assurer une mission autonome pour une durée déterminée.

Articulé autour des lanceurs, du système Atlas et ultérieurement du radar de trajectographie Cobra, le système d’arme LRM s’adapte à n’importe quel volume de forces. La souplesse d’emploi caractérise par ailleurs sa manœuvre. Comme les LRM représentent des objectifs privilégiés pour l’artillerie adverse, ils doivent prendre des mesures de sauvegarde basées sur la mobilité.

En effet, la signature radar, le bruit et les lueurs des roquettes rendent le repérage des lanceurs aisé. De surcroît, la stricte standardisation du matériel - y compris les munitions - avec nos partenaires du programme LRM, l’interopérabilité totale de l’ordinateur de bord qui s’exprime en quatre langues constituent des éléments déterminants à prendre en compte, et notamment dans le domaine logistique.

Projets Européens et Futurs Développements

Une sixième vague de projets de R&D soutenus par le Fonds européen de la défense (FEDef) est sur les rails, dont deux porteront sur le char et le lance-roquettes multiples de demain. L’Europe n’enterrera pas le char de combat de sitôt. Derrière la notion de démonstrateur, il est surtout question de progresser sur des briques technologiques susceptibles de contribuer à l’amélioration des chars actuels et récemment entrés en service.

L’effort s’assortit de quelques exigences minimales, dont certaines chiffrées. Ce sera, sans surprise, la recherche du meilleur compromis entre mobilité, protection et puissance de feu mais en mettant l’accent sur cette dernière. L’emport d’au moins 20 munitions de différents types, un chargeur automatique et un armement secondaire capable de neutraliser un blindé médian sont trois des prérequis fonctionnnels listés dans l’appel à projets.

Les moyens attribués au travers du FEDef bénéficieront à un unique groupement. Du moins, théoriquement, car cette clause était déjà d’actualité lors de la phase précédente. Hors celle-ci avait vu l’Europe soutenir finalement deux consortiums dotés de budgets équivalents mais aux objectifs et calendriers divergents.

L’un, baptisé MARTE, était emmené par la co-entreprise homonyme formée par KNDS Deutschland et Rheinmetall Landsysteme. L’autre, FMBTech, est coordonné par Thales SIXT GTS France. Ce dédoublement avait provoqué un certain émoi côté français, les deux projets étant alors ressentis comme étant nativement concurrents et non complémentaires.

L’appui européen intervient à un moment charnière pour le seul programme visant à remplacer les flottes actuelles par un système de nouvelle génération, MGCS. Pour le duo franco-allemand à la manoeuvre, il s’agit désormais de contractualiser la prochaine étape de développement et de démonstration auprès de la co-entreprise formée par KNDS France, KNDS Allemagne, Thales et Rheinmetall.

C’est que la première proposition formulée par le quatuor industriel a fait chou blanc. La cause ? Son prix, deux fois plus élevé que le projet initial selon l’ex-DGA. Et si l’Allemagne n’a pas émis d’objection, la France s’y est bien entendue opposée au vu des remous budgétaires qu’elle affronte depuis près de deux ans.

« Nous attendons maintenant une nouvelle proposition. Nous avons cependant un enjeu fort lié à l’entrée en service à la charnière des années 2030-2040, car il va falloir un successeur au char Leclerc », rappelait alors Emmanuel Chiva.

L’autre sujet terrestre majeur, ce sont les frappes dans la profondeur et, plus spécifiquement, le segment du lance-roquettes multiple. Il s’agira d’évoluer vers une solution non seulement européenne mais aussi apte à délivrer des effets répondant aux menaces actuelles tout en opérant dans un environnement contesté, sans GPS.

Seul le développement d’un lanceur est ici envisagé, l’appel écartant le développement d’éventuels porteurs et munitions associés pour maximiser l’interopérabilité, optimiser la production et mieux maîtriser les coûts opérationnels.

Ici aussi, quelques attendus chiffrés ou non sont proposés, à l’instar d’une portée allant jusqu’à 499 km, un délai de mise en batterie inférieur à 1 min ou encore la capacité du lanceur à être rechargé en moins de 4 min. L’Europe prévoit d’allouer 25 M€ à ce qui ressemble à une première impulsion.

L’enveloppe couvrira des travaux d’étude et de conception, voire de prototypage et d’essais, pour une durée de 48 mois. Plusieurs propositions pourront être soutenues dans un domaine où la BITD française prend pied depuis peu.

Complexité et Coûts de la Neutralisation

Mais nous craignons que l’addition et la complexification des différentes techniques de neutralisation soit de nature à faire grimper les coûts des neutralisations de manière importante. Nous constatons ensuite que la valeur de l’arme déjà neutralsée, sera compromise aussi bien en termes d’intérêts techniques et historique qu’en termes de valeur patrimoniale.

Ce Colt mle 1911 A1 deviendrait indémontable, le chargeur va être soudé en place, la culasse ne sera plus manoeuvrable. Les parois internes du barillet sont supprimées sur les 2/3 de la longueur en formant un anneau. Comme les chargeurs doivent être soudés, comment faire pour une Thompson dans cas où elle est accompagnée d’un chargeur camembert et de chargeurs 20 et 30 coups ?

- Sur les armes à emprunt de gaz, les pistons et leur système à gaz, ainsi que leur mécanisme de détente seront détruits ou supprimés. Ainsi, ce PIAT à chargement par l’avant rentre dans la neutralisation possible. Reste à savoir si les autres Bazooka, Panzerschreck à chargement par l’arrière ou le Panzerfaust à usage unique seront « neutralisables ». Trop tôt pour le dire. Voir une vidéo du fonctionnement d’un Panzerfaust.

- Plus surprenant pour les français, la neutralisation des armes à percussion se chargeant par la bouche est listée dans les normes. Cette disposition répond au fait que, s’agissant d’une norme internationale, il faut prévoir toutes les éventualités. - Les chargeurs présents sur l’arme devront être soudés.

- La préconisation d’utiliser tous azimuts des soudures en acier inox austénitique AISI 316. Déjà, la commission européenne préconise l’acier selon une norme américaine alors qu’il existe en Europe une normalisation parfaitement rationnelle des aciers. Ensuite, s’il s’agit d’un acier bien adapté à la fixation des bouchons dans les chambres des canons, qu’en est-il pour les autres soudures ?

- A noter que ce règlement prend en compte les armes de la Cat A neutralisées …. alors que la « Directive » veut les interdire. Cette neutralisation sera attestée par l’apposition d’un marquage unique pour toutes les armes neutralisées dans l’UE indiquant par un code : le pays dans lequel l’arme a été neutralisée, l’organisme qui s’est chargé de l’opération et l’année de la neutralisation.

Ce marquage sera apposé en entier sur la carcasse et partiellement sur chacune des pièces modifiées par la neutralisation. Un certificat de neutralisation établi sur un modèle unique sera délivré par chaque Etat Membre. Ce certificat énumérera les opérations effectuées (dans la langue de l’Etat qui l’a délivré).

Ce nouveau règlement s’applique à partir du 8 avril 2016 aux armes de catégories A, B, C et D. Ainsi les musées ne sont pas pénalisés, puisque les armes sont censées ne pas bouger de chez eux. Par contre, les collectionneurs verront leur collection perdre la valeur du prix de la neutralisation, en cas de revente.

Il est certain que, pour beaucoup de collectionneurs français, ces nouvelles dispositions vont être très démotivantes. Bien que l’aspect extérieur soit préservé, les armes deviennent des presses papiers dont il sera impossible d’examiner et d’étudier le mécanisme. Ces « tas de ferraille » neutralisés seront juste bons pour une exposition statique derrière une vitrine.

tags: #lance #roquette #neutralise #fonctionnement

Post popolari: