Amateurs d’explosions, de punchlines musclées et de testostérone en perfusion, accrochez-vous ! Rico Rodriguez est de retour avec Just Cause 4 !
Just Cause est une série qui transpire la testostérone ! Des méchants qui meurent bêtement, un héros qui se prend un arsenal dans la tronche mais se relève toujours, plus d’explosions que dans un film de Michael Bay… Certains trouveront cela peu crédible, voire ubuesque.
Pour ma part, j’avoue avoir découvert la série sur le tard, avec un Just Cause 3 (en 2015) qui a été pour moi une véritable claque ! Je m’attendais à trouver un GTA-like doublé de phases FPS sans grande originalité… Quelle erreur ! Du défouloir à grande échelle ! Des explosions par centaines, des bases ennemies rasées à grands coups de lance-roquettes (et ici, on ne parle pas de la salade, croyez-moi)… Bref, un jeu extrêmement jouissif, sans prise de tête ! Juste le plaisir totalement assumé de faire sa révolution en pétant tout autour de soi… La bonne parole de Rico, c’est la politique de la terre brûlée, dans tous les sens du terme !
Alors, je ne vais pas vous cacher que j’ai fait un bond lorsque Square-Enix et Avalanche Studios ont annoncé Just Cause 4, lors de l’E3, en juin dernier…
Le pitch de Just Cause 4 tient en quelques lignes. Un dictateur, une milice à sa solde, un peuple asservi… Et un héros répondant au doux nom de Rico Rodriguez. Bon, en réalité, c’est un peu plus complexe que ça !
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L’histoire se déroule à nouveau en Amérique du Sud, une nouvelle fois dans un pays fictif : Solis. Retour au Pays, donc, pour Rico, qui marche ici dans les pas de son propre père. Tout se déroule donc à Solis, terre d’Amérique du Sud partagée entre forêt tropicale, étendues désertiques, montagnes enneigées, plages turquoises. Mais la carte postale se ternit lorsque l’on réalise que ce paradisiaque pays est en réalité sous le joug d’Oscar Espinosa.
Celui-ci, à la tête de la Main Noire, est secondé par Gabriela Morales. C’est donc dans ce petit paradis corrompu par l’injustice et un régime totalitaire que débarque Rico, la fleur au fusil. Et forcément, notre héros ne va pas tarder à s’en mêler. D’autant que l’ennemi dispose d’une machine permettant de contrôler la météo, et surtout les tornades (le fameux Projet Illapa). Un dispositif auquel serait lié le nom de son propre père.
Le scénario de Just Cause 4 est très générique. Comme dans un film d’action des années 80. Alors, et je ne sais pas vraiment si c’est un défaut, on s’en éloignera rapidement. Et ceci pour se concentrer majoritairement sur les missions annexes, ou le mode libre. Dans JC4, on s’éloigne vite de la trame principale pour s’amuser à détruire, à raser, à passer des heures à exploser un camp ennemi de toutes parts…
Si les fans seront ravis de découvrir l’histoire et de revoir des personnages de la série (comme Tom Sheldon), beaucoup se paieront surtout des bosses de rire en mode libre… À inventer mille manières de tout démolir.
Au niveau de son contenu, Just Cause 4 ne diffère pas énormément de son prédécesseur. Le jeu propose ainsi un mode scénarisé, que l’on peut à tout moment interrompre pour se lancer dans un milliard de quêtes annexes.
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Une nouvelle mécanique fait néanmoins son apparition : les lignes de front ! Ces lignes bordent la zone que vous avez libéré, et c’est là que s’affrontent votre Armée du Chaos, et celle de la Main Noire. Libre à vous de simplement envoyer des troupes pour y combattre, et ainsi libérer les zones voisines, ou de prendre part au combat. Une nouvelle fonction plutôt intéressante, qui vient s’ajouter au contenu déjà copieux du jeu. Hélas, ce mode vous enferme dans une suite d’événements obligatoires qui vont à l’encontre de la dimension sandbox du titre.
À certains moments du jeu, vous devez remplir des missions pour recruter des hommes que vous enverrez sur les lignes de front (et accessoirement faire avancer le scénario). Puis devrez remplir d’autres missions obligatoires, afin d’empêcher l’ennemi de reprendre du terrain.
Du coté des gadgets, notre Rico possède toujours ses outils préférés : le grappin, le parachute et la wingsuit, pour se déplacer plus vite notamment. L’élément central reste le grappin, qui permet d’attraper des objets, ou de les lier entre-eux (on peut par exemple lier un bidon explosif et une porte, pour envoyer le premier sur le second et donc ouvrir un passage).
Associé à la wingsuit ou au parachute, le grappin peut aussi vous permettre de prendre de la hauteur, et vous déplacer dans les airs. Celles-ci tournent autour de deux nouveaux gadgets, qui font leur apparition : les ballons d’hélium, et les propulseurs. Associé au grappin, le premier vous permet d’envoyer même les chars les plus lourds dans la stratosphère. Un peu comme les fulton dans Metal Gear Solid V. Et s’il ne suffit pas, le second pourrait presque vous permettre de propulser n’importe quoi sur la Lune.
Ces deux nouveaux items vous ouvrent de nouvelles possibilités de destruction, ou tout simplement pratiques (dégager une voie encombrée grâce aux ballons, par exemple). Notez aussi que, si la situation tourne mal, vous pouvez aussi vous faire livrer n’importe quel véhicule, arme, gadget (à condition d’avoir suffisamment progressé pour cela)… à l’endroit que vous souhaitez.
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Mais la grosse nouveauté de cet opus, celle qui va vous scotcher devant l’écran, ce sont les tornades tropicales, les orages ou les tempêtes de sable déclenchés et contrôlés par la Main Noire. Très réussies physiquement, ces conditions météo extrêmes offrent des sensations incroyables si vous vous retrouvez au milieu de l’une d’entre-elles.
Hacker dans l’âme, notre Rico ne manquera pas de prendre le contrôle du dispositif permettant de contrôler les tornades, dès qu’il le pourra.
Pourtant, le jeu est frustrant ! Il offre un gigantisme sans pareil dans la licence, et porte la promesse d’une durée de vie colossale, de fun absolu. Pourtant, il est vite rattrapé par une technique parfois poussive, qui ne peut cacher ses limites.
Au final, Just Cause 4 est le jeu des contradictions. Contrôler Rico, sa wingsuit et son grappin est un pur régal, mais l’expérience est gâchée par certains véhicules. La dimension bac à sable est géniale, mais interrompue par des missions obligatoires pour progresser. La réalisation est très chouette, mais gâchée par une technique parfois à la ramasse.
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