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Au Moyen Âge, l'artillerie jouait un rôle crucial dans les sièges et les batailles. Divers engins de jet ont été développés et utilisés, chacun ayant ses propres caractéristiques et applications. Cet article explore le fonctionnement de ces machines, en mettant en évidence leur évolution et leur impact sur les conflits de l'époque.

Les Balistes

Pour le jet des traits lourds, on utilisait des balistes, dont l’arc atteignait facilement 6 à 7 mètres. Elles étaient utilisées généralement sur les remparts, plus précisément sur les terrasses de tour, seuls emplacements offrant la place nécessaire pour les déployer. Au moment de les utiliser, ils ouvraient leurs rangs; c’étaient donc des engins à tir tendu, du genre baliste.

Le Trébuchet

Le trébuchet est l’engin de jet le plus puissant de l’époque. Il fonctionne toujours sur le principe du balancier, actionné uniquement par un contrepoids mobile de plusieurs tonnes. Il s’agit d’un engin d’attaque, utilisé pour détruire les murailles et permettre l’assaut. Le trébuchet ordinaire était constitué par une longue poutre basculant autour d’un axe horizontal. Le bras court portait un très gros poids, par exemple une caisse de sable. L’autre bras, très long, avait, à son extrémité, le logement où l’on mettait la pierre à lancer.

Lorsque le tout était lâché, le gros poids entraînait la rotation de l’ensemble à une vitesse croissante. Ce trébuchet pouvait être complété par un dispositif de fronde qui en multipliait l’effet. Le trébuchet du château des Baux est un modèle doté d’un système d’armement à roue de carrier contrairement aux trébuchets équipés d’un armement à treuil.

L'Arbalète

Alors qu’un faible bouclier suffisait pour arrêter la flèche légère de l’arc, l’arc-baliste (plus tard arbaleste, puis arbalète) lançait des projectiles assez lourds, normalement des « traits » à pointe et empennages de métal, les carreaux (ou garrots), capables d’enfoncer une armure. En raison de l’efficacité surprenante de l’arbalète, son emploi était considéré comme peu loyal, presque immoral, par ceux qui ne l’utilisaient pas. Des restrictions d’usage étaient même prescrites par la papauté, contre les non-chrétiens...

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Ici, Arbalète à cric - détail du tableau "Le martyre de Saint-Sébastien " de Holbein-le-Vieux.

L'Arquebuse

Une arbalète particulière, dite « à jalet », lançait un « jalet » (galet) - plus tard ce sera une balle de métal - guidé par une « buse » (un tube). Ce fut l’arc-buse ou arquebuse. Le tube était fendu sur une partie de sa longueur pour laisser passer la corde qui poussait le projectile.

L'Artillerie et les Ingénieurs

Tous ces engins, quels qu’ils fussent, demandaient, pour leur fabrication, certaines connaissances, notamment en bois ou en fer. Ceux qui les réalisaient étaient des « enginieurs », « c’est à savoir faiseurs d’arcs, de flèches, d’arbalestes, etc. » (Du Cange - Artillator). L’« artillerie », ayant réalisé ces engins, les stockait et les entretenait ; au besoin, elle les réparait ; et comme seuls ses ingénieurs étaient capables de faire fonctionner les plus puissantes de ces machines, on leur laissait le soin de les mettre en œuvre à l’occasion, c’est-à-dire en cas de siège, donc dans toute guerre sérieuse.

Les engins lourds n’étaient pas transportés sans être démontés. Le plus souvent, on n’en transportait même que les pièces fondamentales, notamment les ferrures; et les engins étaient construits sur place avec des arbres frais coupés dans les bois voisins de la ville assiégée. A Rome, déjà, les citoyens laissaient de telles tâches à des esclaves (ou des affranchis) spécialement ingénieux. Même lorsque le feu dominera le champ de bataille, cet état d’esprit restera longtemps celui des armes anciennes à l’égard des armes « savantes ». Et pourtant les ingénieurs étaient fort utiles. Ils étaient même, parfois, indispensables.

Deux ans de recherches assidues, une véritable enquête policière ont été nécessaires pour parvenir à regrouper les éléments propres à une reconstitution fidèle. Un compas, une équerre, un fil à plomb et une bonne dose de savoir-faire : les atouts du petit frenchy séduisent Mickael Barnes qui l’invite à venir se mesurer à la puissance informatique des militaires américains.

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Autres considérations

Malgré ce que nos écoles primaires ont laissé dans notre imaginaire, les défenseurs n'utilisaient jamais d'huile. Celle-ci était généralement utilisée à des fins plus culinaires ! Ceci nous ôte une partie de nos rêves sur les batailles médiévales, mais il faut resituer le contexte. Le plus souvent, les champs de batailles devenaient très vite des gigantesques lieux de massacre où il était difficile de déterminer qui aurait le dessus. Mais pour en revenir à l'échelle, celle-ci était au moins facilement transportable. Une dernière remarque : il faut imaginer les assauts sur plusieurs fronts de telle manière que les défenseurs étaient submergés par les points d'attaque.

Puis l’artillerie à feu est apparue, avec toute sa puissance... Cependant Froissart (Chroniques I, chap. LX), raconte que, au siège de Mortagne, « ceux de Valenciennes » avaient monté un engin qui était fort gênant pour les habitants « car il jetait sans cesse ».

Bois sculpté ornant une miséricorde de l’église Saint-Lucien de Beauvais (fin du XVè siècle) (Photo R.

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