Lancée vendredi dernier, l'opération se poursuit jusqu'au 2 décembre. L'objectif est de faire un état des lieux dans les Landes, où 74 000 armes sont enregistrées, mais beaucoup sont encore dans la nature.
De la simple carabine à l'ancien fusil de chasse du grand-père, les dépôts d'armes s'enchaînent au commissariat de Mont-de-Marsan, qui a enregistré une quarantaine d'armes, deux jours à peine après le lancement de l'opération par le ministère de l'Intérieur. Plusieurs armes sont entreposées au commissariat de Mont-de-Marsan. Une quarantaine de fusils ont déjà été apportés, rien que pour le commissariat de Mont-de-Marsan.
La préfecture a comptabilisé 74 000 armes, et 27 000 détenteurs. "Cela fait en moyenne un peu moins de trois armes par personne", calcule la préfète des Landes, Françoise Tahéri, qui appelle ces personnes à se déclarer dans le Système d'Information des Armes, le SIA. Dans le département, seulement 3 500 comptes ont été créés, soit 13% du total des détenteurs. Ce qui est trop peu estime les autorités, qui comptent sur cette opération inédite pour inciter la population à sauter le pas.
Tableau récapitulatif des chiffres clés :
| Indicateur | Nombre |
|---|---|
| Armes enregistrées dans les Landes | 74 000 |
| Détenteurs d'armes | 27 000 |
| Comptes créés sur le SIA | 3 500 |
| Pourcentage de détenteurs enregistrés sur le SIA | 13% |
Des fusils ou des pistolets qui dorment encore au fond du garage et peuvent représenter un danger. "J'ai hérité d'un pistolet de mon beau-père, qui faisait du tir sportif", confie Jean-Michel, "aujourd'hui, on veut s'en débarrasser parce qu'on ne veut pas qu'il se promène dans la nature, si on est cambriolé, c'est ce qui me fait le plus peur."
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Une fois le pistolet déposé au commissariat, il va être enregistré par l'armurier. "Je remplis un formulaire d'abandon d'arme, sur lequel on va retrouver l'identité de la personne, le type d'arme, le calibre et le numéro de série", décrit le major Eric Badet. L'arme en question sera ensuite envoyée au service général de l'administration, à Bordeaux, où elle sera entreposée dans une armurerie, avant d'être détruite.
Si vous abandonnez l'arme aux deux dépôts situés dans les Landes, le commissariat de Mont-de-Marsan et la gendarmerie de Dax, elle sera alors détruite. Si vous voulez la garder, vous devez régulariser votre situation en enregistrant l'arme sur le SIA. Soit vous avez une licence de tir sportif, soit un permis de chasse, qui englobent respectivement des catégories d'armes bien précises.
Mais il arrive que le fusil soit tellement vieux, qu'il est difficile de l'enregistrer, comme celui de Quentin, jeune chasseur, qui a hérité de l'arme de son grand-père : "En fait, je ne retrouve pas le numéro de série dessus. Mais il y a une personne, ici dans le commissariat, qui s'y connait mieux moi, et qui pourra m'aider à retrouver le calibre et le numéro de série." Des agents de la préfecture sont ainsi sur place pour aider les particuliers à identifier les armes, et les enregistrer dans le SIA.
La troisième option, si vous n'êtes ni chasseur, ni tireur sportif, est de neutraliser l'arme. La rendre inutilisable avec une bille d'acier dans le canon. "A partir de là, on appose sur l'arme un certificat, un poinçon, qui certifie que l'arme a été neutralisée officiellement et cela devient une arme historique que vous pouvez conserver", détaille le major Eric Badet.
Les personnes concernées ont jusqu'au 2 décembre pour se manifester, venir abandonner ou enregistrer une arme, après quoi elles s'exposent à des peines plus ou moins importante selon la catégorie de l'arme détenue.
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