Le phénomène de la guerre se présente sous des aspects divers et variés, aussi bien quant à ses formes qu’à son extension.
Les troubles psychiques sont connus de longue date dans les armées. Dès la Première Guerre mondiale, des réflexions ont été menées sur la manière de les prendre en charge. C’est avec la Grande Guerre et son déluge de feu qu’est apparu aux armées le problème des « pertes psychiques », ces soldats mis hors d’état de combattre bien qu’indemnes de toute blessure physique.
En France, les psychiatres militaires qui ont apporté leurs soins aux soldats revenus d’Indochine et d’Algérie ont acquis une solide connaissance de ces troubles. Dès lors, la prévention de ces pathologies est devenue une préoccupation pour les armées et la participation à la première guerre du Golfe a conduit à l’engagement de psychiatres militaires sur le terrain.
Depuis, les opérations extérieures se sont multipliées, conduisant à considérer le soutien psychologique du soldat bien au-delà de son aspect médico-psychologique, mais aussi dans toute sa dimension psycho-sociale.
Dans une situation de stress, tout l’organisme se met en tension. Celle-ci a un coût énergétique qui entraine la souffrance de différents organes au niveau du système nerveux, sous forme d’altérations au niveau des structures cérébrales - celles de la mémoire. Les effets des traumatismes psychiques sont des pathologies de la mémoire.
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Le cerveau, qui a été submergé par l’ensemble des stimuli au moment de l’agression, va les reproduire ensuite à l’identique. Le jour, comme dans un réflexe conditionné, en réaction à un certain bruit ou à une odeur, les images de l’agression reviennent en souvenir, parasitant l’activité psychique naturelle du vétéran. Ce sont les flash-back appelés aussi ecmnésies.
La nuit, durant le sommeil, les mêmes phénomènes se reproduisent. C’est ce que l’on appelle les cauchemars traumatiques qui provoquent chez le vétéran des cris, des gestes de combat et un réveil en sueur.
La prise en charge du blessé psychique est au cœur des priorités du ministère de la défense. Un dispositif complet qui repose sur tout un réseau de prévention et de soins au profit des militaires et de leur famille a été renforcé depuis 2010.
Souffrir d’un syndrome psycho traumatique n’est pas comparable à d’autres maladies physiques ou mentales. Cette maladie peut être vécue et ressentie comme un réel handicap et peut transformer une vie de façon durable en ayant des répercussions sociales, familiales ou encore professionnelles lourdes. Pourtant, sur le plan médical il est possible d’en guérir.
Le terrorisme s’impose de nos jours sur la scène internationale comme un phénomène de violence politique majeur auquel s’efforcent de s’opposer police et armée étatiques.
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Les armées modernes ont une évidente propension à acquérir une puissance de feu toujours plus grande et, par conséquent, à se doter de matériel relevant d’une technologie toujours plus avancée et de « machines de guerre » sans cesse plus performantes. Les deux modes de lutte se tournent donc résolument le dos, les armées modernes optant pour un équipement à la pointe du progrès, les terroristes préférant des méthodes et des outils hérités du passé.
Ce qui se traduit, pour les premiers, par toujours plus de physique là où, précisément, les seconds misent sur toujours plus de psychologie. L’opposition se renforce encore lorsque les forces régulières prétendent mener une guerre propre là où les terroristes recourent aux moyens les plus sanglants.
Les frappes chirurgicales (économes en vies et en destructions limitées au strict nécessaire) s’opposent alors aux morts et destructions d’une cruauté sans limite. Au désir (prétendu en tout cas) d’économie de la violence des uns répond le déferlement sans retenue de cette même violence des autres.
C’est avec la dernière forme de guerre que le terrorisme, mêlé à la guérilla (il est d’ailleurs souvent très difficile de démêler ce qui revient en propre à l’un ou à l’autre), entretient les rapports les plus nombreux et les plus étroits. Et il ne serait pas exagéré, en l’occurrence, de le considérer comme le principal moyen au service de cette fin.
Dans ce cadre, le terrorisme apparaît comme un mode de combat possédant des caractéristiques spécifiques qui le font préférer, dans de nombreuses situations, à tout autre modalité.
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Tandis que les opérations militaires classiques visent un résultat pratique, matériel, comptabilisable en pertes infligées à l’ennemi, les attentats terroristes ont avant tout un objectif psychologique. Il ne s’agit pas tant de « neutraliser » des cibles militaires (leurs résultats en la matière sont presque négligeables), mais d’atteindre des cibles symboliques. Tout leur combat est là, et c’est là qu’ils le gagnent.
Le jeu des symboles est prioritaire dans ces mises en scène spectaculaires et sanglantes. L’attaque contre les Twin Towers, le 11 septembre 2001, en est la forme la plus accomplie actuellement. De ce point de vue, le terrorisme est la plus moderne des techniques anciennes, notamment lorsqu’il inflige à ses victimes toutes sortes de blessures abominables (et sans intérêt militaire). Et lorsque le terrorisme a recours, lui aussi, aux armes modernes, la perspective reste moins, là encore, d’efficacité militaire que destinée à frapper les esprits.
Comme si - et tel est bien le cas - il pouvait se suffire à lui-même, précisément du fait de son anticonformisme, voire de son anachronisme. En tant qu’arme, le terrorisme actuel oppose donc résolument ses pratiques, que des commentateurs (pressés) qualifient de « barbares », aux idées de morale et de progrès des démocraties modernes.
Et, de fait, le terrorisme reste, de bout en bout, fondamentalement marqué par l’archaïsme qui le caractérise, tant en termes d’équipement qu’en termes de mode de pensée. Même lorsqu’il emploie les bombes, issues de la technologie moderne, cela s’apparente à l’embuscade, au piège, plus qu’à un combat ou à une attaque classiques.
Cependant, les conflits récents montrent clairement l’embarras, pour ne pas dire l’incapacité des nations les plus technologiquement avancées, et donc des armées les plus puissantes en termes de force de frappe et de modernisation des armements, de régler les conflits dans lesquels elles sont engagées et de vaincre un ennemi infiniment moins bien équipé. Il est ainsi patent que la balance des armements ne parvient pas seule à imposer une décision.
Toutes les disproportions de moyens ne se ressemblent pas. La plupart tournent, en effet, à l’écrasement attendu du moins puissant par le plus puissant. Mais d’autres, au contraire, révèlent la force paradoxale du plus faible, force essentiellement psychologique, qui tient dans la combinaison d’un volontarisme prêt aux actions les plus extrêmes - en matière d’attentats, la forme qu’ils revêtent, du choix des victimes et du type de blessures infligées - et de la manipulation des émotions de l’adversaire en passant par l’accaparement de l’imaginaire de la population-cible.
Or, les terroristes agissent - même lorsqu’ils pourraient développer d’autres modalités de lutte - en privilégiant les attentats précisément à cause de leur efficacité psychologique particulière. Et il paraît capital de bien se pénétrer de cette idée qui commande à toute réflexion ultérieure selon laquelle le terrorisme répond à une praxis volontariste, et non pas, comme on le prétend souvent, à une logique du « faute de mieux ».
Il obéit à une intention délibérée pour optimiser l’impact de l’action, et ce, précisément parce qu’il en a les moyens, précisément parce que ces moyens ne sont pas conventionnels, et font d’ailleurs tout pour ne pas l’être. Les armes classiques sont certes dotées d’un énorme potentiel de destruction, mais celui-ci ne se définit qu’en termes quantitatifs. Ce que le terrorisme apporte comme différence, et elle est hautement significative, c’est une mutation d’ordre qualitatif. Toute son originalité et toute sa force sont justement dans ce qui le distingue des techniques ordinaires de la guerre. C’est cela même qui explique le choix préférentiel et quelquefois même exclusif qui en est fait.
Articulé à l’idée précédente, c’est l’un des principaux aspects, sur le plan psychologique, de la démarche terroriste. Selon la loi que lui constitue l’extrémisme, elle réalise, par vocation fondamentale, ce que l’on peut appeler « une tératologie symbolique » (Mannoni, 2004, p. 82), c’est-à-dire qu’elle met en œuvre tout ce qui est susceptible de produire l’effroi des publics visés par le caractère atroce des blessures infligées aux victimes aussi bien que par la forme des attentats.
Le terrorisme emprunte ses techniques autant que son état d’esprit au passé, contrairement aux armées modernes qui sont tournées vers l’avenir. Or, on est bien là, comme nous l’avons suggéré plus haut, en présence d’un énorme paradoxe : le plus efficace n’est pas ce qui relève de la nouveauté technico-scientifique, mais, au contraire, ce qui, venant du fond des âges, est susceptible de bouleverser plus radicalement les esprits et les sensibilités.
Néanmoins, il y a lieu de relever un paradoxe dans le paradoxe : le terrorisme réintroduit l’humain dans la guerre, alors que la technologie militaire moderne a tendance à l’évacuer de plus en plus derrière un écran de machines et de robots, toute une mécanisation et une automatisation déshumanisante. Le terrorisme, pour sa part, réintroduit l’homme, même sur un mode « barbare » et au prix d’un certain éréthisme émotionnel, aussi bien au plan de la palpitation des chairs et l’émoi des victimes que dans la transformation des corps des « kamikazes » en bombes. À la froideur de l’appareillage électronique et de la robotique il substitue, en la ramenant sur le devant de la scène, la chaleur des peurs et des douleurs. Il congédie l’abstraction des cibles à neutraliser en ravivant la profonde et émouvante vérité des chairs lacérées. Contre la guerre presse-boutons, il restaure le corps à corps.
J’ai longuement hésité avant de vous préparer cet article car je pense, à juste titre, que ce sujet est particulièrement délicat à aborder. Avant toute chose, je ne suis pas vraiment une fille attirée par la violence, ni une fan des armes à feu, encore moins de Call of Duty (j’avoue un petit faible pour la serie des Tekken), et ENCORE moins une defenseur du 2eme amendement de la constitution des Etats-Unis.
Bref, quand nous nous sommes rendu au club dimanche, mon excitation a commencé à se fondre avec un peu d’appréhension, puis une fois que j’étais vraiment DEDANS, je me suis même inquiétée. Déjà le décor est un peu froid, glauque, des armes, des fusils, des balles, des livres sur les catégories de pistolet mais surtout le bruit qui y régnait, était à vous retourner l’estomac.
Il y avait un épais mur ainsi qu’un quadruple vitrage qui séparaient le magasin des couloirs des cibles, et pourtant, je me suis sentie un peu tétanisée en entendant ces coups de feu. À part dans les films et heureusement, je n’en n’avais jamais été témoin. Au final, on s’habitue à ce son, on patiente qu’un couloir se libère, on regarde les autres tirés, on observe les gens arrivés.
Je n’ai pas pu m’empêcher de qualifier certains de TARÉS car ils arrivaient vraiment avec des armes de guerre type: Fusil à pompe, M-15… C’est-à-dire que ces gentilles familles ou hommes (car il y avait une majorité d’hommes je ne vous le cache pas) gardent ces ENGINS chez eux. C’est bien CETTE réalité qui m’a carrément effrayée. Et même, je me suis posée la grande question du « MAIS pourquoi?
Enfin, au bout de 45 minutes vient « enfin » notre tour. On explique rapidement que c’est notre première fois, et là on a eu droit à une longue explication des règles de sécurité (heureusement)(à retenir que l’arme doit toujours viser la cible et jamais autre chose, ni sortir du stand), de comment tenir l’arme, la charger, la décharger. J’ai eu ainsi droit à un 9mm Beretta, plutôt « léger » (pas comme une plume tout de même).
L’état du sol avant même que nous commencions, plein de douilles. Donc voilà, on s’installe, on insère les 10 balles dans le chargeur, on reproduit les gestes que le gentil monsieur nous a montré, et je me lance. Pour le premier coup, j’ai mis du temps avant d’appuyer sur la gâchette. J’avais peur du recul de l’arme (on le voit bien sur la vidéo ci-dessous), j’avais peur de ne pas avoir assez de force pour le gérer… mais surtout j’appréhendais.
Une fois le premier coup parti, on comprend mieux comment « l’arme » se comporte, comment on doit adapter sa force pour maîtriser le recul, comment on doit anticiper cette détonation tout en visant. Car, le but demeure de viser au coeur de la cible, de la tuer.. Eh oui !
Pour revenir sur la vidéo et plus précisément à la première partie où je m’apprête à tirer, si je me ravise c’est parce que mon voisin a un M-15 qui fait un bruit et une « aspiration » si puissante, qu’il m’était presque impossible de viser, tenir correctement mon arme sans « trembler » ou « sursauter ». D’ailleurs, même la caméra tremble !
C’est assez difficile de vous traduire le sentiment que j’ai eu, mais je ne me sentais pas 100% en sécurité, c’est limite si mon corps ne me demandait pas de filer me cacher, comme un instinct de survie, de vouloir me coucher par-terre.
Franchement, si vous avez déjà joué à des jeux vidéos avec des armes de guerre, et bien autant vous le dire, ça n’a rien à voir. Je dirais que le bruit, la sensation, le souffle des détonations sont indescriptibles tant qu’on ne l’a pas vécu.
La première: on se rend compte à quel point UNE arme, même la plus petite est extrêmement dangereuse et doit être manipuler avec beaucoup d’attention. La seconde: L’étrange plaisir qu’on a à viser cette fichue cible, à apprécier la force, le bruit, à vouloir recommencer, puis ce sentiment de supériorité, cette concentration.
Je ne sais pas mais quand je suis ressortie, j’avais déjà envie de revenir. Évidemment, chaque personne réagit à sa manière, mais après avoir tiré, je me sentais apaisée, comme après une séance de box.
Aux Etats-Unis, il est interdit de boire de l’alcool avant 21 ans, mais aux Etats-Unis tu peux tirer dans un club à partir de 18 ans, et même à partir de 13 ans si accompagné d’un adulte. C’est quand même loufoque? Je ne dis pas que l’alcool tue « moins », mais sur une échelle de danger immédiat, je préfère filer une bière à un gamin de 13 ans que le pistolet de 9mm que j’avais dans mes mains.
Je trouve cela purement inconscient, surtout quand j’ai justement vu un ado de 13-14 ans rentré dans le club et de directement demander s’il y avait des armes comme dans le jeu vidéo de Call of Duty ! De plus, même si en tant que loisir, ce genre d’activité peut avoir un attrait (je ne le nie pas bien au contraire, j’ai eu beaucoup de plaisir à tirer!) on se rend compte de toute l’entreprise qu’il y a derrière et surtout de ce que l’américain moyen possède chez lui.
POURQUOI? Pourquoi pas justement ? Car c’est dangereux et purement injuste, inconscient qu’un citoyen lambda puisse s’autoproclamer défenseur de l’Etat ou de la Police, ou encore de l’ordre. Certes, je pense que le 2ème amendement avait du sens au temps des Westerns, de la conquête de l’Ouest, car ces colons en avaient besoin pour se protéger, mais de nos jours, c’est tristement comique?
Je veux dire, OK si tu vis dans un quartier un peu craignos, du pepper spray, mais un pistolet? On ne peux pas avoir de manière privée le droit de vie ou de mort et le pire, c’est bien dans ce club de tir où on rencontre cette réalité américaine. C’est particulièrement effrayant, car ce n’est pas le grooos vieux tatoué (je ne dis pas que être gros ou vieux ou tatoué est effrayant hin!), c’est des gens qui ont l’air « normaux ».
Il y avait des familles, des parfaits gentlemen en chemise, en polo, des femmes, des couples.. D’ailleurs, je peux vous l’avouer aujourd’hui, ma première appréhension en venant aux USA était bien l’insécurité en pensant à toutes les armes que tout le monde, X ou Y, possède. Ironique quand on pense au but premier de cette possession.
Pas un jour ne passe sans qu’on entende parler d’une fusillade, quelqu’un meurt tué par une arme à feu… Ça fait froid dans le dos. Mais quand tu ne peux pas sortir de chez toi parce qu’un mec a tiré sur un autre et que le SWAT a bouclé ton quartier pour retrouver le type, ou alors quand tu passes devant le lycée près de chez toi bouclé par le scotch jaune parce que deux ados se sont fait « shooter », je pense qu’on commence à réaliser que le rapport aux armes ici est juste affreux de notre point de vue de Français.
Je n’ai jamais eu à faire « moi même » à une fusillade, et je prie vraiment pour que ça ne m’arrive jamais ! Après j’ai conscience que se débarrasser du 2d amendement est juste impossible ici, ce serait une entrave à la liberté et Dieu sait comme ils y sont attachés à leurs libertés.
Avez-vous déjà rêvé d'armes ? Ces rêves peuvent avoir diverses interprétations :
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