L'airsoft est un loisir qui suit des règles très strictes, et dans un très grand respect du fair-play. Réplique d’armes, treillis militaires : les airsofteurs ne passent pas inaperçus. Comme dit l’adage, l’habit ne fait pas le moine.
Une nouvelle association a vu le jour dans le pays de Lorient, il s'agit de Morbihan Airsoft. Dimanche, pour la première fois, une trentaine de joueurs réunis autour d'une passion commune «l'airsoft» se sont rendus à Caudan, sur un terrain au bord du Scorff.
L'airsoft est un sport ludique se rapprochant du paint-ball sauf qu'ici, pas de peinture, puisque ce sont des billes qui sont propulsées par gaz ou air comprimé. Seul le fair-play des joueurs les pousse à avouer qu'ils sont touchés.
La sécurité est le maître mot de l’airsoft. « Les airsofteurs sont très carrés. » Les règles sont strictes, avant, pendant et après les parties. « On transporte les répliques dans des housses, les batteries sont enlevées. Il faut venir sur le terrain en tenue civile. »
Une fois sur le terrain, les airsofteurs enfilent leurs treillis, « Ça colle à la réalité. » Puis, ils enfilent des protections. Notamment les lunettes, pour protéger les yeux des billes. Avant de tirer sur le moindre concurrent, chaque arme est vérifiée, sa puissance mesurée.
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« On mesure la vitesse de la bille, avec un chronographe. On est limité à deux joules : c’est la norme française. Au-dessus, c’est interdit. En trois ans de pratique, je n’ai vu aucun blessé. Ce n’est pas violent. L’airsoft est basé sur le fair-play. Il n’y a pas de triche. Quand on est touché par les billes, on est blessé.
L’association Recon Airsoft Squad a repris ses activités en organisant une opé’ouverte à tous les airsofteurs, dimanche 12 février. Jean Foucault est le président de la jeune association d’airsoft de Pontivy, Recon Airsoft Squad (RAS). Comme son président, étudiant pontivyen en fac à Lorient.
« Les gens qui ne connaissent pas, pensent qu’on est des paramilitaires. Mais l’airsoft, c’est vraiment pour s’amuser, c’est simplement du jeu ! »
« L’association existe depuis septembre 2015. Mais on vient de faire une pause de six mois, cela demandait beaucoup de temps. Et on est étudiant, ce n’est pas facile, commente Jean Foucault. Et d’apprendre : On a repris les adhésions depuis février. On va participer au forum des associations de Pontivy. »
L’association a surtout fait face à la perte de son premier terrain, à Pluméliau. Après les attentats, le propriétaire n’a pas eu envie de continuer à nous louer son terrain. « Un membre de l’association en a trouvé un autre, en demandant à un voisin, à Pleugriffet. On le prévient quand on vient. Et il passe nous voir. » RAS loue un terrain de trois hectares, principalement boisé et en pente. « Ce sont des terrains que les gens ne peuvent pas exploiter. Un terrain entre deux champs. »
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L'association compte une trentaine de membres et invite des joueurs d'autres équipes lors de ses parties. Morbihan Airsoft accueille les débutants et les convie à venir s'inscrire. À noter toutefois que la pratique de l'airsoft est exclusivement réservée aux majeurs.
Morbihan Airsoft : Aurélien Le Floch, président, tél.06.35.18.43.42.
« La cotisation chez nous est de 20 € par an. Ça va, ce n’est pas cher. Mais c’est le matériel qui est cher. Il est perso, on ne le prête pas. Une tenue s’élève à 200 ou 300 €, ça coûte un peu. Parfois, elles atteignent le millier d’euros, explique Jean Foucault, et de sourire : Ça coûte cher, c’est ça le problème des passions. » Et ça prend de la place aussi !
C’est un univers très masculin. Nous n’avons qu’une adhérente sur douze. Le pourcentage n’est pas terrible…
Les joueurs d'airsoft se rencontrent par équipes à travers des scénarios divers et variés, tels que les «deathmatchs», les captures de drapeaux et autres escorte de VIP.
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Une autre pratique s’apparente à l’airsoft, le paintball (tir avec de la peinture). Il s’est développé très rapidement ces dix dernières années. Bien sûr, il y a l’image : la peinture fait moins peur que des billes, le matériel n’essaie pas de coller à la réalité, contrairement aux répliques. Et c’est moins onéreux que l’airsoft, surtout…
Dans l’airsoft, on a des gens de 18 ans, et aussi des gens de 50 ans : nous sommes de grands enfants. Il n’y a pas de compétition.
« C’est interdit aux mineurs. Alors que ce sont eux, entre 16 et 20 ans, les plus motivés. Une partie d’entre eux ne peut donc pas jouer. On veut vraiment expliquer en quoi ça consiste. Les gens sont vraiment intrigués : en fait, ça donne l’impression de jouer dans un jeu vidéo. »
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