Dans son sens courant, le mot gibier désigne tout animal sauvage que l’on peut légalement chasser pour sa chair, sa peau ou son trophée.
Chevreuil, faisan, lièvre ou sanglier : le gibier regroupe des animaux que l’homme peut chasser pour leur chair, leur peau ou leur trophée.
Dans cet article, nous allons voir que la notion de gibier repose sur des classifications précises qui déterminent quelles espèces peuvent être chassées.
En France, le gibier désigne l’ensemble des animaux sauvages chassables selon la réglementation en vigueur.
Cette définition légale englobe près de 90 espèces issues de la faune sauvage, dont une soixantaine d’oiseaux, ce qui place la France parmi les pays européens offrant la plus grande diversité cynégétique.
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Le terme gibier vient du Moyen Âge, de l’ancien français gibier ou gibert, issu du bas latin giberna, qui désignait une besace, un sac destiné à transporter la nourriture.
Par extension, le mot a fini par désigner le contenu du sac, c’est-à-dire les animaux tués à la chasse.
Les hommes préhistoriques ont été des chasseurs-cueilleurs depuis... fort longtemps.
Ils chassaient le gros gibier en le piégeant dans des avens et le petit par la pose de pièges.
À cette époque, la chasse constituait un privilège réservé à la noblesse et au roi.
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Certaines espèces étaient qualifiées de “gibier noble”, comme le cerf, réservé aux grands seigneurs, tandis que d’autres restaient accessibles aux petites seigneuries.
La chasse, domaine réservée à l'élite en général, a connu une alternance entre période de permissivité, de restriction, voire d'interdiction pure et simple.
Elle devient au Moyen-Âge un des privilèges de la noblesse de robe ou d'épée et de la royauté, le gros gibier étant réservé à ces classes dominantes, le petit gibier quant à lui étant laissé au reste de la population.
Sous l’Ancien Régime, la chasse relevait d’un privilège seigneurial ou royal, sans réelle codification.
La Révolution française a bouleversé cet ordre en abolissant ces prérogatives et en faisant de la chasse un droit ouvert à tous les citoyens.
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Toutefois, il faut attendre le XIXᵉ siècle pour voir apparaître une véritable réglementation.
La loi du 3 mai 1844 sur la police de la chasse constitue un texte fondateur en fixant les bases : périodes de chasse, interdictions de certaines pratiques, protection de quelques espèces et surtout, une première liste nationale d’animaux considérés comme gibier.
Les espèces rangées sous le terme gibier sont nombreuses et très variées, ce qui explique la nécessité de les classer.
Ces classifications ont une portée pratique car elles structurent les modes de chasse, fixent les périodes d’ouverture et permettent une gestion plus fine des populations.
Le grand gibier rassemble les espèces plus imposantes, dont le cerf, le chevreuil ou le sanglier sont les plus emblématiques.
Le grand gibier français constitue l’aristocratie de la faune chassable, regroupant les mammifères les plus imposants de nos forêts et montagnes.
Le cerf élaphe règne en maître sur les massifs forestiers français.
Cet animal majestueux, pouvant atteindre 250 kg pour les mâles, se chasse principalement à l’approche ou en battue selon les territoires.
Le chevreuil, plus petit mais remarquablement agile, demande des techniques de chasse particulièrement discrètes.
Sa finesse et sa méfiance naturelle en font un gibier prisé des chasseurs à l’approche.
Le sanglier occupe une place particulière dans la cynégétique française.
Son intelligence remarquable et sa puissance physique en font un gibier respecté mais parfois controversé en raison des dégâts qu’il occasionne aux cultures agricoles.
Dans les massifs montagneux, l’isard et le chamois offrent aux chasseurs alpins des défis techniques exceptionnels.
Ces espèces font l’objet de plans de chasse annuels fixant des quotas précis par territoire.
Le petit gibier terrestre français se répartit en deux catégories distinctes selon les milieux qu’il fréquente : les espèces de plaine et celles de montagne.
Les plaines agricoles et les bocages abritent plusieurs espèces emblématiques du petit gibier français.
Le faisan commun et le faisan vénéré constituent les piliers de la chasse de plaine, souvent issus de lâchers pour maintenir des populations chassables.
Le lapin de garenne et le lièvre d’Europe représentent le gibier à poil de plaine par excellence.
Les massifs montagneux français hébergent des espèces spécialisées dans les conditions d’altitude.
La gélinotte des bois et le tétras lyre fréquentent les forêts de conifères et les landes d’altitude.
Le lièvre variable se distingue de son cousin de plaine par sa capacité à blanchir en hiver.
Le gibier à plumes constitue une catégorie riche et diversifiée de la faune chassable française, regroupant des espèces aux comportements et habitats variés.
Les oiseaux migrateurs représentent une part importante du gibier à plumes français.
L’alouette des champs traverse nos territoires lors de ses déplacements entre zones de reproduction et d’hivernage.
La caille des blés effectue des migrations spectaculaires entre l’Afrique et l’Europe.
Les grives - draine, litorne, mauvis et musicienne - ainsi que le merle noir constituent des gibiers traditionnels lors de leurs passages automnal et printanier.
Les limicoles forment un groupe spécialisé fréquentant marais et littoraux.
La barge rousse, le bécasseau maubèche, les bécassines des marais et sourde, ainsi que les différents chevaliers et pluviers nécessitent des techniques de chasse adaptées aux milieux aquatiques.
Les corvides regroupent des espèces particulièrement intelligentes : corbeau freux, corneille noire, geai des chênes et pie bavarde.
Le gibier d’eau constitue une catégorie particulière d’oiseaux chassables, évoluant principalement dans les zones humides, marais, étangs et littoraux français.
La France accueille une grande variété de canards chassables, chacun présentant des caractéristiques distinctes.
Le canard colvert demeure l’espèce la plus répandue et la plus chassée, facilement reconnaissable à la tête verte irisée du mâle.
Parmi les espèces plus rares, on trouve le canard siffleur, le canard souchet au bec spatulé, ainsi que les sarcelles d’été et d’hiver, ces dernières étant les plus petits canards de surface européens.
Les oies chassables incluent l’oie cendrée, l’oie des moissons et l’oie rieuse.
La chasse au gibier d’eau requiert des méthodes particulières : utilisation d’appelants (canards de plastique ou vivants), construction de gabions (abris camouflés), et chasse à la passée lors des migrations.
Les prédateurs terrestres chassables participent à la régulation des écosystèmes.
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