Une saison de Game of Thrones, c'est à la fois trop long et trop court. Alors que cette cinquième saison vient de s'achever et avant de se lancer à corps perdu dans les suppositions sur la saison six, l'heure est venue de regarder une dernière fois en arrière.
Cette année, malgré notre relatif consensus dans nos critiques épisode après épisode, on a quand même trouvé le moyen de ne pas être d'accord (sauf sur les Soeurs Sand). Vous trouverez donc ci-dessous, l'avis de six rédacteurs de Série-All, leur GOT Award (je vous laisse découvrir), leur ressenti en une image et leur note sur la globalité de la saison.
Nombreux sont ceux qui n’auront pas aimé cette cinquième saison et ils auront eu bien tort : Game of Thrones a délivré ses meilleurs épisodes depuis un bon bout de temps. Pour moi, elle est l’une des meilleures. Bref, vous l’aurez compris : si cette saison 5 n’est pas parfaite, elle est loin d’être décevante et tient malgré tout ses promesses.
Car à ceux qui chient tant que cela sur cette 5ème saison, très franchement, revoyez les deux précédentes. Et puis de toute façon c’est simple : après les saisons 3 et 4 et jusqu’à l’épisode 2 de cette saison, j’étais à ça d’abandonner la série (et ne la regardais plus que par envie de la troller à vrai dire). Les 8 épisodes suivants ont su pleinement assurer la reconquête de la série dans mon coeur meurtri.
Game of Thrones revient à ses principes et corrige la plupart de ses défauts : cette saison 5 se concentre sur un cercle fermé de personnages et pose son rythme et ses thématiques au début de la saison, pour n’envoyer la sauce que vers la fin. En définitive grâce à cette cinquième année, la série se rachète à mes yeux et redevient une référence en la matière.
Lire aussi: Game of Thrones S7E7 : ce qu'il faut retenir
Au-delà de ce problème structurel d’écriture et une certaine propension à vouloir choquer à tout prix, Game of Thrones a, cette saison, corrigé bon nombre de ses défauts (un thème global à chaque épisode et regroupement des personnages). Alors, malgré un final que j’ai assez détesté, j’ai plutôt apprécié cette saison... Sans être du tout rassuré pour l’an prochain.
Je vais faire plaisir à Galax : non, tout n’était pas mauvais cette saison. Les showrunners ont en effet appris ce que le mot “adaptation” veut dire et ont enfin pris le taureau par les cornes comme ils auraient dû le faire dès la saison 2 : ils ont taillé dans le lard.
Du coup, moi, en début de saison, franchement j’y ai cru. Il y avait en plus de bons acteurs, des paysages magnifiques, Kit Harrington avait enfin pris des cours d’art dramatique, Stannis regagnait enfin un peu de superbe... Et puis patatras.
Je pense que quand ils ont fait leur budget, ils ont préféré tabler sur des effets spectaculaires et économiser sur le budget scénaristes. C’est effrayant à quel point la série n’a strictement aucun recul sur ce qu’elle raconte et à quel point elle méprise l’intelligence du spectateur.
Game of Thrones met des scènes choc trèèès longues dans le seul but de choquer, du nichon dans le seul but de racoler, souligne 3 fois au stabilo chaque rebondissement de l’intrigue et semble prendre un plaisir sadique à faire souffrir sans raison ses personnages - ou à les rendre ridicules ou incohérents, c’est selon. Bref, il fut un temps où Game of Thrones était une série riche et subtile - mais ça, c’était avant.
Lire aussi: Game of Thrones : Immersion sonore
Outre ce foisonnement de moments forts, l’un des gros atouts de cette saison concerne également les interactions entre les personnages. Plus que jamais, Game of Thrones a misé sur la rencontre de ses protagonistes et cela a permis de redynamiser un récit qui avait un peu trop tendance à piétiner.
La série a beaucoup fait parler d’elle, notamment dans sa seconde partie avec ses scènes violentes et choc. Pour autant, cette saison aura permis de ne pas trop s’éparpiller, ce qui a été plus d’une fois problématique l’an dernier.
Les choses se sont améliorées : le récit est en effet plus fluide lorsque les scénaristes se concentrent sur un nombre limité de points de vue, il a exploré avec brio des thèmes que la série n’avait jamais abordés auparavant (la religion) et les intrigues sont mieux gérées.
Grâce à la rencontre entre Daenerys et Tyrion, les scénaristes sont même parvenus à attiser de nouveau mon intérêt pour la mère des Dragons, un personnage qui pourtant semblait quasiment perdu la saison dernière.
Cette saison marque une rupture nette avec l’œuvre de George R. R. Martin. Et sans oublier que la #TeamOberyn présente dans ses rangs un sosie version Charlie’s Angel de Najat Vallaud-Belkacem. Passer du statut du type qu’on adore détester (parce que gosse-de-riche-fourbe-et-incestueux), à celui d’anti-héros en quête de son honneur perdue n’est pas donné à tout le monde.
Lire aussi: Maisons puissantes dans Game of Thrones
Personne n’a jamais vraiment cru que Stannis Baratheon finirait avec une couronne sur la tête - ou alors pas longtemps. Sa mort (ou sa supposée mort) accentue encore un peu l’arc narratif emprunté depuis le début de la saison.
| Catégorie | Épisode(s) Préféré(s) | Épisode(s) Détesté(s) |
|---|---|---|
| Général | Mother's Mercy, High Sparrow | The Wars to Come, The House of Black and White |
| Avis des Rédacteurs | Épisode 4 | Le dernier épisode |
Cette saison aura permis de ne pas trop s’éparpiller, ce qui a été plus d’une fois problématique l’an dernier. Les choses se sont améliorées : le récit est en effet plus fluide lorsque les scénaristes se concentrent sur un nombre limité de points de vue, il a exploré avec brio des thèmes que la série n’avait jamais abordés auparavant (la religion) et les intrigues sont mieux gérées.
tags: #game #of #thrones #saison #5 #résumé