Le fusil mitrailleur occupe une place de choix dans l'histoire de l'armement, en particulier dans l'armée française. Cet article explore les modèles emblématiques utilisés par l'armée française, en particulier le HK 416 F, successeur du FAMAS, ainsi que les modèles historiques qui ont marqué l'évolution de cette arme.
L'aventure des mitrailleuses dans l'armée française commence de manière infructueuse avec la mitrailleuse de Reffye lors de la Guerre franco-prussienne. Cette arme, actionnée manuellement, souffrait d'enrayages fréquents et se révélait être un matériel lourd nécessitant un personnel nombreux. Bien qu'elle fût conçue pour engager des cibles à grande distance, sa fiabilité limitée et sa complexité d'utilisation en faisaient une arme peu adaptée aux réalités du combat.
Par la suite, le système Hotchkiss, adopté à partir de 1903, marque une amélioration significative. Ce modèle se révèle bien plus fiable que ses prédécesseurs. L'adoption du système Hotchkiss coïncide avec la création des sections de mitrailleuse de cavalerie, soulignant l'importance croissante de cette arme dans la stratégie militaire française.
La mitrailleuse est l’arme emblématique de la Grande Guerre. Utilisée massivement par les deux camps, elle est à l’origine de très nombreuses pertes humaines. Le Musée Guerre et Paix en Ardennes en possède plusieurs exemplaires, dont le modèle français, la Saint-Etienne, qui équipe l’armée française à partir de 1909. Il s’agit de l’une des toutes premières armes automatiques à équiper l’armée française, dès 1909. Sa production massive souligne aussi le caractère industriel de la guerre.
La Première Guerre mondiale met en évidence les lacunes des mitrailleuses existantes et conduit à l'adoption de nouveaux modèles. Le fusil mitrailleur Chauchat fait son apparition en octobre 1915. Cependant, il est important de noter que d'autres matériels étrangers sont également utilisés par l'armée française durant cette période.
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Le modèle Hotchkiss évolue et devient le Hotchkiss M1914, une mitrailleuse plus performante et mieux adaptée aux conditions de la guerre de tranchées. Le Hotchkiss M1914 devient un élément essentiel des compagnies de mitrailleuses, dont la composition et l'évolution entre 1914 et 1918 témoignent de l'adaptation constante de l'armée française aux réalités du terrain. L'adoption de la balle D et l'utilisation intensive des mitrailleuses entraînent une usure rapide des canons. Le canon de la Puteaux devient inutilisable après seulement 3000 coups, soulignant la nécessité d'un entretien régulier et d'un approvisionnement constant en pièces de rechange. Des types sur bâts et des voitures légères de cavalerie sont développés pour faciliter le transport et le déploiement des mitrailleuses.
La mitrailleuse Saint-Étienne résiste toutefois mal à la guerre des tranchées. La poussière, la pluie et la boue abîment son mécanisme trop élaboré, qui finit souvent par se gripper.
Le chargement se fait en poussant successivement les bandes dans le couloir d’alimentation. Les bandes articulées sont enroulées dans des boites en chêne que l’on pose près de l’arme au moment de tirer. Pour charger, il suffit d’introduire l’extrémité de la bande dans le couloir d’alimentation.
Deux hommes sont généralement nécessaire pour assurer le service de la pièce, l’un faisant fonction de tireur et l’autre de chargeur.
La mitrailleuse française du modèle Saint-Etienne 1907, qui est en service dans l’armée concurremment avec la Hotchkiss, procède du même principe de construction que cette dernière. Elle emprunte l’énergie motrice de son mécanisme aux gaz développés lors de la déflagration de la poudre. La pression des gaz prélevés dans le canon pousse en avant un piston muni d’une tringle dont le déplacement agit sur un levier qui lui-même fait fonctionner la culasse. Celle-ci comporte les dispositifs nécessaires d’ouverture et de fermeture de l’âme, d’approvisionnement, d’éjection et de percussion. Un ressort antagoniste ramène le piston à sa place et provoque, après le départ du coup, le recommencement du cycle.
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L’excellente qualité de l’acier dur dont est fait son canon, lui permet de tirer notre balle D sans éprouver aucune usure. Le refroidissement pendant le tir est assuré, sans manchon à eau et sans ailettes réfrigératrices, par l’adjonction, à la partie qui avoisine l’âme, d’une masse métallique suffisante pour dissiper la chaleur produite.
Cette mitrailleuse sera nommée pendant la première guerre la faucheuse d’hommes. C’est une pièce très moderne à tir automatique.
Dans l'entre-deux-guerres, la France développe le MAC 24/29, un fusil-mitrailleur conçu en 1924 par la Manufacture d'armes de Châtellerault. Cette arme est destinée à améliorer la puissance de feu de l'infanterie et à remplacer les modèles plus anciens.
Le livre "LE FUSIL-MITRAILLEUR MODELE 1924 M 29" par J. Huon et G. Brunel explore l'histoire et l'utilisation de cette arme française emblématique. Utilisé pour la première fois au Maroc en 1926, il a été employé sur divers fronts pendant la Seconde Guerre mondiale, en Afrique, en Italie, et en Allemagne.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, les soldats britanniques font face à un manque d'armes antichars efficaces. Pour résoudre ce problème, les ingénieurs militaires britanniques développent le PIAT (Projectil Infantry Anti-Tank). Cette arme exploite l'effet de charge creuse pour perforer les blindages des chars. Le PIAT s'avère efficace contre les chars légers et moyens, les mettant hors de combat lorsqu'il les atteint.
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Contrairement au bazooka américain et à sa copie allemande, le Panzerschreck, le PIAT peut être utilisé en espaces clos, ce qui est avantageux pour les combats de rues. Le PIAT peut également lancer des grenades explosives et fumigènes, ce qui en fait une arme polyvalente. Cependant, il est encombrant, lourd et difficile à charger, nécessitant deux hommes pour l'utiliser. En raison de son temps de recharge lent, le PIAT est souvent considéré comme une arme « d'un tir par bataille », et les munitions doivent être manipulées avec précaution pour éviter les explosions.
L'armée française utilise également un mortier de 60 mm de calibre, modèle 1935, placé sur un affût bipied. De plus, l'armée française disposait d'un canon de 37 mm et d'un mortier de 81 mm.
L'armée de Terre française est en constante évolution, adaptant ses équipements aux défis modernes tout en s'appuyant sur une histoire riche en innovations. Sur le terrain, les armes les plus modernes côtoient les plus anciennes, pourvu qu'elles répondent aux besoins.
En 2010, l'armée de Terre française adopte la mitrailleuse belge MAG 58 pour remplacer l'AANF1. La FN Minimi (Mini-mitrailleuse), conçue par la fabrique nationale de HERSTAL en Belgique dans les années 1970, est également une mitrailleuse légère utilisée par l'armée française.
Plus récemment, l'armée de Terre a adopté le fusil d'assaut HK 416 F au calibre OTAN 5,56 mm, remplaçant progressivement le FAMAS. Le HK 416 F est équipé d'une crosse réglable et de talons de crosse pour s'adapter à la morphologie de chaque tireur. Chaque combattant reçoit 10 chargeurs de 30 cartouches pour une autonomie accrue. Ce fusil est conçu comme un système d'armes intégrant divers dispositifs, notamment les aides à la visée. Le HK 416 F est compatible avec toutes les munitions de 5,56 mm homologuées OTAN.
Le HK 416 F est reconnu pour sa fiabilité et sa sécurité accrue, notamment grâce à sa sécurité de percuteur qui empêche les départs de coups non voulus, même en cas de chute. Il est conçu pour s'adapter aux besoins de chaque tireur, qu'il soit droitier ou gaucher, grâce à une configuration unique.
Le HK 416 F inclut de nombreux accessoires, tels qu'une sangle ISTC, une poignée de tir amovible avec bipied et un bipied amovible. Il est équipé d'un rail Picatinny supérieur d'au moins 25 crans, ainsi que de rails secondaires latéraux et inférieur pour la fixation d'accessoires divers.
Le processus de sélection du HK 416 F a été rigoureux et exhaustif. De septembre 2015 à juillet 2016, le groupe AM4 a réalisé des épreuves d'évaluation interarmées du programme commun d'évaluation (PCE) de l'arme individuelle du fantassin (AIF), en collaboration avec le centre d'expertise aérienne militaire (CEAM) et la force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO). Ces évaluations ont porté sur le contrôle de la définition des systèmes, la durée de vie et la fiabilité, la précision du tir avec différentes visées, la compatibilité FELIN et le soutien des candidats AIF version canon long. Des épreuves d'ISTC, d'aptitude aux franchissements, au corps-à-corps adapté au combat haute intensité, au détachement d'accompagnement d'autorité (DAA) et de combat en espace confiné (PARCREC) ont également été réalisées. Ces évaluations ont représenté 54 jours de tirs, soit plus de 190 000 cartouches de 5,56×45 mm tirées.
Bien que le FAMAS et le HK 416 F coexistent au sein de l'armée de Terre, les soldats sont formés à manipuler plusieurs types d'armes. L'appropriation du HK 416 F est simple et rapide. Les premières livraisons ont été anticipées et les nouveaux râteliers modulables ont été mis en place en conséquence.
Le processus de déclaration d'une arme comme opérationnelle est rigoureux et prend du temps. Après la notification du marché, la STAT conduit des expérimentations avec les unités de l'armée de Terre pour tester l'arme dans diverses conditions. Si ces expérimentations sont concluantes, la STAT propose à l'état-major de l'armée de Terre une autorisation d'emploi, qui est validée par le chef d'état-major de l'armée de Terre. En cas de réserves, l'autorisation n'est pas proposée tant que l'industriel n'a pas répondu aux besoins initialement définis.
Il n’est pas question de créer une armée à deux vitesses ; le fait est que compte tenu des volumes importants, il convient bien évidemment d’échelonner les livraisons dans le temps et pour ce faire, des choix sont faits en matière de déploiement. Il équipera toutes les unités de l’armée de Terre et sera compatible avec toutes les munitions de 5,56 mm homologuées Otan. L’option retenue privilégie la fonction combattants débarqués avec effort sur l’infanterie. Pour autant dès 2017 des régiments de cavalerie, du génie, de l’artillerie mais aussi des écoles verront le début des livraisons du HK 416 F. 1 HK 416 F perçu = 1 Famas réintégré.
Il est vrai que les deux fusils coexisteront au sein de l’armée de Terre mais aussi au sein d’un régiment. Toutefois, nos soldats sont des professionnels dont l’une des forces est la capacité d’adaptation ; un soldat lors de sa formation initiale et tout au long de sa carrière apprend à manipuler plusieurs sortes d’armes (individuelles et collectives) et ce quelle que soit son arme d’appartenance. D’autre part, l’appropriation du HK 416 est vraiment très simple.
Le HK 416 F est une arme simple d’utilisation et rustique ; par conséquent son appropriation par nos soldats se fera aisément.
Il va de soi que l’arrivée des HK 416 F a été anticipée ; les premières livraisons étaient à l’origine prévues en début de second semestre 2017, raison pour laquelle les nouveaux râteliers modulables seront mis en place durant cette période.
L’armée de Terre dispose également d'un nouveau fusil de précision semi-automatique (FPSA), remplaçant le FRF2, en service depuis 1980. Le pistolet semi-automatique Glock-17 de 5e génération FR est robuste, fiable, léger et ergonomique. Le NEROD RF est une solution de lutte anti-drone contre la très grande majorité des drones commerciaux.
Voici un tableau récapitulatif des principales armes utilisées par l'armée de Terre française :
| Arme | Description |
|---|---|
| HK 416 F | Fusil d'assaut moderne remplaçant le FAMAS. |
| MAG 58 | Mitrailleuse belge remplaçant l'AANF1. |
| FN Minimi | Mitrailleuse légère conçue par la Fabrique Nationale de Herstal. |
| Glock 17 | Pistolet semi-automatique robuste et fiable. |
| Missile Eryx | Missile antichar à courte portée. |
| NEROD RF | Solution de lutte anti-drone. |
Pour les tireurs sportifs, l'accès à certains fusils et carabines de catégorie B est autorisé sur présentation d'une autorisation préfectorale. Cette catégorie comprend les armes d'épaule que le législateur considère comme trop dangereuses pour relever de la catégorie C. L'achat d'une carabine .22 LR sous le même régime qu'un fusil de catégorie B peut sembler étrange, mais c'est la seule façon pour le tireur sportif de combiner une mécanique semi-automatique avec des chargeurs grande capacité pour le tir de loisirs. Les tireurs sportifs peuvent également vouloir acquérir un exemplaire de la carabine Ruger 10/22.
Contrairement à une idée fausse répandue, la différence entre un fusil d'assaut et un pistolet mitrailleur ne réside pas dans la compacité de l'arme, mais dans la munition utilisée. Un CZ Scorpion Evo 3 S1 est un pistolet mitrailleur car il utilise des munitions de 9 mm, tandis qu'un AR15 avec un canon de 7,5 pouces est un fusil d'assaut car il utilise des munitions de .223 Remington.
Les armes de type Kalachnikov (AK 47, AKM, AK 74 et consorts) sont réputées pour leur fiabilité et leur robustesse. Elles sont généralement disponibles en 7.62x39 mm, 5.45x39 mm ou .223 Remington.
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