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Durant l’Occupation, certains individus ont exercé le métier de garde-champêtre à Saint-Rambert (Ain).

Le Contexte de l'Occupation

Le 6 juillet 1944, dans ce secteur, six soldats allemands sont tués lors de l’attaque d’un train blindé et un accrochage a lieu entre des maquisards et une patrouille allemande. Le lendemain, en représailles, les Allemands désignent 30 otages, dont Pierre Gayat et d’autres notables rambertois. 18 otages sont finalement libérés mais 12 sont mitraillés dans la soirée. Le secrétaire de mairie est l’un d’eux. Pourtant, il échappe à la mort. Blessé, il est soigné à l'hôpital de Nantua (Ain).

Les Gardes Champêtres et les Représailles Allemandes

Le 6 juillet 1944, dans ce secteur, six soldats allemands sont tués lors de l’attaque d’un train blindé et un accrochage a lieu entre des maquisards et une patrouille allemande. Le lendemain, en représailles, les Allemands désignent 30 otages, dont André Burtschell et d’autres notables rambertois. 18 otages sont finalement libérés mais 12 autres sont mitraillés dans la soirée. Le juge de paix est l’un d’eux. Pourtant, il échappe à la mort. Blessé, il est soigné à l'hôpital de Nantua (Ain).

Le 6 juillet 1944, dans ce secteur, six soldats allemands sont tués lors de l’attaque d’un train blindé et un accrochage a lieu entre des maquisards et une patrouille allemande. Le lendemain, en représailles, les Allemands désignent 30 otages, dont Adrien Marguin et d’autres notables rambertois. 18 otages sont finalement libérés mais 12 autres sont mitraillés dans la soirée. Le garde-champêtre est l’un d’eux. Pourtant, il échappe à la mort. Blessé, il est soigné à l'hôpital de Nantua.

Autres exemples de Résistance et de Répression

Domicilié à Montrevel (Ain), Jean VUITON exerce le métier d’ouvrier électricien au sein de la société l’Énergie électrique. Il rejoint la Résistance au sein de l’Armée secrète de l’Ain sous le pseudonyme de "Jim". Chef d’un groupe franc du secteur C7 en Bresse, il est blessé lors de l’attaque du poste allemand de Marsonnas (Ain) le 10 juin 1944. Transporté à l’hôpital de Nantua (Ain), il reçoit des soins. En septembre 1944, ont lieu à Cize les funérailles de Jean VUITON auxquelles sont venus assister des maquisards de son secteur.

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Ouvrier en soie, le jeune Robert habite avec sa mère dans un hameau de Saint-Rambert (Ain). Il rejoint les Maquis de l’Ain du groupement Sud et participe au combat du col de la Lèbe le 11 juin 1944. Blessé, il est hospitalisé à Nantua (Ain). Mais les Allemands sont sur le point d’envahir la ville tenue alors par les maquisards. Avec d’autres résistants blessés, il est évacué dans l’urgence. Mais l’ambulance le transportant tombe en panne vers Sylans (Ain) et les Allemands le reprennent et le ramènent à l’hôpital avec d’autres.

Cultivateur à Thézilleu (Ain) avec ses parents, André Billon rejoint les Maquis de l’Ain. Il est blessé lors d’un combat à Lompnes (Ain). Transporté à l’hôpital de Nantua (Ain), il s’y trouve encore lorsque les Allemands prennent le contrôle de la ville, le 12 juillet 1944. André Billon n’a pu être évacué vers un lieu sûr, en raison de la gravité de ses blessures.

Domicilié à Lompnieu (Ain), le jeune homme exerce le métier de tourneur sur métaux. Il rejoint d’abord l’Armée secrète de Ruffieu (secteur C3) puis le maquis de Richemont, rattaché au Groupement sud des Maquis de l’Ain. Blessé dans une embuscade près de Vieu (Ain) le 14 juin 1944, il est soigné à l’hôpital de Nantua (Ain).

Né en Suisse, Roger habite Lyon. À la suite d’une blessure accidentelle par arme à feu, il est hospitalisé à Nantua (Ain). Jugé intransportable lors de l’évacuation des blessés vers La Gotette le 12 juillet à l’annonce du retour des Allemands, il reste à l’hôpital avec huit autres blessés français et quatre blessés allemands. Le 19 juillet 1944, la Gestapo ordonne de conduire les blessés à la morgue pour les fusiller. Ceux-ci sont chargés sur une benne basculante et conduits à 16 heures dans une carrière au lieu-dit La Croix-Chalon, à Montréal-la-Cluse où ils sont mitraillés. Roger Morand se trouve parmi eux.

Né en Algérie française, Mohamed Kérouni travaille à la construction du barrage de Génissiat. En 1943, il rejoint les Maquis de de l’Ain comme tireur FM (fusil mitrailleur). Grièvement blessé lors de l’attaque du tunnel de Virieu-le-Grand (Ain) le 6 juillet 1944, il est transporté à l’hôpital de Nantua (Ain), alors sous contrôle des maquisards. Le 12 juillet 1944 à l’approche des Allemands, les résistants soignés sont évacués, à l’exception de neuf blessés jugés intransportables et de quatre blessés allemands prisonniers des F.F.I (Forces françaises de l’intérieur) qui ont été bien traités. Le 19 juillet, malgré l’intervention des médecins français et du médecin de la Wehrmacht, les neufs blessés sont chargés sur une benne basculante et conduits dans une carrière au lieu-dit La Croix-Chalon, à Montréal-la-Cluse (Ain) où ils sont mitraillés. Il obtient la mention « Mort pour la France » avec attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent.

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Le Capitaine Bulle et la Résistance Savoie

Un homme, avec de la Légion d'Honneur sur la poitrine, brassard F.F.I. au bras, est retrouvé. Il redescend vers le chef-lieu, avertit le garde-champêtre et le curé, un Résistant. Un petit groupe s'assemble. On le transporte à une chapelle proche où l'assistance s'associera aux prières du prêtre et lui rendra les honneurs. Il est bientôt identifié: c'est le capitaine Bulle, commandant les F.F.I.

Qui est ce capitaine Bulle? Le fils d'un combattant de 1914-1918, élevé dans des principes qui l'avaient amené tout naturellement à choisir la carrière militaire... militaire, Saint-Cyr, affectation au 65e R.I. 1939 le trouve en Savoie et quand l'Italie entre en guerre, il commande une section d'éclaireurs skieurs. La discipline militaire l'oblige à souffrir en silence d'une défaite qui n'est pas la sienne... rejoint la Résistance et devient l'organisateur de l'Armée Secrète du secteur Albertville-Beaufortin-Val d'Arly.

La capitaine Bulle va, jour après jour, constituer un bataillon qui sera fort de 1 300 hommes au moment de la libération. Mais les S.S. n'ont que faire de cette attitude chevaleresque. Les jours suivants, Aix-les-Bains, Chambéry, puis progressivement toute la Savoie, vont être libérés... Et, dans toute la France, vont sonner les cloches de la victoire.

Le temps a passé. Les plaies se sont cicatrisées. réconciliation avec les ennemis d'hier. cette victoire... paraîtraient des reproches. Mais nous pensons qu'il ne faut pas oublier.

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