Cet article explore les caractéristiques techniques des fusils mitrailleurs et des chars utilisés par l'armée belge en 1940, un moment crucial de son histoire militaire.
Le Browning Automatic Rifle (BAR) M1918 est un fusil mitrailleur qui a marqué l'histoire militaire. Développé en 1916 par John Browning, il a été adopté en 1918 par l’US ARMY.
Le fusil mitrailleur BAR (Browning Automatic Rifle) M1918 est adopté en 1918 par l’US ARMY pour remplacer un CHAUCHAT M1918 français décevant, alors en service dans les rangs américains.
La version M1918A2, créée en 1940, est sans nul doute la plus produite des FM BAR, s’élevant à près de 200 000 exemplaires.
Le FM BAR 1918 A2 présente de nombreux avantages au combat. En effet, il possède une très importante puissance de feu, et un sélecteur de tir permettant au tireur de choisir entre une rafale lente ou rapide selon les besoins du combat. De plus, une fois en position, le soldat disposait d’un bipied articulé muni de patins qui lui offrait à la fois une grande stabilité et amplitude de mouvement.
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La présence d’une épaulière articulée sur la crosse permettait également de tirer fusil à l’épaule lors d’escarmouches ou de contre-attaques notamment, même si son poids la rendait peu maniable dans ces cas-là.
Le principal défaut de ce fusil mitrailleur est la faible capacité du chargeur, ainsi doté pour éviter toute surcharge de l’arme.
De 1933 à 1939, la République de Chine a commandé 29 550 unités du fusil mitrailleur FN Herstal modèle 1930 au calibre 7,92 mm. Cet achat visait à renforcer les stocks de fusils mitrailleurs ZB.26, produits localement mais fortement sollicités par la guerre contre les communistes, puis surtout contre les Japonais à partir de 1937, usant ainsi considérablement le matériel.
Le FN Herstal modèle 1930 est une évolution directe du B.A.R 1918, avec l’ajout d’une poignée pistolet, d’un cache-flammes conique et d’ailettes de refroidissement.
En 1940, la Belgique dispose essentiellement de T-13 chasseurs de char et de chars légers comme le T-15. Ces types de chars sont très peu blindés.
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Le fait que la forces blindés belges sont si faible malgré la menace grandissante s'explique par la volonté des politiques à conserver la neutralité du pays et à ne pas froisser le Troisièmes Reich. Ils en mettent donc en place un politique défensive et jugeait les chars fortement blindés comme trop offensif pour un pays "neutre". En plus, l'armée belge disposait d'un budget limité dû à la crise de 1929 et aussi à la politique mis en place.
Malgré sa petite taille et son petit armement comparé au Mark IV "Male" anglais ou au Sturmpanzerwagen A7V allemand, le FT-17, crée par la société française Renault révolutionne totalement la conception des chars et inspira la majorité des conception des autres chars.
Après la guerre, la France en dispose d'une grande quantité dont elle n'a plus besoin. Elle les vend à qui est demandeur justement la Belgique l'est. C'est entre 1919 et 1920 que la Belgique reçoit ses FT-17. Le nombre dont elle en disposera sera d'une cinquantaine.
Le FT-17 dispose comme armement soit d'une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm ou un canon Puteaux de 37 mm. La plupart des chars disposait de la tourelle ronde en acier coulé, quelqu'un disposait de la tourelle octogonal en acier laminé et riveté.
L'Armée belge s'est aussi acquis un Renault TSF, un FT-17 désarmé et modifié pour accueillir un poste émetteur-récepteur pour la liaison par télégraphie sans fil.
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Le T15 est un Vickers-Carden-Loyed modèle 1934 produit par la société anglaise du même nom, Vickers. Il est livré entre 1934 et 1935 sans arme car les responsables belge jugeait la mitrailleuse de 7,7 mm Vickers trop faible.
C'est la société belge Fonderie Royal des Canons (FRC) qui arme le T-15 avec une mitrailleuse de 13,7 mm Hochtkiss qui rend le char plus efficace contre les voitures blindées et les chars faiblement blindés (Panzer 1). Sur certain d'entre eux, on rajout aussi sur la tourelle une mitrailleuse FN-Browning FM-30 de 7 mm comme anti-aérien.
Pour pourvoir accueillir l'Hochtkiss, la tourelle est modifié et c'est ainsi qu'on a cette tourelle conique spécifique au T-15.
A noter, la Belgique a commandé un autre char Vickers, le Light Tank modèle 1938. Mais elle annule la commande au profit de l'AMC 35. Il s'agit en gros d'un Vickers lights VI améliorer avec un canon-mitrailleur de 40 mm.
Le Type YR et L'ACG 1 sont des chars français de la société Renault conçus pour le programme français d'Automitrailleuse de Combat (AMC) pour sa Cavalerie. Les relations avec Renault commence avec le prototype Type YR (=AMC 34) dont la Belgique en commande 25 pour remplacer ses T-15, mais sans tourelles. Celles-ci sont commandés chez la société l'Atelier de Construction de Puteaux (APX).
Mais ce char est peu réussi et sa fabrication est arrêté. Suite à l'arrêt de la fabrication du blindé, la commande belge est annulé. Mais la Belgique n'annule pas sa livraison de tourelle et se retrouve avec des tourelles sans châssis pour les portées. Il est décidé donc d'en reconvertir treize comme position de défense le long du littoral belge et deux près Aywaille.
L'armée française demande à Renault un nouveau modèle pour leur projet d'AMC. Ainsi débute l'ACG-1. Et en 1937, la Belgique en commende 25 seulement 12 sont livré avant le début de la guerre. L'ACG 1 doit être intégrer dans le corps de Chasseur Ardennais mais les commandants le jugeant inefficace en terrain ardennais, privilégie le T13.
Le char français reçoit la tourelle APX 2 B dans les usines Renault. Par après les chars doivent subir des modifications internes et sont envoyés à Gand. L'une d'entre-elle est de modifier les alvéoles abritant les obus car ceux de base sont adaptés aux obus 47 mm français alors que les obus belges sont plus petit.
C'est sous l’impulsion des Chasseurs Ardennais que l'on commence à fabriquer des "chars". En vérité, il faut parler plutôt de canon auto-porté. Le but de ces véhicules était d'avoir des canons anti-chars pouvant être rapidement mis en place sur le champ de bataille.
La conception est simple: il s'agissait seulement de mettre un canon anti-char sur un tracteur chenillé acheté à l'étranger ou produit sous licence en Belgique. Le canon était le même sur les tout chars. Il s'agissait d'un 47 mm FRC (Fonderie Royal des Canons située à Liège) modèle 32. Ce canon était très utilisé dans l'armée belge sous différente version, l'une pour les casemate, l'une pour l'infanterie et une évidement pour les chars.
* Il faut noter que les chars allemands en 1940 avait un blindage qui variait de 10 à 30 mm sauf pour le Stug III qui lui avait 10 à 80 mm de blindage.
Le premier essai fut d'abord sur un châssis d'un Carden-Loyd Mk.VI acheté à l'Angleterre en 1931. Cette chenillette devait tracter les canons de 47 mm FRC AT et de 76 mm FRC AT mais ils furent trop lourd pour elle.
Avec le canon de 47 mm, le FRC 47 AT devient probablement le Carden-Loyd le mieux armée de la seconde guerre mondial. L'armement qui était monté habituellement dessus était des mitrailleuses. Le bouclier pouvait se lever pour permettre une meilleur vision au pilote.
* Attention, ces données proviennent d'un Carden Loyd non modifié car celle du FRC étant indisponible. Elle peuvent changer suite du l'ajout du canon belge.
Le T-13 est le char le plus répandu dans l'armée, environ 300 chars. Tout commence en 1934, le Corps des Chasseurs Ardennais dispose d'une cinquantaine de Vickers-Carden-Loyd tractor servant à tracter les canons Bofors de 75 mm modèle 1934 de montagne.
Satisfait du résultat, il décide d'utiliser le restant de tracteurs Vickers. C'est dernier sont des modèles 1936 et est différent par leur raccord de coque, leur suspensions et le compartimentage interne. Le T-13 type II/B* est donc presque identique au type I/A*.
Voulant toujours améliorer ce chasseur de char, les responsables de la cavalerie se tournent vers le Vickers-Carden-Loyd Light Dragon Mk II b qui offre une meilleur stabilité et meilleur capacité de charge avec une nouvelle suspension. Ce nouveau châssis permet de remonter la tourelle et ainsi de permettre de sonder les planques de blindage et de refermer complètement le devant du char mettant à l'abri le pilote.
Il est construit par l'Atelier de construction de Familleureux en un peu plus de 200 exemplaire et sera le seul char véritablement fabriqué en Belgique.
En 1920, Avec l'acquisition des chars FT-17, la Belgique crée son premier Régiment de Chars de Combat qui devient en 1923 le Corps des Chars de Combats.
Sur papier, le Corps est constitué de :
En temps de guerre, 4 Bataillons de Réserve devait se rajouter pour pouvoir disposer de 450 chars.
Mais dans la réalité, les livraisons de chars ne dépassera pas une cinquantaine. Le Corps se composera uniquement de:
La compagnie comporte 3 sections de chars qui se compose chacune de:
Comme la doctrine de l'époque l’exigeait, le Corps est rattaché à l'Infanterie et donc les techniques et les tactiques de l'emploi des chars sont axé sur l'accompagnement et l'appui des fantassins.
Après plusieurs remaniement et années, l'usure des chars se fait de plus en plus sentir et le nombreux de ceux pouvant encore roulé diminue aussi. En plus, l'armée doit s'orienter vers une vocation purement défensive dans lequel le FT-17 n'a pas sa place car confédéré comme trop offensif.
En 1934, le 1er mars, le Corps est officiellement dissous et sera remplacé un corps d'armes anti-chars et d'accompagnement.
Mais le FT-17 ne disparaît pas encore du paysage belge. Les FT-17 fonctionnant encore sont transférer ... à la Gendarmerie.
Le Corps de Cavalerie commence sa motorisation en 1935. Les chevaux des Régiments de sont progressivement remplacés par des motos et side-car des sociétés belges Fabrique Nationale (FN), Gillet et Saroléa, et des tracteurs chenillés Utility remplacés par le suite par des Marmon-Herrington/Ford pour tracter les canons anti-chars.
Mauser est un fabricant d’armes allemand fondé au XIX siècle, réputé pour ses fusils à verrou et ses pistolets. L’entreprise, basée à Oberndorf am Neckar, a joué un rôle majeur en équipant l’armée allemande et de nombreuses armées étrangères durant les deux guerres mondiales.
Leur prototype s’inspire du fusil français Chassepot, qui avait montré sa supériorité lors de la guerre de 1870. Le Gewehr Modell 1871 (fusil Mauser 1871) est ainsi adopté par la nouvelle armée allemande unifiée, supplantant la concurrence et marquant le début du succès pour Mauser.
Fort de ce premier contrat national, Mauser se tourne aussi rapidement vers l’exportation. Les premières commandes étrangères arrivent dans les années 1880-1890 avec, par exemple, le fusil Mauser 1889 pour la Belgique, le Mauser 1890 pour l’Empire ottoman et le Mauser 1891 pour l’Argentine. Le Mauser modèle 1893, adopté par l’Espagne (calibre 7×57 mm), rencontre un succès international en étant également choisi par de nombreux pays d’Amérique latine.
À la fin du XIX siècle, Mauser devient l’un des plus grands noms de l’armement : la Turquie, le Brésil, le Mexique, le Chili, l’Uruguay, la Chine, l’Iran, la Serbie ou encore la Suède figurent parmi les nombreux pays ayant adopté des variantes du fusil Mauser à cette époque.
Le conflit entraîne une explosion de la demande pour les fusils Mauser : le Gewehr 98 équipe massivement les troupes allemandes, tandis que des versions carabines plus courtes sont également distribuées (Karabiner 98AZ, etc.) pour les unités de cavalerie et les Sturmtruppen (troupes d’assaut).
Avec la montée en puissance du régime nazi et le réarmement de l’Allemagne dans les années 1930, Mauser retrouve une place centrale. Le fusil Karabiner 98k, version raccourcie du Gewehr 98, est adopté en 1935 comme arme de base de la Wehrmacht. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, l’usine d’Oberndorf tourne à plein régime pour équiper les forces allemandes.
Après la capitulation allemande de 1945, la ville d’Oberndorf se retrouve en zone d’occupation française. Les installations de Mauser sont en partie démantelées sur ordre des autorités françaises : une grande partie des machines-outils est saisie au titre des réparations de guerre et les archives de l’entreprise sont détruites.
Dans les années 1950, Mauser se concentre sur la fabrication de fusils de chasse et de carabines de tir sportif, le marché militaire lui étant fermé par les Alliés au début. La société est officiellement reconstituée dans les années 1950 et présente de nouveaux fusils de chasse dans les décennies suivantes (par ex. le modèle Mauser 66 en 1965, un fusil à verrou à armement linéaire innovant).
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