Le fusil Simplex, également connu sous le nom de fusil à un coup, est une arme prisée pour sa simplicité, sa robustesse et sa sécurité.
Fabriqué par la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne (Manufrance), il incarne une approche minimaliste et réfléchie de la chasse.
L'histoire du fusil Simplex est intimement liée à celle de Manufrance.
Le 10 novembre 1887, Etienne Mimard et Pierre Blachon achètent la « Manufacture Française d’Armes et de Tir » de Monsieur Martinier-Collin.
En 1892, s'ouvre le premier magasin de vente à Paris.
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Peu de temps après la découverte de la bicyclette, l'entreprise lance la sienne sous le nom d'Hirondelle.
L'entreprise se lance ensuite dans la fabrication de bicyclettes, adoptant le nom de Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne en 1901.
En 1911, la société prendra le nom de Manufrance et devient une société anonyme ; Etienne Mimard en est le premier directeur général.
En 1911, la société est officiellement rebaptisée Manufrance.
Le célèbre fusil mono-coup Simplex est breveté en 1908 et fabriqué tout au long de l'existence de Manufrance, témoignant de son succès et de sa popularité auprès des chasseurs.
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Durant la Première Guerre mondiale, le corps du Génie et les services de l'Aéronautique commandent plusieurs milliers de fusils Simplex dans sa version "signaleur".
Commercialisée de 1908 à 1980, cette arme mono-coup à canon basculant est réputée pour sa simplicité, sa robustesse et son efficacité.
Le fusil Simplex est apprécié pour sa conception simple et efficace. Voici les éléments clés de sa construction :
D'une longueur de 121,7 cm pour un poids de 2680 g, ce fusil est particulièrement léger.
Toujours dans le cadre de la simplicité, notre fusil est doté d’un simple extracteur activé par une came et un ressort à boudin en mode extraction.
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Le sélecteur disposé sur le col de crosse, permet au tireur d’activer, selon son choix, le départ en premier l’un ou l’autre des canons.
De ce côté, comme l’indique le nom du fusil, la simplicité est de rigueur et le hêtre moins coûteux, a été préféré au noyer.
La qualité des bois est tout à fait ordinaire avec cependant, un parfait alignement des fibres dans l’axe du recul.
Un exemplaire typique du fusil Simplex se présente avec une bascule arborant une petite patine grise, témoignant de son âge.
Le jaspage original a disparu, laissant quelques traces à l’intérieur.
Le mécanisme à chien extérieur est fonctionnel, bien qu'il puisse présenter un léger jeu au verrouillage.
Le canon bascule vers l'avant grâce à un pontet faisant office de levier, avec un repose-doigt intégré.
Le canon, d'une longueur de 65 cm, conserve une partie de son bronzage d'origine, bien qu'il s'éclaircisse légèrement avec le temps.
Il porte les marquages distinctifs "Fusil Simplex Breveté S.G.D.G. Charge d’épreuve T.2. 40-26 Charge normale T.1. 30-21" sur le côté gauche, et "Manufacture Françaises Armes et Cycles de Saint-Etienne Fabrication mécanique Acier Fin Choke 65 Calibre 24" sur le côté droit.
L'intérieur du canon peut présenter quelques piqûres par endroits, mais reste généralement proche du miroir.
Les organes de visée comprennent une hausse fixe en petite cuvette et un guidon de type grain d'orge.
La crosse anglaise, en bois vernis, arbore une jolie patine, avec quelques griffures et petites traces de manipulation.
Une petite fendille peut être présente sur la bordure droite du devant.
Deux battants de bretelle et une plaque de couche en acier complètent l'ensemble.
Ce fusil, fabriqué avant 1911, est un exemple du savoir-faire de la maison stéphanoise.
La bouche du canon surmonté par le guidon de type grain d’orge en laiton.
On notera que la bouche n’est pas équipée d’un choke interchangeable.
Dénué de bande sur le canon, le Simplex est équipé d’une sorte de hausse fixe.
Certains modèles ne disposaient que d’un léger cran en V, en guise de hausse.
Une hausse en demi-lune faisant partie intégrante de la bascule et à guidon de type grain d’orge, constituent les organes de visée de ce fusil.
Cette munition affiche une vitesse initiale de 400 m/s avec une très bonne régularité dans la mesure où l’écart type se chiffre à 4,5 m/s avec un écart de vitesse entre la plus et la moins rapide des cartouches de 11,76 m/s, ce qui peut être considéré comme remarquable.
La distance de 33 m il a été possible de grouper, en moyenne, 135/189 soit 71,43 % de la charge dans le cercle de 76 cm d’une cible conventionnelle.
Le cercle central de 54 cm ayant été atteint par 95 impacts, le pourcentage atteint un peu plus de 50 % des grains de plomb.
Ce fusil de chasse à un coup fut utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts.
Le calibre 16 fut, avant 1970, une des plus courantes des munitions employées dans les fusils de chasse.
Ce fusil de pionnier est incontestablement une arme conçue pour opérer dans les pires conditions.
De par sa simplicité, il y a peu de risque de le voir tomber en panne.
Pour la chasse à la palombe, certains chasseurs ont équipé leur Simplex d’une lunette de type approche/affût.
Quoi de mieux qu’une optique offrant un bon grossissement et un réticule fin pour assurer son tir sur une palombe « marnée » dans les branchages et les feuilles ?
Le canon est marqué Fusil Simplex Breveté S.G.D.G. Charge d’épreuve T.2. 40-26 Charge normale T.1.
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