Le tir au canon à poudre noire est une discipline qui attire à la fois les collectionneurs et les tireurs sportifs. Cependant, cette pratique est soumise à une réglementation stricte, notamment en ce qui concerne le classement des munitions, l'acquisition et la détention des armes et des munitions.
Le reclassement des munitions à poudre noire utilisables dans les armes pré-1900 est un sujet sensible. Les tireurs détenteurs de catégorie B, les armuriers et l’administration trouvent cela plutôt bien, contrairement aux collectionneurs qui sont fort mécontents.
Le Code de la Sécurité Intérieure définit ainsi les munitions de collection : « Munitions et éléments de munition à poudre noire utilisables dans les armes historiques et de collection ainsi que les munitions des armes du h de la présente catégorie.
Jusqu’à présent, il suffisait que la munition remplisse deux conditions pour être considérée comme « de collection » : qu’elle soit utilisable dans des armes d’un modèle antérieur à 1900 et qu’elle soit chargée à poudre noire.
Le ministère a annoncé son intention de supprimer de la catégorie des munitions de collection (D§j) les munitions à étui métallique et à percussion centrale. Finalement, le Ministère a accepté que les munitions d’origine fabriquées avant 1900, resteraient en catégorie D. Mais les munitions à étui métallique fabriquées après 1900 seraient exclues du classement « collection ».
Lire aussi: Découvrez l'histoire des vieux pistolets à poudre
Pour les munitions d’armes d’épaule, la possession de la licence de tir ou d’un permis de chasse sera suffisante. Pour les munitions d’armes de poing, il faudra être titulaire d’une autorisation de catégorie B pour avoir accès à toutes les munitions pour armes pré/1900. Il ne sera pas nécessaire de justifier de posséder une arme dans ce calibre. Il n’y aura pas de quota, et il ne sera pas nécessaire d’avoir une autorisation pour une arme du calibre.
Ainsi les collectionneurs/tireurs disposeront d’un délai pour utiliser les munitions d’armes de poing afin ne pas être accusés de détention illégale de munitions de catégorie B. A moins qu’entre-temps ils demandent une autorisation de catégorie B. Cette demande sera relativement facile pour ceux qui sont déjà licenciés.
Ceux qui sont durement touchés, ce sont les collectionneurs non affiliés à une fédération sportive, qui tiraient dans leurs propres installations. Ils ne pourront plus acquérir de munition ni d’éléments de munitions.
Beaucoup de collectionneurs pratiquent le tir avec leur revolver 1873 en dehors de toute structure sportive, ou en tant que tireur licencié sans catégorie B. Pour eux, le tir n’est pas une finalité, c’est seulement l’aboutissement d’un processus assez long qui comprend donc la fonte des balles, le tournage du jeu d’outils et des étuis, et le rechargement avec la recherche d’une charge précise qui ménage l’arme.
Ceux qui sont simplement licenciés et qui viennent au stand avec leur antique revolver, devront choisir entre demander une autorisation de catégorie B ou laisser tomber le tir avec ces revolvers. S’ils arrêtent, ils vont se retrouver en infraction du fait de leur détention de munitions de catégorie B ! Il faudra qu’ils se dépêchent de les « brûler » avant le 1er janvier 2023, date d’application du changement. Cette date pourrait être décalée en fonction de la date de publication du décret.
Lire aussi: Pistolet à un coup
La licence FFTir est le document indispensable pour pratiquer le tir sportif en France. Elle atteste que vous êtes inscrit dans un club officiel, assuré et autorisé à détenir ou transporter certaines armes.
La Fédération Française de Tir délivre une licence annuelle qui identifie chaque tireur. Sans cette licence, il est impossible d’accéder aux pas de tir officiels ou d’acheter des armes de catégorie C ou B. Depuis 2022, la licence se présente sous la forme d’un QR Code sécurisé, accessible via la plateforme EDEN. En 2025, la loi française impose la licence FFTir pour toute activité de tir sportif.
Le coût de la licence se compose d’une part fédérale fixe (64 € pour un adulte, 44 € pour un jeune) et d’une cotisation variable selon le club (en moyenne 120 à 250 € par an).
En France, les armes sont classées en différentes catégories, allant de A à D, en fonction de leur dangerosité. Les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions.
La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Dans certains pays européens, la législation est plus stricte.
Lire aussi: Fusil Napoléonien : Guide complet
L'achat d'une arme sous licence de tir sportif en France est soumis à des règles strictes pour garantir la sécurité et la légalité.
Ne nécessite pas la présentation d’un titre LICENCE ou PERMIS de CHASSER (Art R312-54 ) mais d'un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-53 ) ( même régime que les armes non létales C 3 et les armes neutralisées C 9 ). Une Licence fédérale, un Permis de Chasser ou une Carte de Collectionneur évitera la présentation du certificat médical.
La déclaration est obligatoire : article L312-4-1 et R312-56 et doit être faite via le SIA au titre de l’alinéa 2 du R312-84 .
Le Code de la Sécurité Intérieure définit les chargeurs comme des pièces constitutives d'armes dans son article R 311 - 1 ( Alinéa 27 ) et soumet leur acquisition et détention aux mêmes obligations que l' arme qui les monte dans son article L 312 - 1.
L' acquisition des modérateurs et silencieux destinés à des armes en percussion centrale est soumise à la présentation du titre de propriété de l' arme qui les monte, en plus des justificatifs de la catégorie ( CERFA ou Fiche de Situation, Facture règlementairement renseignée ...
La pratique du tir n’est pas plus dangereuse qu’une autre discipline. Toutefois, la moindre imprudence peut engendrer de graves conséquences. La sécurité doit faire partie intégrante de « l’esprit tireur », de ce fait elle est donc l’une des composantes de son admission dans un club.
Tirez dans les positions règlementaires : Debout avec ou sans appui, couché, a genou ou assis appuyé sur table spéciale « bench rest ». Vous avez l’obligation de vous équiper d’un indicateur de chambre vide et de l’insérer durant toute suspension de tir.
En cas de raté de percussion : maintenir l’arme canon pointé vers la cible quelques secondes avant de remédier à l’incident (un »long feu » est toujours possible même avec des bonnes munitions). En cas d’incident mécanique avec une arme en cours de tir, il est absolument interdit de quitter son poste avec l’arme avec une cartouche restant engagée dans la chambre ou et chargeur resté coincé avec une cartouche chambrée.
Le tir aux armes de poing ne présente pas plus de dangers que le tir avec d’autres types d’armes. Cependant, du fait de leurs grandes maniabilités et de leurs faibles longueurs, la moindre erreur peut avoir de graves conséquences.
tags: #fft #tir #au #canon #poudre #noire