Cet article explore en détail le fusil Ross MkIII, les optiques utilisées par les tireurs d'élite durant la Première Guerre mondiale, et met en lumière la figure emblématique de Francis Pegahmagabow. Nous aborderons également les colliers Burris XTR Signature comme solution moderne pour le montage d'optiques.
Les colliers Signature sont depuis longtemps un best-seller de la marque Burris, car ils sont à la fois fiables et peu onéreux. Les colliers XTR Signature sont la version tactique de ceux-ci. Tout en restant dans un prix très contenu, ils sont plus costauds, avec six vis de serrage par anneau en aluminium aéronautique et des bases en acier solides qui s'auto-centrent sur les rails Weaver et Picatinny.
Les inserts annulaires XTR Signature peuvent aussi être tournés dans n'importe quel angle, ce qui vous offre un nombre infini de réglages y compris au niveau de la dérive. Vous pouvez faire pivoter les ensembles d'inserts Pos-Align avant, arrière ou les deux pour obtenir le point d'impact exact dont vous avez besoin. Une petite rotation peut pousser la lunette dans n'importe quelle direction.
Les colliers Burris XTR Signature apparaissent comme une solution vraiment intéressante pour les passionnés désireux d'équiper leur lunette d'un montage penté. En effet, la plupart des solutions pour ajouter de la pente à son montage sont exclusives et onéreuses. Burris nous propose ici une solution de très bonne facture mais à un prix contenu. La qualité des matériaux et la fabrication de ces colliers répondent à des exigences de qualité élevées et les choix techniques fait ont des résultats très appréciables. Les inserts en polymère permettent non seulement de penter la lunette ou de corriger un mauvais alignement de celle-ci mais ils permettent aussi et tout simplement de bien serrer la lunette tout en préservant son revêtement de surface.
Bien que le MkIII et le Ross en général aient été considérés comme un désastre pour les troupes canadiennes en raison de problèmes liés aux munitions anglaises, le MkIII sera cependant l’arme préférée des tireurs d’élite canadiens et de plusieurs de leurs homologues anglais durant la Première Guerre mondiale et jusque dans la Deuxième. L’encombrement, le poids, la délicatesse mécanique, la sensibilité aux débris, le magasin un tant soit peu capricieux et la non-compatibilité avec les munitions anglaises sont non avenus pour des tireurs soigneux, expérimentés, patients, en arrière de la première ligne d’affrontement et auxquels sont réservées les munitions de haute qualité canadiennes.
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Même dans sa configuration de base en visée ouverte, le MkIII est déjà un formidable outil pour le tir de précision :
Le développement du fusil de Charles Ross a toujours été pensé avec le tir de compétition longue distance en tête.
Nombre de tireurs prouveront l’efficacité du MkIII mais le nom le plus célèbre qui y est associé est sans aucun doute celui du Sergent-Major Francis Pegahmagabow dit ″Peggy″. Chef indien de la tribu autochtone canadienne des Ojibwé, il est comme tous les autochtones initialement découragés à participer à l’effort de guerre par le gouvernement canadien. Sa persévérance lui permet finalement d’être un des premiers inscrits sur les registres de volontaires en août 1914 à l’entrée en guerre du Canada.
Excellent tireur et meilleur encore dans le rôle d’éclaireur, il est régulièrement impliqué dans des missions d’infiltration à haut risque et le plus souvent de nuit. Il participe activement et toujours avec distinction aux grandes batailles majeures en tant que tireur d’élite et éclaireur : Ypres, mont Sorrel, la Somme (il y sera blessé d’une balle dans la jambe), Passchendaele, Amiens, Arras. On lui attribue 378 soldats allemands tués et 300 prisonniers ce qui fait de lui le soldat le plus prolifique et le héros canadien le plus respecté de la Première Guerre mondiale.
Il est décoré de multiples fois :
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Pendant toute la durée de son service, Francis Pegahmagabow emploiera avec succès le Ross MkIII qu’il conserve comme beaucoup de tireur d’élite même après le retrait du service en 1916. A l’instar d’un autre tireur d’élite célèbre de la seconde guerre mondiale, il semble que Francis ait toujours privilégié une arme dénuée d’optique.
En 1916, un monument à son honneur et à celle de la participation des tribus natives à l’effort de guerre est érigé en Ontario non loin de la réserve où il est né. Ce monument le représente en tenue militaire, un Ross MkIII à l’épaule droite. Le MkIII en question est équipé d’une lunette Winchester A5 pour souligner son excellence en tant que tireur d’élite mais rien ne laisse à penser qu’il ait utilisé une arme ainsi équipée. De plus, il n’y a pas de preuve historique que le MkIII ait été équipé dans cette exacte configuration.
L’attitude de l’armée canadienne vis-à-vis des modifications de terrain pratiquées sur leur matériel est assez laxiste et aux antipodes de la philosophie d’inventaire rigide de l’armée régulière britannique. Les raccourcissements de crosse, montages de lunette et accessoirisassions diverses ne sont pas activement combattues et la place est laissée à l’inventivité des armuriers de section voir à celle du soldat lambda.
Grâce à ce laisser-faire créatif, de nombreuses configurations de montage d’optique sur MkIII ont été réalisées sur le terrain dont un nombre non négligeable de montage à crochet allemands. On constate également des montages de lunettes flottantes type Winchester A5 auxquels presque toutes les nations ont recours à cette époque des débuts de la doctrine du tir de précision en application sur les théâtres de guerre.
Le montage de Winchester A5 sur Ross MkIII est notable car bien qu’étant une modification de terrain, il semble que des unités entières de tireur d’élite y ait eu recours à tel point qu’on constate un certain niveau de standardisation. Deux exemplaires documentés sont connus aujourd’hui.
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Au-delà de ces modifications de terrain, l’ordonnance canadienne se mets à la page de l’empire britannique qui, dépourvu face aux nombreux Scharfschutzer allemands, démarrer son programme de formation et d’équipement pour tireurs d’élite. Cette volonté prend la forme d’un projet de modification de 500 MkIII pour recevoir une optique périscopique de fabrication Warner&Swasey. Une première commande de 250 optiques est passée le 11 Mars 1915, une deuxième le 19 Février 1916 ce qui place le programme canadien de développement d’une arme dédiée aux tireurs d’élite parmi les premiers après les Allemands.
Le montage de cette encombrante et primitive lunette se fait toujours de la même manière : Un rail est vissé en trois points sur le côté gauche du tonnerre. Ce rail présente une section en queue d’aronde et deux encoches distantes de 3cm environ. L’embase de l’optique présente une encoche correspondante à la queue d’aronde du rail ainsi qu’une clavette montée sur ressort qui vient se verrouiller dans une des deux encoches du rail.
Au courant de la Première Guerre mondiale, les choix d’optiques pour équiper les armes de tireurs d’élites sont limités à :
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