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Les Elfes Sylvains - ou Asraï - observent le monde avec des yeux méfiants, sans jamais convoiter ce qui se trouve hors de leur domaine, ni nouer une quelconque amitié avec les étrangers.

Ce sont des êtres mystérieux et secrets, qu’on ne rencontre que très rarement hors de leurs domaines.

Le Temps et les Archives d'Athel Loren

Le temps s’écoule d’étrange manière sous les frondaisons d’Athel Loren : une journée peut passer en un clin d’œil ou s’étirer à jamais.

Elle peut même faire les deux à la fois, car le passage des secondes est on ne peut plus subjectif dans ces clairières intemporelles.

Par conséquent, en Athel Loren, le temps ne correspond que rarement à ce qu’il est dans le monde extérieur, et il n’est même pas homogène en son propre sein.

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Malgré le défi que représente la nature de leur domaine, les Elfes Sylvains parviennent à conserver des archives étonnamment précises de leur propre histoire.

Leur perception s’adapte spontanément à l’évolution du flux temporel de la forêt, et ils trouvent remarquable que d’autres créatures ne puissent accomplir quelque chose d’aussi trivial.

Ils sont aidés en cela par le fait que la Clairière du Roi et le Chêne des Âges, les cœurs jumeaux d’Athel Loren, sont toujours en parfaite harmonie avec le monde extérieur.

Corollaire de ce phénomène, le cycle annuel de la renaissance d’Orion correspond aux étés et aux hivers des contrées voisines.

Les récits des Asraï sont rarement consignés par écrit. L’usage est qu’ils soient préservés à travers les âges sous la forme des chants des scaldes de cour, et des représentations rituelles des Danseurs de Guerre, adeptes de Lœc le narrateur.

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C’est la seconde de ces deux méthodes qui est perçue comme la plus fiable. Bien que les Danseurs de Guerre soient des serviteurs du Dieu Trompeur, leur danse dit vrai même quand leurs mots mentent.

Pour leur part, les scaldes s’attirent les faveurs des seigneurs et des dames en embellissant les réputations et en minimisant les échecs, c’est pourquoi on apprécie leurs chansons en tant que divertissement plutôt qu’en tant que témoignage.

La chronique d’Athel Loren est généralement divisée en "grandes saisons" : la Saison du Renouveau, la Saison de la Rédemption, et ainsi de suite.

L’achèvement d’une grande saison et le commencement de la suivante ne sont pas déterminés par des critères immuables.

Ils s’annoncent au fil d’événements graduels, et on peut très bien se rendre compte que la transition a eu lieu des années après qu’elle se soit achevée.

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Dans les rares halls où l’on préserve des archives écrites, on emploie une méthode similaire à celle de la société d’Ulthuan, d’où sont issus les Elfes Sylvains.

On indique d’abord la grande saison, puis dans l’ordre l’année, la saison mineure et le jour, même si, en Athel Loren, ces deux derniers sont subjectifs au point d’être source de confusion.

Athel Loren avant les Elfes

Naturellement, Athel Loren existait bien avant que les Elfes s’y établissent, bien que les esprits de cette époque n’aient certainement pas marqué le passage du temps.

Aucune trace n’en atteste en tout cas, et les Vénérables Aïeux restants sont peu enclins à parler du temps jadis.

La période antérieure à la venue des Elfes est rattachée à la "Saison de l’Oubli". Certains Elfes soutiennent qu’il s’agissait de l’âge d’or d’Athel Loren, avant qu’ils ne la souillent de leur présence.

Toutefois, la majorité des Elfes pensent que ce n’est qu’après leur arrivée que la forêt a véritablement connu sa splendeur.

À l’aube du monde, Athel Loren prospérait et le Chêne des Ages étendait ses racines à de nombreuses contrées.

L'Ère Glorieuse et la Grande Forêt

Il y a très longtemps, avant la venue du Chaos, avant même l’avènement des Elfes, une grande forêt avait pris racine dans le monde.

Comme tant de choses en cette ère glorieuse, la forêt était l’œuvre des mystérieux Anciens, qui avaient planté ses germes dans le cadre de leur grandiose expérience.

Il ne s’agissait pas d’une flore altérée par la Magie, comme les jungles du sud le deviendraient un jour, mais une forme de vie sans aucun équivalent dans le reste du monde.

Cette grande forêt était différente, car ses arbres hébergeaient de puissants esprits. Nul ne saurait dire s’il s’agissait d’une conséquence délibérée de ce que les Anciens avaient mis en place, ou de l’œuvre des Dieux Elfiques, ou de quelque autre phénomène dont l’influence avait affecté l’âme des arbres.

Quoi qu’il en soit, les arbres se mirent graduellement à penser comme ils n’étaient pas censés le faire, et ils apprirent la colère et la haine.

La grande forêt ne tarda pas à prendre conscience d’elle-même, et des êtres qui rampaient à la surface du monde comme des insectes.

À ce moment-là, le Chêne des Âges qui se trouvait au cœur de la grande forêt avait étendu ses racines à de nombreuses contrées, créant un réseau de racines du monde que les esprits des bois pouvaient emprunter vers des destinations lointaines.

Rencontre avec les Elfes d'Ulthuan

La grande forêt découvrit ainsi les terres d’Avelorn, et rencontra les Elfes d’Ulthuan.

Ces derniers, du fait de leur innocence et de leur émerveillement face à la nature de la grande forêt et de ses esprits, en devinrent on ne peut plus proches.

Riches de cette affinité, les Elfes pouvaient s’entretenir avec les esprits vénérables qui partageaient volontiers leurs secrets.

L’un d’eux en particulier, Durthu, ou Cœur-de-Chêne comme les Elfes le nommèrent, se prit d’affection pour les gens d’Avelorn et leur Reine Éternelle Astarielle.

Avelorn connut alors, pour une brève durée, un âge d’or si radieux qu’il éclipse tout ce qui s’ensuivit.

Sous la garde conjointe des Elfes et des esprits forestiers, les bois et les prairies débordaient de vie. De nombreux esprits quittèrent même la grande forêt pour le paradis d’Avelorn, bien résolus à y éveiller les arbres comme eux-mêmes avaient été éveillés.

Durthu et les siens combattirent les Démons au côté des Elfes.

L'Invasion du Chaos et le Sacrifice d'Astarielle

Suite à l’effondrement des grands portails polaires, le Chaos se répandit dans le monde.

Partout, les civilisations sombraient dans la démence. Ulthuan souffrit tout particulièrement, car les osts Démoniaques appréciaient les âmes Elfiques par-dessus tout.

Le plus grand de ces héros était Ænarion le Défenseur, le premier Roi Phénix. C’est lui qui rallia les Elfes pour contenir la marée Démoniaque, et son exemple poussait son entourage à se montrer d’autant plus valeureux.

Ænarion prit pour épouse la Reine Astarielle, et ils eurent deux enfants remarquables : Morelion et Yvraine.

Tandis que le Roi Phénix se battait pour le salut d’Ulthuan, la Reine Éternelle se retirait dans les bois sanctifiés d’Avelorn pour y élever ses enfants aussi loin que possible du conflit.

Jusqu’ici, Avelorn avait échappé aux horreurs de l’invasion, car les Démons sentaient que Durthu et les siens étaient intrinsèquement similaires à eux-mêmes, et ils préféraient éviter de s’en prendre à son domaine si des proies plus faciles étaient disponibles, mais cela ne pouvait pas durer.

Alors qu’Avelorn brûlait, Durthu et les siens combattirent au côté des Elfes, choisissant de soutenir leurs alliés plutôt que de se réfugier dans la grande forêt. Beaucoup d’esprits furent détruits, d’autres devinrent fous de désespoir, mais ils poursuivirent le combat.

Hélas, ni la vaillance ni la force des armes ne pouvaient sauver Avelorn. La grande forêt ne se laissera pas faire !

Alors que ce jour funeste touchait a sa fin et que tout semblait perdu, Astarielle supplia Durthu de sauver ses enfants. Alors que la forêt se consumait autour d’eux, Durthu restait silencieux, apparemment insensible aux larmes et aux prières.

Le fait d’emmener des créatures à travers les racines du Chêne des Âges aurait été perçu comme une grave transgression, et Durthu ne voulait pas provoquer la colère de ses pairs. Or, durant son séjour en Avelorn, il avait pu constater à quel point l’alliance des Elfes et des esprits sylvestres leur était mutuellement bénéfique.

Quand Durthu parla, ce fut pour consentir à la demande d’Astarielle, mais il l’avertit du prix à payer en retour. S’il sauvait la descendance de la Reine Éternelle, la grande forêt exigerait un jour que de nombreux Elfes la servent et la protègent comme ils le firent pour la terre d’Avelorn.

La Reine Éternelle, demanda-t-il, était-elle disposée à sacrifier l’avenir pour sauver le présent ?

C’est alors qu’un Démon colossal perça les lignes Elfiques, mugissant de triomphe tout en balayant les derniers gardes de la Reine Éternelle de ses quatre bras puissants. Ce spectacle était abominable même pour ce jour d’horreur omniprésente, car il ne s’agissait point d’un simple soudard de l’ost Démoniaque, mais du puissant N'kari, serviteur éminent de Slaanesh l’assoiffé.

Il ne se contentait pas de profaner les corps, il dévorait les esprits : son accolade cruelle n’apportait pas le repos de la mort mais l’anéantissement définitif de l’âme.

La Reine embrassa ses enfants une dernière fois, puis les confia précipitamment à la garde de Durthu.

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