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Le département du Vaucluse, riche de ses divers écosystèmes, abrite une faune variée qui fait l'objet d'une gestion attentive par les acteurs locaux. Cet article explore les différentes espèces de gibier présentes dans le Vaucluse, les enjeux liés à leur élevage et à leur gestion, ainsi que les initiatives mises en place pour assurer la pérennité de la chasse et la conservation de la faune sauvage.

Les Espèces de Gibier en Vaucluse

Le Vaucluse est le foyer de nombreuses espèces de gibier, chacune ayant ses propres particularités et son importance dans l'écosystème local. Voici un aperçu de quelques-unes de ces espèces :

Lapin de Garenne (Oryctolagus cuniculus)

Jusqu’au début des années 1950, le lapin constituait plus de 80 % du fond de chasse en Vaucluse. Il était présent dans toutes les communes et abondait presque partout. En juillet 1953, l’épizootie de myxomatose apparaît sur les communes de Ste Cécile, Sérignan, Lagarde Paréol. Cette épizootie achève son œuvre destructrice en janvier 1954 à Sault et laisse les chasseurs désemparés. Beaucoup arrêteront de chasser pendant plusieurs années. Cette situation plonge les chasseurs dans une ère nouvelle où tous les espoirs résident dans la conservation de sites favorables au lapin et dans la mise sur le marché d’un vaccin à base de recombinant myxomatose/VHD. Après avoir mis en évidence les techniques d’aménagements du milieu favorable à l’espèce, la Fédération a entrepris, en 2004, un test grandeur nature sur la base de lapins d’origine espagnole. L’ensemble des Sociétés qui ont participé à ce test, ont pu mesurer la résistance aux maladies de ces lapins.

Lièvre Commun (Lepus europaeus)

Contrairement à la perdrix et malgré un environnement très favorable composé de petites parcelles de polyculture, le lièvre n’a jamais été abondant en Vaucluse. Animal d’interface bois et culture, le lièvre supporte bien l’évolution des milieux vauclusiens. Ces dernières années, les effectifs sont en progression, même si en terme de densités, nous sommes très loin de celles connues dans les régions de grandes cultures. Les populations en Vaucluse suffisent aux attentes des chasseurs qui ne sont pas habitués à réaliser des tableaux importants et qui dans leur pratique préfèrent la difficulté à l’abondance.

Perdrix Rouge (Alectoris rufa)

La perdrix rouge est restée abondante jusqu’au début des années 1950. Elle est un indicateur biologique des écosystèmes ouverts. La fermeture des milieux et notamment le boisement des versants après 1956 a détruit les biotopes de prédilection de l’espèce. Les chasseurs ont constaté dans les années 1974-1975, une chute brutale des effectifs.

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Faisan (Phasianus colchicus)

Ce n’est qu’après la myxomatose qu’il apparaît dans le paysage cynégétique vauclusien. Jusqu’au milieu des années 1960, le faisan est lâché en repeuplement, les oiseaux proviennent alors de reprises en Europe centrale. A ce jour, le faisan n’a pas toute la place qu’il mérite en Vaucluse, et pourtant les milieux existent, les règles de gestion de l’espèce sont connues et des efforts considérables ont été fait pour améliorer l’espèce.

Sanglier (Sus crofa)

L’extension des surfaces forestières, leur vieillissement, le déclin de l’activité humaine dans ces espaces, l’association en Vaucluse de deux formations végétales complémentaires, chêne blanc et chêne vert atteignant leur stade de maturité ont stimulé le développement des populations dans les années 1990. De 1984 à 1993, nous avons connu une décennie au cours de laquelle les effectifs ont lentement progressé. Cette époque correspond à l’existence d’une population endémique de sangliers. Puis, nous avons connu en Vaucluse une succession d’excellentes glandées de 93 à 97. Les populations de sangliers se sont fortement développées ces dernières années, après trois glandées favorables. Toujours plus de dégâts, toujours plus tôt.

Chevreuil (Capreolus capreolus)

Présent en Vaucluse jusqu’au XVème siècle, le chevreuil avait totalement disparu. Il est réapparu dans le département à partir de populations elles-mêmes introduites dans les départements voisins, Drôme et Alpes de haute Provence. Il est régulièrement signalé dans les Monts de Vaucluse au début des années 1980. De cette situation va naître un projet de lâcher et la création du groupement d’intérêt cynégétique du plateau de Vaucluse en 1987. 125 chevreuils ont été lâchés en 1988 par le G.I.C. En quelques années, la quasi-totalité des communes du Vaucluse ont été occupées. Le plan de chasse a évolué de manière soutenue pour dépasser les 1000 têtes en 2001.

Cerf Élaphe (Cervus elaphus)

En 1954, 1956 et 1958, 16 animaux, 5 cerfs et 11 biches sont relâchés dans les 2263 ha de forêts reconstituées du Mont Ventoux. Aujourd’hui, le cerf est abondant dans le Ventoux. Une deuxième population se développe à la sortie des gorges d’Oppedette originaire d’une introduction faite dans les Alpes de Haute Provence.

Chamois (Rupicapra rupicapra)

Depuis 2005, dans le Vaucluse, il existe deux colonies importantes. Dans le Ventoux, la population estimée pour ce secteur est de 2 à 300 individus. A la limite de Saint Saturnin d’Apt et Javon dans un secteur très accidenté, « le rocher de l’aigle », une deuxième population est installée depuis plus de 10 ans. D’autre part, Le chamois est signalé dans de nombreuxautres massifs du Vaucluse.

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Mouflon (Ovis gmelini)

Sa présence en France est liée à des opérations de repeuplement. C’est le cas pour la population de mouflons du Ventoux. 21 individus ont été lâchés en 1961. Trois noyaux de population vont alors s’individualiser avec assurément peu d’échanges et des fortunes diverses. On peut estimer cette population à 400 à 500 individus avant reproduction.

Autres espèces

Certaines de ces espèces sont présentes en Vaucluse uniquement en hivernage (grives mauvis et litornes), mais la majorité d’entre elles ont à la fois un statut de nicheur et de migrateur hivernant. C’est le cas de la draine et du merle, et de manière plus anecdotique de la musicienne. Unique phasianidé migrateur, la caille des blés arrive dans le département dès avril pour repartir en août-septembre. Mis à part dans les zones céréalières d’altitude (plateau de Sault), et en bord du Rhône et Durance, la caille des blés est peu présente en Vaucluse. Mis à part les limicoles, les canards siffleurs, chipeau, pilet, la sarcelle d'hiver, toutes ces espèces ont à la fois un statut de nicheur et de migrateur hivernant. La chasse des canards existe depuis tout temps sur le domaine public fluvial (Rhône - Durance).

Les Rapaces et Leur Protection

Les rapaces, qu'ils soient diurnes ou nocturnes, sont protégés par la loi du 10 juillet 1976 et figurent sur l'annexe I de la directive oiseaux 79/409, leur conférant ainsi un statut de protection au niveau européen. La chasse ou le tir de ces espèces est strictement interdite. Ces oiseaux jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement des écosystèmes, notamment en contribuant à la régulation des populations de rongeurs.

Leur régime alimentaire varie considérablement selon les espèces. Certaines d'entre elles, comme la Bondrée apivore, se spécialisent dans la capture d'insectes, tandis que d'autres, comme le Circaète Jean-le-Blanc, chassent des reptiles, ou le Balbuzard pêcheur, qui se nourrit de poissons. D'autres rapaces, tels que la Buse variable et le Faucon crécerelle, adoptent un régime alimentaire plus varié, principalement axé sur les micromammifères. Enfin, certains, comme les vautours et le milan noir, se sont spécialisés dans la consommation de cadavres d'animaux.

Tirer sur un rapace constitue une infraction grave, et les contrevenants s'exposent à des sanctions sévères, y compris des amendes conséquentes, des peines de prison, et la perte de leur permis de chasse s’ils sont chasseurs.

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Rôle des Associations et Fédérations

Plusieurs associations et fédérations jouent un rôle essentiel dans la gestion de la faune sauvage et la promotion de la chasse en Vaucluse. Elles assurent diverses missions, parmi lesquelles :

  • Participer à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et à la gestion de la faune sauvage ainsi que ses habitats.
  • Assurer la promotion et la défense de la chasse ainsi que les intérêts de ses adhérents.
  • Apporter son concours à la prévention du braconnage.
  • Organiser la formation des candidates aux épreuves théoriques et pratiques de l'examen pour la délivrance du permis de chasse.
  • Apporter son concours à l'organisation de l'examen de chasse.
  • Conduire des actions d'informations, d'éducation, de formation et d'appui technique à l'intention des gestionnaires des territoires, du public et des chasseurs et, le cas échéant, des gardes-chasse particuliers.
  • Exercer, pour la gestion des associations communales et intercommunales de chasse agréées, les missions qui lui sont confiées par la section 1 du chapitre 2 du titre 2 du livre 4 du code de l'environnement et coordonne l'action de ces associations.
  • Assurer la gestion des plans de chasse individuels conformément aux dispositions des articles du code de l'environnement.
  • Assurer la validation annuelle du permis de chasse accompagnée.
  • Conduire des actions de prévention des dégâts du gibier et assure l'indemnisation des dégâts de grand gibier dans les conditions prévues du code de l'environnement.

Initiatives et Actions Locales

De nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour améliorer la gestion du gibier et favoriser la pratique de la chasse dans le respect de l'environnement. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • Création d'un G.I.L. des forêts domaniales du Mont Ventoux.
  • Faire évoluer les chiens d'arrêt sur l'hippodrome de Bollène, afin d'éviter des entraînements illicites sur les territoires de société de chasse.
  • La promotion de la chasse par le biais de formations, de photos, de reportages, de conférences et de consulting.
  • L'aide et l'expertise en termes de péril animalier dans le cas de dégâts de gibier, de la prévention et de la protection dans ce domaine.
  • Faire respecter les arrêtés préfectoraux en vigueur et le schéma départemental.
  • L'éducation cynégétique des membres des associations.
  • L'organisation de réserves de chasse et des opérations de repeuplement.
  • La promotion de la chasse à l'arc, avec la formation et l'encadrement des nouveaux pratiquants.

La Faisanderie Veyret : Un Exemple d'Élevage de Gibier de Qualité

La Faisanderie Veyret, créée en 1979 à Saint André Le Gaz, est un exemple d'élevage de gibier qui met l'accent sur la qualité et le respect du bien-être animal. L'entreprise élève des faisans, des perdrix, des cailles, des canards et des lièvres.

Chaque année, en moyenne, 1 HA de volières sont refaites permettant d’optimiser les conditions d’élevage. Passionnés de chasse, nous élevons notre gibier tout en respectant sa nature sauvage. Afin d’assurer la traçabilité et satisfaire aux exigences de qualité, nous assurons la reproduction et l’éclosion des faisans et perdrix que nous vendons. Chez la Faisanderie Veyret, l'élevage de gibiers de chasse n'est pas juste un métier, c'est une véritable passion !

En 2000, la capacité de production étant une fois de plus devenue insuffisante, la Faisanderie VEYRET investit dans un 3ème site d’élevage (Tapon). permettant de mieux répondre à la demande croissante de nos clients tout en conservant le haut niveau de qualité du Gibier élevé qui a fait la réputation de l'élevage.

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