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L'histoire des munitions anglaises est riche et complexe, intimement liée aux conflits et aux évolutions technologiques des siècles passés. Cet article se propose d'explorer certains aspects de cette histoire, en se concentrant notamment sur l'utilisation de ces munitions lors de l'expédition de Jacques II en Irlande et sur les découvertes archéologiques récentes.

L'Expédition de Jacques II en Irlande

La cause de l'Irlande n'était pas moins sacrée. C'est en Irlande qu'il faut aller, loin des froids de l'intolérance anglaise. Jacques II était en Irlande, lié par sa fidélité à la religion romaine et par la promesse d'un retour à la tête de l'armée et des fonctions publiques. Mylord Tyrconnel, leur gouverneur, leur offrait un commencement de réparation, les rétablissant dans les charges publiques et leur rendant les propriétés dont ils avaient joui et qui leur avaient été enlevées par les spoliateurs. Jacques II était en Irlande ; il doit y rester. Il faut vaincre ou mourir puisqu'il a du courage.

Il partit donc en mars, obligé de la France, suivant un parlement irlandais, après l'avoir dissipée, pour passer en Écosse. Il avait la magnificence de ses subsides et sa propre cuirasse comme augure de la victoire. « Vous me retrouverez tel que vous me voyez. » Hélas ! Il avait plus besoin de manger que d'héroïsme qui s'attachaient à son entreprise ; et il le prouva devant une table bien servie.

Ce succès venait à propos pour Jacques, et il gagna l'Irlande par la reconnaissance. Il accorda la liberté de conscience pour toutes les communions chrétiennes et réduisit la portion des ministres protestants à la proportion de leur nombre. Il ne s'agissait pas tant d'avoir réparé violemment une violence récente que de faire grâce. Guillaume et Marie déclaraient la guerre à la France (17 mai), justifiée par des actes ouverts de violence et par l'invasion actuelle. De son côté Jacques II lui-même la libre disposition de ses forces, espérant avoir des troupes françaises en Irlande avant l'hiver suivant. Mais la négligence à mettre en usage les secours que la France lui envoyait et qui restaient dans les vaisseaux[19], fit que les munitions que Château-Renaud n'eussent pas encore été distribuées aux jacobites.

Pour autant, après l'arrivée de Tourville, on ne combattit pas. Il écarta les ennemis et se réduisit à la défensive, défiant de la saison avancée. Il se contenta de prévenir de rien faire contre mon royaume de bien considérable.

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Vestiges Archéologiques et Découvertes Récentes

Des fouilles récentes sur d'anciennes positions de l'artillerie britannique ont mis au jour divers objets liés à l'armement et à la vie des soldats. Parmi ces découvertes, on trouve :

  • Un affût lourd de FM Bren.
  • Une pioche anglaise.
  • Un Lee Enfield MK3 et une caisse de chargeur Bren (vide).
  • Un élément de radio anglais (réglage antenne) mis hors d'usage en mai/juin 1940.
  • Un couteau anglais en inox daté de 1939 et régimenté.
  • Un huilier (avec son huile encore impeccable) et un lavoir à ficelle pour l'Enfield.
  • Un petit sextant de poche anglais, exceptionnellement bien conservé, datant de 1985 et trouvé dans les dunes de Dunkerque.

Ces découvertes témoignent de la présence et de l'activité des forces britanniques dans différentes régions et à différentes époques. Elles offrent un aperçu précieux de l'équipement et du matériel utilisés par les soldats, ainsi que de leur vie quotidienne.

Identification des Munitions

L'identification des munitions est une étape cruciale pour prévenir les accidents lors de la découverte d'objets potentiellement dangereux. Voici quelques exemples de munitions françaises et allemandes de la Première Guerre mondiale :

  • Grenade percutante française P2 modèle 1915.
  • Grenade française modèle 1882.
  • Grenades modèle 1914.
  • Grenade sphérique française modèle 1916.
  • Grenades françaises modèle 1915 D en fonte, ou OF en tôle.
  • Grenade CF 1916.
  • Grenade française mixte de 1917.
  • Quelques grenades empennées tirées à l’air comprimé par l’obusier pneumatique Brandt.
  • Grenade à main américaine Mk I (1918).
  • Grenades britanniques Mills.
  • Grenade lacrymogène britannique N° 29.
  • Grenade à main britannique N°2.
  • Grenade britannique Battye (1917).
  • Grenades percutantes française P1.
  • Grenade à fusil française VB (1915).
  • Grenade Besozzi.

Il est impératif de ne jamais manipuler ces objets et de contacter immédiatement les services de déminage.

La Loire et la Résistance

Le département de la Loire entre de plain-pied dans le conflit après la mobilisation de 1939, l’effondrement de 1940 et l’instauration du régime de Vichy. La Loire connaît dès 1940-1942 l’émergence de réseaux et de groupes de résistants : résistance civile (propagande, aide aux réfractaires), renseignement, sabotage d’installations, et constitution de maquis sur les espaces plus isolés du département. Maquis et groupes armés organisent actions de harcèlement, sabotages ferroviaires, aides aux évadés et au passage de clandestins.

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À l’été 1944, après l’évacuation allemande de Saint Étienne et dans la période de rupture militaire qui précède la libération complète du territoire, le département de la Loire est traversé par des colonnes ennemies en retraite ou en manœuvre, composées d’unités allemandes, d’auxiliaires (Tatars, collaborateurs) et de milices. L’opération est attribuée au Commandant Jean (ou Joseph) Marey, chef départemental de l’Armée Secrète (AS) dans la Loire depuis octobre 1943, officier d’active connu pour son sens de l’organisation et sa capacité à structurer les Groupes Mobiles d’Opérations (GMO) et les maquis locaux.

L’arrêt de la colonne a plusieurs effets tangibles : affaiblissement des forces de l’occupant dans la région, récupération d’armement pour rééquiper les maquis, sécurisation de voies de communication pour l’arrivée alliée et renforcement du prestige et de l’autorité des chefs de réseau locaux (Marey en premier lieu).

La trajectoire de Philibert Couzon illustre plusieurs traits communs aux résistants déportés du département de la Loire : engagement précoce, hybridation des activités (renseignement, aide logistique, filières d’évasion), coût humain élevé et rôle important dans la reconstruction mémorielle d’après guerre. Face aux rafles et aux infiltrations, les réseaux durent adopter des procédures de sécurité renforcées : cellules cloisonnées, changements fréquents de codes et de caches, réduction des opérations à risque et recours accru au travail clandestin (renseignement, faux papiers, filières d’évasion) plutôt qu’aux actions armées visible.

L’année 1944 et les opérations alliées en France entraînent une montée des actions de la Résistance destinées à faciliter la libération : attaques sur axes de communication, neutralisation de garnisons et soutien aux offensives alliées. La libération progressive du territoire ligérien s’accompagne de scènes de combats locaux, de règlements de comptes et d’un effort de rétablissement des institutions civiles. Le département conserve de nombreux souvenirs et lieux de mémoire : plaques commémoratives, tombes de résistants, archives locales et musées. La guerre modifie durablement la démographie (morts, déplacés, déportés), l’organisation économique et la structure sociale du département.

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tags: #dime #anglais #munitions #histoire

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