Deux hommes ont été retrouvés morts, tués par balles, dans la nuit de jeudi à vendredi près de Dijon (Côte d’Or), dans les locaux d’une entreprise.
Le parquet local indique que l’auteur présumé de ce double meurtre a été découvert mort non loin.
Les deux corps ont été découverts « par un employé », « dans leurs voitures respectives, sur le parking de l’entreprise », précise le procureur de la République adjoint de Dijon, Pascal Labonne-Collin, dans un communiqué diffusé vendredi soir.
Les deux victimes « avaient été assassinées par arme à feu », et étaient âgées de 42 ans.
Après une traque lancée avec le GIGN national pour retrouver le tueur, les enquêteurs de la section de recherches de Dijon ont ensuite découvert, ce vendredi, un troisième corps, à Lamarche-sur-Saône, à 35 km à l’est de Dijon, sur une aire de pique-nique, « vers 14h30 ».
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Ce troisième corps est celui du tireur présumé, un « salarié de l’entreprise » qui « avait pris la fuite » et qui « était armé », confie le procureur de la République de Dijon.
L’auteur présumé des faits était « instable ».
Selon nos informations, l’homme a été identifié comme étant Laurent L., âgé de 55 ans et vivant dans la région. Un litige entre le tireur et les deux personnes découvertes mortes dans l’entreprise pourrait être à l’origine des faits.
Laurent L. « s’était manifestement suicidé avec son arme », indique le parquet de Dijon, précisant que l’employé « semblait depuis quelques semaines instable ».
« L’enquête va se poursuivre pour déterminer les causes de ce double assassinat », a déclaré le parquet de Dijon.
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Les opérations ont été menées par les gendarmes de la section de recherches de Dijon, appuyés par le Groupe d’observation et de surveillance (GOS) de Dijon, avec l’appui de l’antenne locale du GIGN et de sa formation nationale. 161 militaires ont participé à ces opérations.
Le maire de la municipalité, Lionel Sanchez, avait indiqué s’être rendu tôt vendredi dans l’entreprise afin « d’apporter (son) soutien ».
Le centre communal d'action sociale d'Ahuy (Côte-d'Or) a lancé une cagnotte pour la famille de l'une des victimes du double homicide de Bressey-sur-Tille du 1er août. L'argent récolté servira à aider les deux enfants de la victime.
Si vous souhaitez participer, vous pouvez déposer un chèque en mairie à l'ordre du centre communal d'action sociale (CCAS) d'Ahuy - ou l'envoyer - "en précisant 'famille Mairet' sur l'enveloppe". Les dons par virement sont également acceptés, auquel cas il vous faudra vous rapprocher du secrétariat de mairie.
Pour rappel, les faits se sont déroulés le 1er août vers 5 heures du matin. Un employé d'une entreprise de BTP basée à Bressey-sur-Tille, petite commune à l'est de Dijon, découvre alors les corps sans vie de deux autres employés.
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Une chasse à l'homme s'organise pour retrouver le tueur présumé. 160 militaires issus notamment de la Section de recherches de la gendarmerie de Côte-d'Or sont mobilisés.
Après plusieurs heures de recherches, le cadavre du suspect est finalement retrouvé à une vingtaine de kilomètres des lieux du drame.
Cinq jours après, les circonstances des faits demeurent floues.
« Entre 4 heures 47 et 5 heures 16, sur le parking d’une entreprise de BTP à Bressey-sur-Tille », à une vingtaine de minutes à l’est de Dijon, « étaient découverts par un employé de l’entreprise deux corps sans vie de salariés dans leur voiture respective, sur le parking de l’entreprise », a indiqué le procureur adjoint de Dijon, Pascal Labonne-Collin, dans un communiqué.
L’« assassinat par arme à feu » des deux hommes, âgés de 42 ans, selon les mots du parquet, a entraîné une importante chasse à l’homme dès le début de la matinée.
Selon la gendarmerie, plus de 160 gendarmes ont été mobilisés, de la région et de l’ensemble de la France, et notamment des unités d’élite du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).
Cette « vaste opération » visait à retrouver « l’auteur présumé du double homicide », « salarié de l’entreprise, qui avait pris la fuite et était armé », a précisé le procureur adjoint dans son communiqué.
« Il était mort, s’était manifestement suicidé avec son arme, il avait 55 ans. Il semblait depuis quelques semaines instable, et était en conflit avec les deux personnes assassinées », a précisé le parquet.
Le procureur adjoint n’a pas donné de détails sur les circonstances du double meurtre, ni les mobiles du tireur présumé.
Contactée, la société de BTP touchée par le drame n’a pas souhaité faire de commentaire. Spécialisée dans le béton, elle est récemment née de la fusion de deux sociétés du BTP, unissant deux grandes familles d’entrepreneurs de Côte d’Or.
Lionel Sanchez, maire de Bressey-sur-Tille, petite commune d’un millier d’habitants, a indiqué s’être rendu tôt vendredi dans l’entreprise afin « d’apporter (son) soutien » aux dirigeants et employés.
Selon une communication du parquet vendredi soir, les corps ont été découverts "entre 4h47 et 5h16, par un employé de l’entreprise, dans leur voiture respective, sur le parking de l’entreprise. Ces personnes avait été assassinées par arme à feu, ils avaient tous les deux 42 ans."
Vendredi matin, un périmètre a donc été mis en place autour de l'ancienne usine Maggioni, rachetée en 2022 par le groupe Pennequin. Le secteur a été entouré de rubalise, plusieurs axes routiers sont fermés à la circulation.
Toutes les brigades ont été mobilisées : le peloton de surveillance et d'intervention (PSIG), les agents de l'identification criminelle, celles et ceux du GIGN à Dijon mais aussi des collègues venus en renfort d'autres régions. Également présentes, des unités de la gendarmerie mobile et un hélicoptère.
Selon le parquet, il s'agissait d'un "salarié de l’entreprise, qui avait pris la fuite et était armé." La personne recherchée a été "retrouvée sans vie, vers 14h30 à Lamarche-sur-Saône. Il était mort, s’était manifestement suicidé avec son arme, il avait 55 ans. Il semblait depuis quelques semaines instable et était en conflit avec les deux personnes assassinées."
Selon nos information, la maison d’un homme a aussi été fouillée par le GIGN à Soirans, non loin de Genlis. L'homme en question travaillait dans l'entreprise Maggioni.
Des gendarmes sont venus barricader l'habitation afin d'éviter que des personnes rentrent à l’intérieur.
Selon lui, les victimes ne vivent pas à Bressey-sur-Tille. "J'ai appris ça ce matin par un appel du commandant de gendarmerie, qui m'a informé d'un double homicide. Je me suis rendu immédiatement sur place pour soutenir Monsieur Pennequin (Francis Pennequin, le patron de l'usine, ndlr), qui était présent lui aussi sur les lieux. Les salariés ont été renvoyés chez eux pour la plupart ce matin. Mais il n'y a pas que l'entreprise Maggioni-Pennequin qui était impactée puisque dans la zone artisanale, personne ne pouvait accéder à son entreprise."
De son côté, la commune de Bressey-sur-Tille a annoncé la mise en place d'une cellule psychologique dans la salle du conseil municipal, où les familles des victimes ont été accueillies : "Ils viennent d'arriver. Donc le seul échange qu'on a eu, c'est sur le parking. Je devais présenter mes condoléances et je les ai accueillis dans la salle du conseil municipal."
Vers 16h20, des psychologues sont arrivés à la mairie de Bressey-sur-Tille, où les familles des deux victimes étaient toujours présentes.
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