Le Mac 50, un véritable monument de l’armurerie française, occupe une place spéciale dans le cœur des amateurs d’armes françaises. Ce pistolet semi-automatique, officiellement appelé "Pistolet automatique modèle 1950", est né de la volonté d’uniformisation de l’armement français après la Seconde Guerre mondiale.
Dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, l’armée française devait composer avec une multitude d’armes de poing aux calibres et mécanismes variés, notamment des pistolets Ruby ou des revolvers 1892 qui dataient de la Première Guerre mondiale, mais aussi les PA1935A et S fabriqués en France avant et après l’invasion, des Luger P08 ou P38, récupérés durant le second conflit mondial, mais aussi fabriqués brièvement par la France lorsque l’usine de Mauser, à Oberndorf, était occupée jusqu’en 1947. Cette diversité compliquait l’instruction, la logistique et l’approvisionnement.
C’est dans ce contexte qu’est né le MAC Modèle 1950, appelé aussi MAC-50, un pistolet semi-automatique en 9 mm Parabellum destiné à devenir l’arme réglementaire unique des forces françaises. Le projet est validé officiellement en 1950, d’où son nom, et la production démarre quelques années plus tard à la Manufacture d’armes de Châtellerault (MAC) et de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne.
Inspiré des modèles 1935S et 1935A, il en reprend la simplicité mécanique tout en y apportant des améliorations. Des deux prototypes présentés à la Section technique de l’Armement par la MAS, le plus abouti sera peu modifié et répondra finalement aux critères de fiabilité, précision, maniabilité, puissance d’arrêt et facilité d’entretien par un démontage simple que le rapport final du 11 mai 1950 de la commission d’essais formalisera.
La fabrication du MAC-50 s’est déroulée en deux grandes périodes :
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En tout, plus de 340 000 exemplaires ont été fabriqués.
Dès 1953, le MAC 50 remplace le revolver modèle 92, les MAS 35, PA 35A et autres Colt 1911 dans l’Armée et la gendarmerie, et les P38 chez les CRS. On le met en dotation dans la pénitentiaire et certains services de la police nationale (DST, PJ, RG et PAF). Ce pistolet a été massivement distribué dans toutes les branches de l’armée, de la gendarmerie et de la police française. Le MAC50 est le dernier véritable pistolet réglementaire conçu et fabriqué en France.
Le MAC Modèle 1950 n’a pas seulement été utilisé par la France. Il a été fourni à plusieurs pays alliés ou partenaires dans le cadre de coopérations militaires, principalement en Afrique francophone (Côte d’Ivoire, Gabon, Maroc, Algérie, etc.). Sa simplicité et sa robustesse en ont fait un choix durable dans des contextes logistiques parfois complexes.
Le MAC Modèle 1950 est un pistolet semi‑automatique à action simple (single action) avec certaines particularités.
Voici ses principales caractéristiques :
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Le fonctionnement par court recul permet une bonne fiabilité, même en conditions difficiles. Sa platine amovible facilite l’entretien, ce qui en faisait un choix logique pour l’armée.
L’entretien du Mac 50 est relativement simple grâce à sa conception robuste. Sa platine amovible facilite grandement le nettoyage et les opérations de maintenance.
Un point important concernant la robustesse du MAC50 : comme toute mécanique, elle a ses limites. Le pistolet est endurant, c’est vrai, mais n’oublions pas que certains exemplaires ont longuement servi, parfois à une époque où il n’y avait aucune distinction entre les munitions de MAT49 et de pistolet.
Les Mac 50 étaient généralement livrés avec un étui en cuir, une baguette de nettoyage et un chargeur supplémentaire. Ces accessoires d’origine sont aujourd’hui recherchés par les collectionneurs.
Si vous envisagez d’acquérir un Mac 50, soyez attentif à l’état du canon et des rayures. Les exemplaires disponibles aujourd’hui proviennent généralement des surplus militaires et leur état peut varier considérablement.
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Le pistolet MAC50 est une arme au profil bien équilibré. Le premier point positif est comme mentionné : son équilibre. L’arme est bien proportionnée et tient bien en main. Les plaquettes noires et striées sont certes simples, mais épousent bien la main avec leurs formes arrondies. Beaucoup de personnes se sont plaints que le chien venait leur mordre la peau qui venait se positionner à l’arrière.
Le bouton d’éjection du chargeur est facilement accessible avec le pouce de la main droite, et le chargeur sort sans aucune difficulté. La prise en main pour le tir à deux mains est bonne.
Bien que remplacé par des modèles plus modernes comme le PAMAS G1 (version française du Beretta 92) dans les années 1990, puis par le Glock 17 à partir de 2020, le Mac 50 continue d’occuper une place spéciale dans le cœur des amateurs d’armes françaises.
Le Mac 50 représente une époque où la conception d’armes privilégiait la robustesse et la simplicité d’entretien plutôt que la capacité ou l’ergonomie. Par rapport au SIG Sauer P226 qui l’a progressivement remplacé dans certaines unités, le Mac 50 présente un design plus rustique mais une fiabilité comparable.
Le Beretta 92 est un pistolet semi-automatique italien conçu par Beretta et entré en production dans sa première version en 1976. C'est le plus célèbre et le plus connu des Beretta. Il est plus connu sous l'appellation de M9 par les forces armées des États Unis qui l'ont choisi comme arme de poing, car non seulement il s'est conformé à toutes les prescriptions des cahiers des charges américains, mais il les a amplement dépassé. Le Beretta 92 est le pistolet le plus éprouvé et le plus fiable de l'histoire.
Il s'agit d'une amélioration du modèle 1951 qui a connu un succès commercial considérable. Adopté entre autres par les armées américaine, italienne, canadienne, française, dont notamment la Gendarmerie (Beretta 92G ou PAMAS G1) et une partie de l'armée américaine (sous l'appellation M9 pour le 92F et M10 pour le 92FS).
Il est produit sous licence en Égypte, au Brésil (Taurus PT-92, version locale du 92S) et en Afrique du Sud (sous la forme du Vektor Z-88 dont le chien est plein).
Cette arme est un pistolet de conception très classique, relativement volumineux et lourd en comparaison des armes plus modernes dont le Glock 17 fut le précurseur, ce qui ne pose pas de problème particulier pour les applications militaires. Le Beretta 92 est une arme au design éprouvé qui se caractérise par son chargeur de 15 coups en 9 mm Parabellum et une grande fiabilité.
Malgré tout, la légende qui voudrait que les pistolets Glock n’ont jamais besoin d’être entretenus pour être fiables, demeure une légende. Rien ne résiste à tout et, même pour un Glock, un nettoyage et une lubrification régulière sont nécessaires.
Matériel nécessaire :
Durant cette demi-heure, le solvant se sera évaporé en attaquant toute la crasse et le simple fait de passer un chiffon dessus ensuite la fera partir en poussière.
Après le passage du solvant, les pièces ont toutes été dégraissées. Pour le bon fonctionnement de l’arme et pour la préserver de l’usure et du temps, il est nécessaire de lubrifier certaines pièces.
Enfin, si vous prévoyez de ne pas utiliser votre arme dans un proche avenir, vous pouvez lubrifier l’intérieur du canon pour le préserver de la corrosion pendant le stockage.
Ah oui, n’oublions pas un élément simple mais important : le chargeur. Il est nécessaire de vérifier son encrassement ou la présence éventuelle de dommages apparents. Vérifier en particulier si les lèvres sont écartées ou endommagées ou l’élévateur cassé. Presser l’élévateur du bout du doigt vers le bas puis relâcher le.
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