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L'emploi d'une arme à feu dirigée contre la tête est un mode suicidaire particulièrement violent et grave. Cependant, une balle dans la tête n’est pas toujours mortelle. Cet article explore les divers aspects des blessures par arme à feu au cerveau, en détaillant les facteurs qui influencent la survie et les conséquences psychologiques.

Facteurs Affectant la Gravité des Blessures

Lorsque l’on se tire une balle dans la tête, la gravité de la blessure dépend de plusieurs facteurs :

  • Taille de la balle : Plus la balle est grande, plus les dégâts sont importants, puisque le projectile détruit tous les tissus sur son passage.
  • Type de balle : Les balles à pointe vide, qui se déforment une fois arrivées à leur point d’impact, sont particulièrement dangereuses, car leurs fragments peuvent toucher davantage de tissus du cerveau.
  • Localisation de l'impact : L'endroit où la balle arrive est crucial. Plus c’est loin du centre du cerveau, plus les chances de survie sont grandes.

Trajectoires et Zones Cérébrales Touchées

Les trajectoires de balles les plus graves sont celles qui traversent la tête d’un côté à l’autre et qui touchent sur leur chemin le centre du cerveau. C’est là que se trouvent le tronc cérébral, le diencéphale, et d’autres structures qui, ensemble, gouvernent les fonctions vitales fondamentales comme la respiration, le rythme cardiaque, la pression sanguine et la température. Une balle à travers la bouche peut tuer sur le coup si elle touche le tronc cérébral.

Statistiques et Survie

Quel que soit l’angle, les blessures de balles dans la tête sont souvent fatales. Selon des données de l’Université de Maryland, sur 264 personnes qui en ont été victimes depuis 2000, la plupart sont mortes sur place. Le pic de mortalité s’observe au moment du tir et dans les trois heures qui suivent. Le taux de survie de ceux qui arrivent vivant aux urgences reste relativement faible.

Cas Exceptionnels de Survie

Malgré ces statistiques sombres, des cas exceptionnels de survie existent :

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  • En 2018, des neurochirurgiens ont rapporté le cas d'un homme de 33 ans qui a survécu après qu'une balle ait traversé ses deux lobes frontaux.
  • En 2017, un homme de 45 ans a découvert qu'il vivait avec une balle dans le cerveau depuis l'âge de 5 ans.
  • En 2014, un Albanais de 20 ans a survécu à une balle traversant sa tête de part en part lors d'une roulette russe.

Conséquences Psychologiques et Reconstruction

Un traumatisme psychique peut survenir à tout âge, y compris chez l’enfant, même jeune. Le vécu de l’instant traumatique est variable mais très souvent les personnes décrivent une réaction d’effroi qui les a saisis, quelque chose qui est au-delà de la peur. Chez certaines personnes une dissociation peut apparaître, elle constitue alors un mode de protection du psychisme face à l’effroi.

La reconstruction chirurgicale s'accompagne d'un travail psychique d'élaboration : la relation privilégiée entre le patient et le chirurgien, dont le rôle paraît assimilé à une fonction maternante, et les multiples réparations chirurgicales aident à la restauration narcissique et à l'élaboration du sentiment d'identité.

Réactions Immédiates et Troubles Post-Traumatiques

Les réactions individuelles en réponse immédiate à un événement exceptionnel se regroupent autour du concept central de stress. Succédant à l'alarme et précédant la défense, l'effet essentiel du stress est la mobilisation des ressources de l'individu. Trop intense, répété à de courts intervalles ou prolongé à l'excès, le stress épuise les réserves énergétiques et les capacités de contrôle émotionnel du sujet et donne lieu alors à des modalités de stress dépassé, archaïques, stéréotypées et souvent inadaptatives.

Lorsque des symptômes de stress traumatique sont présents pendant plus de trois jours, mais moins d’un mois, on parle de stress traumatique aigu. Lorsque les symptômes durent plus d’un mois, on parle d’état de stress post-traumatique. D’autres troubles peuvent apparaître, avec ou sans état de stress post-traumatique : dépression caractérisée, anxiété, idées suicidaires, abus ou dépendance à l’alcool, drogues et médicaments.

Tableau Récapitulatif des Armes de Catégorie D

Classement Désignation Caractéristiques Exemples
D - a) Objets dangereux pour la sécurité publique Arme non à feu camouflée Poignard, couteau-poignard, matraque, étoile de Ninja
D - b) Bombes aérosols Capacité de 100 ml maximum Aérosols lacrymogènes ou incapacitantes
D - c) Armes à impulsion électrique Contact Matraque électrique, poing électrique, shocker
D - d) Arme neutralisée Classée aux e, f ou g -
D - e) Arme historique Modèles non dangereux d'avant 1900 -
D - f) Reproduction d'arme Modèle d'avant 1900 Tire uniquement des munitions sans étui métallique

Que Faire Après un Traumatisme Psychique ?

En cas d’événement traumatique unique, ce sont 10 à 40% des personnes exposées qui développent des troubles chroniques. Le soutien reçu dans la réalité (par l’entourage, la hiérarchie, l’Etat…) a un rôle protecteur. Dans ce cas, il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide, et les soins restent efficaces.

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