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Cet article explore l'histoire de l'utilisation des mitrailleuses dans les divisions françaises et allemandes, en mettant en évidence les stratégies, les équipements et l'évolution des tactiques au cours des Première et Seconde Guerres mondiales.

Les débuts de l'utilisation des mitrailleuses

Même si l’invention n’est pas nouvelle, la mitrailleuse va bouleverser les théories sur le champ de bataille. Sa puissance de feu va rendre obsolètes les assauts à la baïonnette et les charges en terrain découvert. Les généraux français comptaient surtout sur le corps à corps et la baïonnette. Jean-Yves Le Naour rappelle ce qu’en disait le général Foch, en février 1914 : « Les lauriers de la victoire flottent à la pointe des baïonnettes ennemies. C’est là qu’il faut aller les prendre, les conquérir par une lutte au corps à corps si on les veut. Se ruer, mais se ruer en nombre et en masse. »

En octobre 1914, au nord de Béthune, l’officier de liaison Edward Spears a vu les dragons charger avec leurs lances, peut-être le dernier assaut de leur histoire dont il est inutile de préciser quel en fut le résultat : « Quel dommage qu’une pareille bravoure fût aussi inutile en face des balles ! »

Dans l’armée française, les mitrailleuses sont utilisées isolées et sans mission définie, d’où une moins grande efficacité. Mais la tactique française est l’opposé de l’allemande. En effet, chez ces derniers, les mitrailleuses sont utilisées en groupe, ce qui permet par des tirs croisés de stopper toute offensive terrestre. Les bilans meurtriers des premières semaines de guerre sont là pour en témoigner.

L'organisation des unités de mitrailleuses allemandes

Dès le début du XXe siècle, l'armée allemande a reconnu le potentiel de la mitrailleuse. Les Maschinen-Gewehr-Abteilung (M.G.A.) sont créés pour maximiser son potentiel tactique. En octobre 1902, leur nombre est porté à 13, puis à 16 en 1906. Chaque M.G.A. ne met en batterie que six mitrailleuses.

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La mitrailleuse MG 08 se révèle être une arme d’une puissance considérable. Les pertes allemandes sont terribles, le plus élevé de toute la Guerre.

Composition d'une M.G.K. : 1 M.G.K. par régiment d'infanterie. Dans chaque régiment, la M.G.K. forme la 13e compagnie. M.G.K. et la Lehr-M.G.K. sont des bataillons de dépôt servant à la formation des jeunes recrues.

Durant le conflit, des unités de mitrailleuses d'Ersartz, Ersatz M.G. sont créées. Ces bataillons n’interviennent qu’à partir de 1915, car les combats consommaient rapidement le matériel.

A partir de 1915, de nouvelles voies allaient être recherchées. Durant la Première Guerre mondiale, les Allemands furent les experts pour développer une arme automatique légère dans ce domaine. L'apparition en septembre 1915, lors de la bataille de Champagne, des Leicht MG Trupps Saxonne, est une des modifications. Cette dernière était divisée en trois sous-sections, commandée par un Unteroffiziere. L'arme est servie par un Gefreiter et trois hommes.

Au sein de l’armée allemande, fut donc la MG 08/15, qui, par sa légèreté et sa maniabilité, devait finir par s’imposer.

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L'utilisation des mitrailleuses dans les divisions françaises

Les Français disposaient d’une mitrailleuse fabriquée en France à Saint-Denis et à Lyon par les Établissements Hotchkiss et Cie. « Elle fut adoptée par l’armée française et mise en service dans les troupes coloniales et les chasseurs alpins.

Cependant, l'organisation et l'utilisation des mitrailleuses dans l'armée française étaient différentes de celles de l'armée allemande. Les mitrailleuses étaient souvent utilisées isolément et sans mission définie, ce qui réduisait leur efficacité.

La Division Mécanique Doumenc

Avant-guerre, le commandant De Gaulle et le général Estienne ont pensé le rôle d’une force blindée dans un conflit à venir. En 1928, le général Doumenc avait dressé les plans d’une division cuirassée. La proposition de Doumenc porte sur une « Division automobile à engins mécanique (typeX-193..) dite ‘division mécanique’». Pour la reconnaissance et la prise de contact, la DM doit disposer d’ « automitrailleuses de cavalerie », protégées contre les balles perforantes jusqu’à 300 mètres, armées de 2 mitrailleuses ou d’un canon de 47 en tourelle. Unité centrale de la division, un « régiment à 3 bataillons automobiles de chars de combat » regroupe des bataillons comportant chacun 3 compagnies mixtes et une compagnie de mitrailleuses. L’artillerie divisionnaire est dotée de 2 groupes (à 12 pièces) de 155 courts sur chenilles et de 2 groupes de 75 tractés.

Doumenc conclut sur le rôle du commandement pour conduire la Division mécanique au combat : « L’ensemble du combat est mené de bout en bout par le général commandant la division, qui se porte en avant, fortement doté de moyens de transmissions, disposant d’un état-major étoffé, et des états-majors des régiments, pour commander les attaques successives et tenir le terrain conquis.

L’originalité essentielle du schéma Doumenc tient au niveau où s’organise l’action interarmes, la compagnie, alors que les Grandes Unités mécaniques ou blindées vont longtemps reposer sur la juxtaposition d’une brigade de char et d’une brigade d’infanterie plus ou moins dotée en moyens de transport et de combat mécanisés.

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Profondément innovante dans son application intégrale de la coopération nécessaire entre chars et infanterie, la division mécanique de Doumenc garde les traces de son époque, avec les éléments d’illusions mais aussi de compromis avec les conceptions ambiantes.

Enseignements de la Guerre

Lors des combats de 1940, pratiquement chaque fois que les chars français étaient arrivés à pénétrer la défense allemande, ils devront rebrousser chemin en abandonnant le terrain chèrement conquis, faute d’un accompagnement d’infanterie. L’idée d’une forte coopération entre chars et infanterie, mais aussi leurs soutiens d’artillerie, de moyens antichars et antiaériens, ainsi que d’aviation, se retrouve donc dans pratiquement tous les avis d’officiers recueillis à partir d’Aout 1940 sur les enseignements à tirer de la Guerre.

La 8e Division d'Infanterie Américaine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la 8e Division d'Infanterie a été envoyée en Europe. Après avoir subi un entraînement en Irlande la 8e DI a débarqué sur la plage d'Utah Beach en Normandie, le 4 juillet 1944 et est entrée dans la bataille le 7 juillet. Après ces actions la 8e DI a traversé la France d'Ouest en Est et a été engagée au Luxembourg à la frontière allemande, a pris part à la Bataille de la forêt de Hürtgen le 20 novembre, puis a libéré Hürtgen le 28 et Brandebourg, le 3 décembre et a poussé jusqu'au bord de la rivière Roer. Le 6 avril 1945 la 8e DI a participé dans le Nord-Ouest à la destruction des forces ennemies dans la Poche de la Ruhr et le 17 sa mission était accomplie. Le 2 mai 1945, comme elle avançait vers le Nord de l'Allemagne, la 8e DI a rencontré le camp de concentration Neuengamme le camp d'extermination de Wöbbelin, près de la ville de Ludwigslust.

Tableau des Généraux de la 8e Division d'Infanterie Américaine

Général Période
Maj. Gen. Philip B. Inconnue
Maj. Gen. James P. Inconnue
Maj. Gen. William E. Inconnue
Maj. Gen. James P. Inconnue
Maj. Gen. Paul E. Inconnue
Maj. Gen. William C. Inconnue
Maj. Gen. Donald A. Inconnue
Maj. Gen. William G. Inconnue
Maj. Gen. Bryant E. Inconnue
Maj. Gen. William M. Inconnue

tags: #division #mitrailleur #historique

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