Le calibre 12 s’est forgé une solide réputation grâce à son utilisation dans des contextes variés, allant de la chasse à des usages militaires. Il conserve une place prépondérante dans l’univers de la chasse grâce à son héritage historique, sa polyvalence et ses performances inégalées.
Une cartouche de calibre 12 est constituée de plusieurs éléments clés, chacun ayant un rôle spécifique dans sa performance :
Élément le plus important du fusil, c'est le canon qui conditionne ses performances. De la qualité de la fabrication du canon dépendra la qualité du tir. Les vertus primordiales pour un canon sont la force, la légèreté relative, l’élasticité, le bon équilibre et la puissance de tir.
Dans les fabrications en grande série, on utilise des barreaux qui sont percés, reforés et alésés sur des machines à commande numérique. Une technique nécessitant des machines à forger complexes et coûteuses est utilisée pour les fabrications en très grande série. Cette méthode combine le forgeage à chaud et le martelage à froid.
La fabrication des tubes est effectuée par étirage en passes successives et le résultat est obtenu par déformation de la matière, sans perçage, afin d'éviter de mélanger des adjuvants à l'acier. Sur des fusils haut de gamme, afin de conserver toute l'élasticité de l'acier et obtenir des performances supérieures, les canons ne sont pas chromés, ils sont fabriqués avec des aciers résistant davantage à l'oxydation.
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Partie terminale du canon, le choke mène un rétrécissement progressif du diamètre de l’âme. En effet, un rétrécissement nul ou faible de l’ordre de 1 à 2 dixièmes de mm aura tendance à former une gerbe cylindrique avec une surface frontale importante, à la sortie du canon l’air pénétrant rapidement dans la gerbe éclatera cette dernière rapidement. Par voie de conséquence, le groupement des plombs sera plus important.
De nos jours, grâce aux nouvelles technologies (chokes longs, rallongés extérieurs et à l’utilisation de nouveaux matériaux, aciers fortement alliés, aciers inoxydables, titane, .. Attention : Quelle que soit la qualité des chokes, il est impératif de veiller à leur entretien, notamment pour ce qui concerne la corrosion. En effet, un choke rouillé à l’intérieur du canon sera très difficile à démonter sans détériorer le taraudage du canon.
Par exemple en CS ou PC on préconise un minimum de 2 à 3/10 de rétreint par rapport à l'alésage de 18,5 d'un cal 12 soit un diamètre de sortie de choke de 18,3 à 18,2 mm minimum.
Depuis, un nouveau composant est apparu sur le marché et il se fait de plus en plus populaire : le TSS. Les billes de Tungsten Super Shot sont tout à fait révolutionnaires pour une simple et bonne raison : elles sont, à l’heure actuelle, les billes les plus denses utilisées dans les cartouches de chasse grand public.
Le Tungsten Super Shot est un alliage entre de la poudre de tungsten et de fer. Le TSS offre une densité de 18 g/cc (pour rappel, le plomb est à 11,3 g/cc) ce qui en fait le composant le plus dense, le plus lourd, jamais utilisé pour des cartouches de chasse. C’est cette caractéristique qui explique l’incroyable puissance du Tungsten Super Shot.
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Le TSS est extrêmement cher. Le cout de revient d’une cartouche à base de Tungsten Super Shot avoisine les 4 ou 5€. Ensuite, la fabrication d’une cartouche à base de TSS n’a que peu en commun avec une munition à base de plomb. La bille de TSS étant si dense, donc beaucoup plus petite qu’une bille de plomb, il faut inclure d’autres composants (appelés Fillers) afin de combler l’espace vide laisser dans la douille.
En conclusion, le Tungsten Super Shot est un composant tout à fait révolutionnaire pour les cartouches de chasse. Son efficacité est absolument redoutable, peu importe le calibre, et jusqu’à de grandes distances. Sa densité est 60% supérieure à celle du plomb.
Le calibre 12 est adapté à une grande variété de gibiers, des petits oiseaux aux grands mammifères comme les sangliers. La munition est l’ensemble qui charge une arme à feu. Elle contient au minimum une charge propulsive et un ou plusieurs projectiles. Étymologiquement, elle signifie la chose dont on se munit. Elle est indissociable de l’arme. Sans elle, une arme ne serait qu’un simple objet inoffensif. C’est la munition qui constitue l’essence même de l’arme à feu.
La munition a cinq principales composantes. En l’absence de l’une de ces choses, la munition ne sera pas opérationnelle:
Connue également sous le nom d’étui, cette partie de la munition a pour rôle principal d’unir toutes les composantes entre elles. Sa fonction primaire est de solidariser l’ensemble des éléments entre eux. Elle constitue le récipient pour la poudre et le dispositif d’allumage (amorce et capsule d’amorçage). C’est une sorte de récipient dans lequel est contenue la poudre, la capsule d’amorçage et l’amorce.
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Au bout du collet de la douille (son extrémité), entre ses lèvres en alliage adapté se trouvent les projectiles. Elle est souvent en laiton, car cet alliage a la capacité de se déformer plastiquement sans se rompre et facilite la mise en forme lors du rechargement. Elle peut également être en aluminium. A son extrémité (appelé collet de la douille), se trouve le projectile serti entre les lèvres de la douille.
Comme elle est censée se déformer sans pour autant céder, elle est faite avec un alliage adapté à cet effet. C’est pourquoi la douille est souvent faite soit en laiton, soit en aluminium.
Il y a en 5 types de culot de douille différent pour deux catégories d’arme à feu.
Cette capsule est ce qui va contenir l’explosif primaire (composé résultant du Fulminate de mercure découvert en 1805) qui va servir à mettre le feu aux poudres. Lorsque l’on parle d’amorce, on fait référence d’une part à l’explosif primaire qui va servir à enflammer la poudre à l’intérieur de la douille, mais aussi à la capsule contenant cet explosif. Cet explosif primaire dont la vitesse de combustion est de 1000m/s est très sensible aux chocs et aux frictions.
La fonction principale de la capsule d’amorçage est de minimiser les risques, car si jamais l’explosif primaire est secoué ne serait-ce qu’un petit peu, le mécanisme se mettra d’aussitôt en marche. La capsule garantit plus de sécurité et de fiabilité à la munition. La principale caractéristique de l’explosif primaire est sa forte sensibilité aux chocs et aux frictions.
Il existe différents types de capsules d'amorçage:
De nos jours, la fonction principale de la poudre en tant que composante d'une munition est d’émettre le gaz qui propulsera le projectile hors de la douille. La vitesse de combustion de l’explosif primaire est d’environ 1000m/s. La découverte de l’explosif primaire remonte à 1805, avec l’utilisation du fulminate de mercure (Alexander Forsyth). Cependant depuis 1926, les amorces Sinoxid® ont vu le jour avec le remplacement du mercure (responsable de l’altération des canons) par le styphnate de plomb. En 1982, un munition appelé Sintox® a été mis sur le marché dans le but de remplacer les métaux lourds par des composés organiques comme le diazole (ou diazodinitrophénol). La tendance actuelle est la suppression des métaux lourds de toutes les amorces.
Aujourd'hui, la fonction principale de la poudre dans une munition est de générer les gaz qui propulseront le projectile hors de la douille. De nos jours, la fonction principale de la poudre en tant que composante d'une munition est d’émettre le gaz qui propulsera le projectile hors de la douille. Pour les armes semi-automatiques ou automatiques, en plus de la propulsion, la charge projectile va servir à réarmer le système de percussion. La poudre n’est pas uniforme.
Pour la petite histoire, connu également sou le nom de charge propulsive, la poudre a été découverte au XIIIe siècle. Découverte en Europe au XIIIe siècle, la charge propulsive utilisée pour les armes à feu était la poudre noire (composée généralement de 75% de nitrate de potassium (salpêtre), 15% de charbon de bois et de 10% de soufre). À cette époque, elle était connue sous le nom de poudre noire, un mélange de 75% de potassium, 15% de charbon de bois et 10% de soufre. La combustion de cette poudre dégage une forte fumée noire et un peu de pression. Les munitions composées de poudre noire produisait 44% de son poids en gaz et 56% de résidus solides. Sa combustion produisait un fort dégagement de fumée noire et une faible pression.
En raison de ces quelques critiques négatives, une poudre moderne a été développée. Cette dernière se prénomme la poudre sans fumée. La nitrocellulose est un polymère formé de monomères de glucose plus ou moins nitrés. Cette composante découverte en 1845 par Alfred Schönbein est un polymère formé de monomères de glucose. Toutefois ce n’est pas n’importe quel glucose, c’est du glucose nitré. Elément de base dans la fabrication de la dynamite, la nitroglycérine a été introduite par Alfred Nobel en 1860. La nitrocellulose est familière à la nitroglycérine qui est l’élément de base de la fabrication de la dynamite. Elle a été introduite pour la première fois pas Alfred Nobel en 1860.
Ainsi selon leur composition, les poudres peuvent être simple base (uniquement à base de nitrocellulose) ou double base (à base de nitroglycérine et de nitrocellulose). La poudre double base proposant d’avantage de groupe oxygène a une vitesse de combustion beaucoup plus importante que la poudre simple base. Il est important de faire la distinction entre combustion et détonation.
La vitesse de combustion de la poudre dépend de la pression à l’intérieur de la cartouche et de la forme des grains de poudre. La quantité de chaleur produite par la combustion d’une masse d’un kilo de poudre. Ainsi la quantité de gaz produit par la combustion de la poudre dépend de la pression et de la géométrie des grains de poudre.
Une poudre à grande vivacité implique une grande surface des grains de poudre par rapport à leur volume. Elle va par conséquent produire un grand volume de gaz et brûler rapidement. De l’autre côté, une poudre lente aura des grains de poudre plus petits par rapport à leur volume. Dans le cas de projectiles lourds, il est nécessaire d’utiliser des munitions comportant une poudre lente car le volume pour la combustion augmente relativement lentement. L’utilisation d’une poudre vive avec un projectile lourd, pourrait provoquer le gonflement du canon. A l’inverse, pour les armes de poing, il est nécessaire d’utiliser des munitions comportant une poudre ayant une grande vivacité afin que toute la combustion soit achevée avant que le projectile ne quitte le canon. Il arrive parfois pour les armes ayant un canon très court d’observer une petite flamme au niveau de la bouche du canon.
Étymologiquement, un projectile est un corps projeté en direction d’une cible avec une arme, ou à la main. En ce qui concerne les munitions, au début, les projectiles étaient des sphères de plomb mou pesant entre 31 à 37 grammes, et d’un diamètre moyen de 18mm. Les premiers munitions étaient pourvues de projectiles sous forme de simples sphères de plomb mou de 31 à 37 grammes environ et d’un diamètre moyen de 18mm. On chargeait ces projectiles par la bouche du canon. C’est seulement à partir des années 1850 que les premiers projectiles en forme de conne font leurs apparitions.
De nos jours, il existe plusieurs formes de projectile, et divers types voire de composition de chemisage. De nos jours, il existe un très grand nombre de formes de projectiles et de type / composition de chemisage:
Il y a deux types de chemisage général dont : Le TMJ ou (Totally Metal Jacketed), et le FMJ Full métal jacketed. Le chemisage TMJ (Totally Metal Jacketed) concerne les projectiles dont la totalité de celui-ci est chemisée (base comprise). Ce type de chemisage est souvent utilisé pour les munitions sans plomb ou métaux lourds dans l’amorce, car il permet d’éviter que le noyau en plomb du projectile ne s’évapore lors de la mise à feu. Toutefois, il y a un chemisage spécial qui devrait susciter l’attention.
Il arrive que la surface de certains projectiles homogènes ou chemisés soit recouverte d’une couche métallique infime (galvanisage). Cette technique réalisée par électrodéposition de cuivre, nickel ou de zinc, permet d’éviter la déposition de plomb à l’intérieur du canon (le projectile étant de diamètre plus important que celui du canon). Cette couverture de protection peut présenter des alliages spéciaux. TMJ : Ce type de chemisage est souvent utilisé pour les munitions dépourvues de plomb ou métaux lourds dans l’amorce.
Certaines munitions militaires sont munies d'un projectile à noyau de plomb nu ou d'un mélange plomb acier avec un revêtement complet TMJ en acier ou en tombac (Cuivre + 5 à 20% Zinc). Chemisage spécial munition militaire: Certaines munitions militaires sont pourvus de projectile en noyau en plomb nu ou d’un mélange plomb acier avec un chemisage complet TMJ en acier ou tombac (Cuivre + 5 à 20% de Zinc).
En revanche, les projectiles utilisés pour la chasse sont pour la plupart à tête creuse (Hollow Point en anglais, HP) ou à pointe mousse (Jacket Soft Point, JSP). Mais malgré tout, les projectiles utilisés pour la chasse sont le plus souvent à pointe creuse (HP) ou à pointe molle (JSP). Dans un contexte de chasse, ces projectiles sont conçus pour faire le maximum de dégâts possibles dans le corps qu’ils touchent, mais surtout pour qu’il n’y ait aucun dommage collatéral (le projectile ne doit pas quitter sa cible).
Utilisée par les Anglais en Inde, les munitions Dum-Dum produites par un arsenal de Dum-Dum à Calcutta étaient les premières à utiliser cette technique pour obtenir cet effet.
Elle a pour action de caler et assurer une poussée uniforme du projectile. Ayant pour action de fixer et d'assurer une poussée uniforme du projectile, la bourre est un tampon qui s'insère entre la poudre et le projectile. Sa composition est généralement un mélange de carton, de liège et de feutre pouvant être lubrifié (appelée alors bourre grasse). Sa composition est généralement un mélange de carton, de liège et de feutre qui peut être lubrifié. Dans ce cas, on parle alors de bourre grasse. La « bourre à jupe » est un cas particulier qui consiste à contenir la grenaille dans un récipient (le gobelet). La "bourre juponnée" est un cas à part qui consiste à contenir la grenaille dans un réceptacle du nom de coupelle.
Il arrive souvent que parler de munition implique de parler de calibre et de cartouche. Pour connaitre et comprendre à la perfection le sujet qui entoure la munition, il est primordial de connaitre ces deux concepts un peu plus intimement. Mais encore, il faut présenter les autres concepts y afférant qui peuvent avoir une importance particulière.
Avant toute chose, le calibre est le diamètre extérieur d’un projectile. On parle de calibre réel quand il s'agit du diamètre d'un projectile et de calibre nominal quand il s'agit du nom de la munition. Parfois le calibre réel ne correspond pas exactement au diamètre réel du projectile. Le calibre nominal d’une munition d’arme de poing peut être exprimé en millimètres (exemple du 9mm Parabellum ou du 7,65mm Browning), en centième de pouce (par exemple le .45ACP avec 1 pouce = 25,4mm) ou même en millième de pouce (par exemple le .357 Magnum).
La cartouche est un étui cylindrique, en métal ou en carton, qui contient, à la fois le projectile et la charge d’une arme à feu. La cartouche est un étui cylindrique, en métal ou en carton, qui contient, à la fois le projectile et la charge d’une arme à feu. Les cartouches à blanc. Elles sont connues également sous le nom de cartouches de marquage ne comportent pas de poudre. Les cartouches à blanc (appelées aussi cartouches de marquage) ne contiennent pas de poudre.
La plupart des cartouches de chasse ont un culot court ou long fait en laiton ou en fer. La plupart des cartouches de chasses sont constitués d’un culot court ou long (en laiton ou en fer).
Le coût de fabrication d'une cartouche de calibre 12 peut varier considérablement en fonction des composants utilisés et des quantités achetées. Les encartoucheurs achètent des millions de composants, ce qui leur permet de bénéficier de prix plus avantageux que les particuliers qui achètent en petites quantités.
Voici un exemple de calcul du coût de fabrication d'une cartouche de calibre 12, basé sur des éléments vendus par une armurerie :
| Éléments | Désignations | Prix | Coût unitaire |
|---|---|---|---|
| Étuis amorcés | 12/65 DGC65 | 15,00 € (pour 100) | 0,15 € |
| Poudre | BA10 | 53,00 € (pour 500g) | 0,08 € (0,7g par cartouche) |
| Jupes | 12 BJ12 | 5,00 € (pour 100) | 0,05 € |
| Plombs | 7,5 B75 | 7,00 € (pour 1000g) | 0,20 € (28g par cartouche) |
| Obturateurs | Cal 12 OBTU 5mm | 2,00 € (pour 100) | 0,02 € |
| Opercules | Cal 12 FL12 | 4,00 € (pour 100) | 0,04 € |
| TOTAL | 0,54 € | ||
Il est important de noter que ces coûts sont indicatifs et peuvent varier en fonction des sources d'approvisionnement et des promotions disponibles.
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