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Dans le département de Loir-et-Cher, une innovation technologique importante a marqué les esprits. Pour la première fois, un vaste comptage de grands gibiers (cerfs élaphes, chevreuils, sangliers) a été réalisé par drone sur le massif forestier de Marchenoir, qui s’étend sur 4 200 hectares. L'opération s'inscrit dans une expérimentation régionale conduite par la Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41), en lien avec les autres fédérations de la région Centre-Val de Loire et celle d’Île-de-France.

Le Plan de Chasse : Un Outil Essentiel

Rendu obligatoire en France en 1978 pour certaines espèces, le plan de chasse assure le développement durable des populations de gibier et préserve leurs habitats, en conciliant les intérêts agricoles, sylvicoles et cynégétiques. Dans ce contexte, les chasseurs ont l’obligation de recueillir des données sur l’état des populations de gibier et de suivre leur tendance d’évolution : observations de terrain et résultats de comptages.

Ces derniers précisent le nombre minimal et maximal de prélèvements autorisés afin de participer à une gestion équilibrée des animaux et des cultures agricoles ou forestières. Toutes les espèces de gibiers peuvent être soumises à plan de chasse. Pour les autres espèces (lièvre, faisan, perdrix grise), l’application d’un plan de chasse peut être décidée par le Préfet sur demande du président de la fédération départementale des chasseurs sur tout ou partie du département.

Elle ne peut être déposée que par la personne physique ou morale (société de chasse, ACCA, etc.) détenant le droit de chasse sur le territoire concerné. Lors de l’instruction de la demande, la Fédération des Chasseurs peut exiger du demandeur qu’il justifie de son droit de chasse. Toutefois, lorsque le contrat de location ou de mise à disposition gratuite du droit de chasse le prévoit expressément, la demande est faite par le propriétaire ou son mandataire.

Le détenteur du plan de chasse, muni de sa décision d’attribution, doit retirer les bracelets accordés auprès de la FDC. Les attributions, suite aux demandes de plan de chasse, font l’objet d’une seule décision. Toutefois, concernant le sanglier, une attribution supplémentaire est possible, sur la base de demandes complémentaires. Ces demandes sont légitimes dès lors que l’attribution initiale se révèle notoirement insuffisante.

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La Mutualisation des Bracelets

Le nombre d’animaux à prélever est fixé pour un détenteur et un territoire déterminé : les animaux figurant sur un plan de chasse ne peuvent en aucun être prélevés sur des parcelles non comprises dans ce plan de chasse. Toutefois, la réglementation offre la possibilité aux bénéficiaires de plans de chasse individuels de gérer ensemble leurs territoires : on parle alors de mutualisation des bracelets accordés à chacun des intéressés. Les intéressés informent le président de la fédération départementale des chasseurs par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le Comptage par Drone : Une Révolution

Quatorze télépilotes, issus des six Fédérations des chasseurs de la région, ont été mobilisés pour appliquer un protocole fondé sur les expériences précédentes à Amboise (2023) et Hableau (2024). Deux semaines de préparation technique ont été nécessaires en amont : découpage du territoire en zones de 300 hectares, repérage des sites de décollage et briefing des équipes.

L’opération s’est tenue fin février, une période propice à l’observation grâce à la nudité des feuillus et à de bonnes conditions thermiques. Chaque télépilote, équipé d’un drone à capteur thermique et accompagné d’un observateur, qu'il soit technicien, chasseur, agriculteur ou encore forestier, a survolé son secteur sans perturber la faune notamment grâce à une altitude de vol de 120 mètres.

En 2017, pour le comptage des cervidés de la forêt de Marchenoir, entre 250 et 300 personnes avaient été mobilisées avec, en amont, beaucoup de préparation. En 2025, pour ce même comptage, seuls quatorze télépilotes de drones épaulés par quatorze personnes pour la prise de notes ont été nécessaires.

Chaque pilote s’est vu attribuer une surface de 300 ha à prospecter. « Nous descendions parfois à 70 mètres pour préciser une identification. Jusqu’à 50 m, le comportement des animaux reste sans changement, en dessous de 20 m, il y a de la perturbation. » Chaque drone est équipé d’une caméra thermique, l’hiver est donc privilégié pour le contraste entre la chaleur corporelle de l’animal et son environnement.

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« Les coordonnées GPS, l’espèce, s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle, le nombre d’individus sont notés, et pour les cervidés une photo et une vidéo sont prises. Le dépouillement des données collectées est ainsi largement facilité. » Identifier thermiquement un animal demande un coup d’œil qui s’acquiert avec la pratique.

« Une forme rectangulaire longue et large c’est un cerf ; large et courte, un sanglier. Mais parfois une vérification s’impose, complète Éloïse. La détection par drone est l’avenir, mais convient à des massifs peu peuplés en résineux. » Depuis trois-quatre ans, la Fédération peut procéder à la détection de faons avant la fauche des foins, « pour la préservation des jeunes animaux. »

Résultats Encourageants

Les conditions météo étaient satisfaisantes malgré un vent de 20 km/h et elles ont permis 64 observations de cerfs élaphes, dont une harde impressionnante de 53 individus. Au total, un effectif minimum de 268 cerfs a été recensé, dont 86 % sur moins de la moitié de la surface étudiée. Des sangliers, chevreuils et autres espèces (renards, martres, blaireaux, bécasses) ont également été comptabilisés.

Cette méthode innovante promet d'améliorer la précision des estimations et d’optimiser la gestion du grand gibier.

La Chasse en Sologne et aux Alentours d'Orléans

La chasse à Orléans est inexorablement associée à la région cynégétique phare qu’est la Sologne. De façon historique, la Sologne et la chasse partagent un amour réciproque. La variété de ses biotopes, le goût prononcé des rois de France pour la chasse à courre, la proximité de Paris et surtout la richesse du gibier ont fait de la Sologne un territoire naturellement porté vers la chasse.

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Ancienne forêt royale reconnaissable à ses carrefours en étoile, la forêt domaniale d’Orléans offre un territoire de chasse de 35.000 ha de forêts. La forêt domaniale d’Orléans se compose de 4 massifs forestiers : Orléans , Ingrannes, Lorris Chateauneuf, Lorris les Bordes. Le territoire offre une diversité de paysages exceptionnels avec ses forêts qui occupent 62% de sa surface.

En Loir-et-Cher, ce sont les comités de gestion cynégétique qui arrêtent les critères d’attribution des plans de chasse en s’appuyant sur l’état des populations sur le département réalisé lors d’opération de comptage.

Les chasses privées sont la forme la plus répandue des groupements de chasseurs. L’étendue du territoire de chasse solognot est conséquent ; il représente plus de 80 % de la superficie totale des communes (190 000 ha) et serait constitué à 97 % de chasses privés. La Sologne attirait en 2004 environ 23 000 pratiquants, soit 1 chasseur pour 15 habitants.

Offre Touristique

En réservant un hôtel à Orléans, vous pourrez compléter votre séjour de chasse, ou permettre à vos accompagnants non chasseurs, d’accéder à de multiples activités. Une visite d’Orléans, de sa vieille ville, sa cathédrale, des bords de Loire est une activité dont la côte est en augmentation (1,4 millions de touristes étrangers en été 2019) et qui mérite un détour. Aux alentours d’Orléans, vous pourrez facilement visiter le Château de la Ferté Saint Aubin, le Château de Chambord à 35 km.

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