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Pendant trois siècles, l’Europe est travaillée par l’effort de construction des états-nations concurrents.

La guerre exprime la puissance terrifiante et protectrice du souverain, délimite des frontières linéaires qui se substituent peu à peu aux mosaïques indéfendables des relations de suzeraineté, contribue à unifier les peuples.

Elle est indissociable des révolutions industrielles, de l’émergence du capitalisme, de l’existence de la classe ouvrière.

En France, du « Secrétariat de la guerre » au XVIIe siècle, au « Conseil » puis au « Comité de la guerre », plus secret, au XVIIIe, la guerre est la prérogative d’un petit nombre autour du souverain.

C’est le temps d’une intense mise en ordre par les textes, notamment après 1673, en partie sous l’impulsion de Vauban.

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La puissance de feu qui fait la décision est donnée par l’artillerie de campagne et le fusil à baïonnette. Evolution suivie avec prudence en France.

Le Régiment des fusiliers du Roi n’a guère qu’une fonction expérimentale au XVIIe siècle et des ordonnances de 1665 et 1666 interdisent l’usage du fusil, contre l’avis des soldats qui l’ont expérimenté.

Il faut attendre le lendemain de la guerre de Sept Ans (1763), pour voir Gribeauval, nommé inspecteur général d’Artillerie par Choiseul, proposer un système d’artillerie légère contre le « système Vallière », encore marqué par l’ère des grosses pièces de la guerre de sièges.

L’une des qualités essentielles de l’arme est dès lors sa mobilité pour être approchée de l’ennemi à bonne portée de tir.

L’ordonnance décidée en Conseil le 13 août 1765 entérine l’allègement et le raccourcissement des pièces qui suivent les régiments en ligne, la standardisation des affûts et le réglage de la hausse par une vis de maniement rapide.

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La puissance de feu en est doublée.

Mais l’ordonnance reste manuscrite, est remise en cause en 1772, le système n’étant définitivement adopté qu’à la veille de la Révolution.

Le fusil - de « foisil » ou « focile » (italien) = pierre à feu - est une platine à silex.

Celle-ci semble être véritablement mise au point vers 1610, par les frères Le Bourgeois, arquebusiers à Lisieux et Paris.

Les étincelles sont produites par le choc d’un silex sur une batterie basculante et tombent dans le bassinet rempli de poudre, en contact avec la charge par une lumière percée dans le canon.

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Une gâchette retient le chien, armé du silex, et soumis à la pression d’un grand ressort.

La pression sur la détente libère le chien.

Cette arme permet de tirer 2 coups par minute, avec une portée utile de 200 à 300 mètres.

D’abord fichée dans le canon, la baïonnette trouve sa douille en 1684, son cran de fixation en 1687, et une ordonnance de 1689 dote toute l’infanterie française du fusil à baïonnette.

En alignant plusieurs rangs de fusiliers on obtient une puissance de feu qui fait la décision.

La tactique peut alors imaginer de multiples combinaisons aux différentes échelles : pour l’ensemble, l’ordre mince, l’ordre oblique, et d’autres, pour le détail, la ligne, le rang ou la file, la colonne, la formation en tirailleurs, etc.

L’art de la guerre est à refaire.

La discipline et l’uniformité des gestes des soldats sont essentielles, et donc l’obéissance, littéralement, à la baguette.

La constitution du système étatique est l'œuvre de l’entrepreneur général Maximilien Titon.

Cela commence comme la saga d’une famille dont l’ascension accompagne celle de l’État qu’elle sert.

Descendant d’artisans brodeurs et fleuristes au service de la Cour, Maximilien Titon (1632-1711) est le fils destiné à s’élever.

Après avoir vendu des armes sur le pont Notre Dame, il connaît des fortunes diverses.

Mais il rédige un mémoire adressé au Roi qui lui suggère de se doter de fabriques et de magasins d’armes.

En 1665, la création du Magasin royal de la Bastille vise à uniformiser l’équipement.

Toutes les armes, commandées exclusivement à Charleville et Saint-Étienne, y seront entreposées et éprouvées avant d’être fournies aux troupes, à qui tout autre fournisseur est en principe interdit.

La direction est confiée à Maximilien Titon, entrepreneur général.

La mission dont il s’acquitte pendant tant d’années se résume en un objectif : rassembler au service du roi des ouvriers, des entreprises et des techniques éparses, hétéroclites, rares et souvent exclusivement étrangères, en bref assurer le monopole royal sur le calibre de guerre et capter des technologies.

Qu'est-ce qu'un armurier ?

Mais que l'on se rassure. importance.

Armurier regroupe en réalité plusieurs métiers.

En tant qu’artisan, l'armurier ne fabrique pas une arme à lui seul.

Selon les pièces et les parties de l’arme, les savoirs et technologies à mettre en œuvre sont différents. La fabrication est toujours un travail d’équipe.

L'artisan qui travaille le canon ou le dispositif central amovible d’un fusil et qui implique des pièces dont la fabrication est complexe n’est pas le même que l’artisan qui va œuvrer à la construction de la crosse en bois.

Cependant, tous sont armuriers : armurier bois, armurier fer, graveur, décorateur bois, garnisseur.

Quelle que soit la pièce à élaborer, le travail de l’armurier exige une extrême précision des gestes.

La partie esthétique de l’arme n’est pas moins importante.

L'armurier peut travailler pour l'armée, la police ou la gendarmerie.

Il existe très peu de formations professionnelles préparant au métier d’armurier.

En France, un seul établissement situé à Saint-Etienne (lycée Fourneyron-Monnet) dispense un enseignement et délivre deux diplômes relatifs à l’armurerie :niveau CAP CAP armurerie (fabrication et réparation) niveau bac BMA armurerie.

Certains armuriers se font restaurateurs d’armes plus ou moins anciennes et détériorées.

D’autres, dans les régions où la chasse est une activité populaire, se contentent d’être vendeurs au détail.

L'industrie armurière française

Depuis 1820, la signature de l’armurerie françaisePlus de deux siècles de savoir-faire au service des chasseurs et des professionnels de la sécurité. Verney‑Carron incarne l’excellence et la tradition armurière française.

Chaque arme Verney‑Carron est conçue et assemblée dans nos ateliers à Saint‑Étienne, berceau historique de l’armurerie. Depuis 1820, Verney‑Carron incarne l’excellence de l’armurerie française.

Alliant un savoir‑faire ancestral à l’innovation technique, la maison conçoit des fusils et carabines de chasse haute précision, reconnus pour leur fiabilité et leur élégance.

Chaque arme est le fruit d’un processus artisanal rigoureux, fondé sur le respect des traditions et la recherche constante de performance.

Depuis plus de deux siècles, Verney‑Carron est une référence incontournable dans l’univers de l’armurerie française.

Fondée en 1820 à Saint‑Étienne, berceau historique de la fabrication d’armes en France, la maison perpétue un savoir-faire artisanal unique, transmis de génération en génération.

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