Après la purge « Nude nuns with big guns », on était en droit de présumer de la piètre qualité de ce « Hobo with a shotgun » du fait d'un titre similaire. Que nenni ! Fini la « sexploitation », on est ici dans un hommage aux westerns urbains aux relents post-apocalyptiques type « Exterminator II ». Et le jeune réalisateur canadien Jason Eisener est celui qui va le plus loin dans la surenchère crade et sanglante.
Il existe des films qui sont déjà cultes avant même le premier tour de manivelle. Hobo with a shotgun est le long métrage tiré du trailer du même nom qui avait fait sensation dans le Grindhouse de Rodriguez et Tarantino.
Tout comme Machete, Hobo a eu les honneurs de voir son histoire étirée sur 1h30 et ça ce sent! Hobo with a shotgun ravira les aficionados (dont je fais partie) d'une pop culture déviante directement issue des années 70 et 80. Hobo rend hommage à tout un pan du cinoche ricain avec une joie assez communicative.
Sont conviés : Charles Bronson et ses Death Wish, La Troma, Romero, Carpenter, Lustig, Street Trash et j'en passe! Au niveau technique et artistique, c'est une réussite complète. L'hommage est ultra stylisé et le chef op Karim Hussein fait des merveilles derrière sa caméra, la dessus, rien à redire.
En 2007, le jeune réalisateur canadien Jason Eisener s'était vu remporté le concours de fausse bande-annonce organisé par la firme « Grindhouse » (Robert Rodriguez - Quentin Tarantino) avec le trailer d'un film fictif nommé « Hobo with a shotgun », mettant en scène un sans-abri désabusé et un peu secoué qui se mettait martel en tête de faire le ménage dans une ville en proie à une violence sans limite à grand coup de fusil à pompe... Résultat, sa bande-annonce avait été projeté dans les salles américaines et canadiennes avant la diffusion du diptyque « Planet Terror - Boulevard de la mort ».
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Et, à l'instar de « Machete », elle avait suscitée un tel engouement que la voici commuée, trois ans plus tard, en un long-métrage, le tout premier de la carrière de Eisener. Ce-dernier reprend donc les bases, saynètes clés et répliques chocs de sa courte recette, et confie cette fois le rôle-titre non plus à un anonyme mais à Rutger Hauer (« Hitcher », « Blade runner », « The osterman weekend », …), excellent en clochard vengeur, comme habité par une mission divine, qui débarque par hasard dans une petite ville où un père et ses deux fils font régner la terreur et le chaos.
A partir de là, le scénario n'est plus qu'un vulgaire prétexte à une succession de scènes gores en tout genre, les litres d'hémoglobines jaillissent des têtes coupées tels le pétrole d'un geyser, et les massacres et sévices feraient pâlir un GI américain ayant servi en Irak. Eisener empile alors les séquences de morts brutales d'une manière un peu excessive par moment, avec un léger manque de maîtrise proche de la confusion, ce qui devrait vite en lasser plus d'un, mais au moins, il s'est creusé la tête pour styliser la mise à mort de ses protagonistes les plus malchanceux.
Si son film tombe rapidement dans la surenchère de violence gratuite et débile, ce n'est jamais pour se la jouer dérangeant avec un côté provoc' à deux balles, et on sent bien que le jeune cinéaste n'est pas du genre à se prendre la tête et à se la péter prétentieux en glissant uniquement des références déguisées. Le tout est servi avec un humour potache et un esprit au centième degré. Ne reculant devant aucun interdit et aucune concession formatée, il se permet absolument tout, même quelques instants d'émotions et d'espoir contrastant vivement avec le nihilisme et l'horreur omniprésents. C'est jubilatoire, trash à souhait, ça part dans tous les sens sans la moindre seconde de répit, et la bande-son 80's à de la gueule.
Certes « Hobo with a shotgun » peut être qualifié de petit OVNI, le genre de films à ne pas mettre entre toutes les mains et qui se distingue par son côté anticonformiste, complètement décalé, fou et déjanté, mais il n'est finalement rien de plus qu'une série Z ultra-sanglante, un nouvel hommage très appuyé aux nanars des années 80 et au cinéma bis ayant peuplé la jeunesse de beaucoup de cinéphiles, chose qui est autant à la mode ces-derniers temps que l'écologie. En tout cas, difficile d'y rester insensible, beaucoup le détesteront, d'autres l'apprécieront, certains y verront une daube ultime, certains un chef-d’œuvre inclassable.
« Hobo » mérite amplement sa mention -16 tant il est à la fois gore et immoral. Le pitch est simple : un clochard, blasé et misanthrope, débarque dans une ville miteuse et corrompue, sorte de Sodome et Gomorrhe, dirigée d'une main de fer par un patriarche et ses 2 insupportables rejetons particulièrement sadiques et despotiques. Précisons que ce clochard est incarné par Rutger Hauer (« Blade Runner », « Sin City »...) qui réussit l'exploit de sublimer un rôle aussi crasseux. Après avoir assisté impuissant aux agissements les plus affreux (meurtres, exploitation, viols, pédophilie, drogue, jeux sadiques...) et s'être fait lui même malmené avec la complaisance d'une police corrompue, ce dernier va trouver un fusil à pompe (ben oui le titre c'est « Hobo with a shotgun ») et c'est parti pour presque 1h de vendetta purgative accompagnée de son lot de têtes éclatés et d'hectolitres d'hémoglobine.
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On est ici totalement dans l'hommage Grindhouse avec une violence sans limites, un scénario léger assumé, des acteurs de seconde zone qui s'amusent et des invraisemblances énormes volontaires. Le tout est présenté dans un traitement graphique stylé, très colorisé, où le budget relativement serré est utilisé de manière efficace.
« Hobo » est donc un hommage déjanté, efficace, brillant et surprenant qui sort du panier, doublé d'un galop d'essai intéressant pour un jeune réalisateur que l'on ne manquera pas de suivre dans l'avenir. "Ouah...mais c'était quoi ce film ? " voilà exactement ce que je me suis dit pendant le générique de fin. Aujourd'hui j'ai la réponse à ma question : Un bon gros nanar éminemment kitsch et gore d'une violence excessive mais complètement assumée.
Très bon pour se défouler. On ne demande pas à ce film d'être un chef-d’œuvre inoubliable. Il est pourtant excellent. Il possède un scénario simple construit autour d'un monde déjanté dans lequel aucune justice n'entrave aucune violence et aucune inégalité. C'est une extrapolation de la Société vers laquelle nous sommes en train lentement de glisser depuis quelques années. Un histoire visionnaire bien réalisée avec des effets gores à la papa parfaitement conçus.
Il est clair que le film ne se destine pas à tout les publics, et que son fond est assez creux. Voilà comment d'une simple bande annonce est né Hobo with a Shotgun, premier long métrage du jeune réalisateur canadien Jason Eisener. Un monde cynique et malsain, où corruption, violence, prostitution sont le quotidien d'une petite ville américaine, soudainement bouleversée par l'arrivée d'un clochard. Transformé en redresseur de tort, il va ainsi nettoyer la ville de cette vermine, accompagné de son précieux fusil, faisant de celui ci un acteur à part entière.
Une véritable chasse à l'homme s'installe progressivement, ponctuée de scènes gores déjantées, aux couleurs criardes, à la bande son hypnotique. Rutger Hauer est parfait comme à son habitude et l'ambiance captive autant qu'il dérange. Certains y verront probablement une dimension politique, voire un odieux plaidoyer réactionnaire en faveur de l'auto-défense : sincèrement, je n'y crois pas une seconde.
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Rien que la genèse du projet est énorme : un festival de fausses bandes-annonces où la meilleure serait récompensée d'un vrai long-métrage, débouchant ainsi sur ce « Hobo with a Shotgun », pur plaisir coupable conçu et pensé tel quel. D'emblée, le ton est donné : générique « westernien », couleurs saturées, musique parfaitement adaptée... On ne nous ment pas sur la marchandise, ça va être du bon gros délire « grindhouse » fun et décomplexé, soit précisément ce qu'on était venu chercher. Pour autant, Jason Eisener ne fait jamais n'importe quoi. Certes, c'est basique, mais il y a un vrai cheminement, des personnages ayant des raisons d'agir comme ils le font : ça n'est ni très subtil et encore moins sophistiqué, mais ça fonctionne, d'autant qu'on ne va pas se mentir : voir des ordures de la pire espèce se faire massacrer violemment est toujours réjouissant.
Plaisir également de revoir le grand Rutger Hauer dans un premier rôle, même dans une série B comme celle-ci, bien accompagné pour l'occasion par la jolie Molly Dunsworth, charismatique et curieusement peu revue depuis. "Hobo with a shotgun" est l'histoire d'une ville où règne la loi du plus fort où un père et ses 2 fils font régner la terreur. Arrive en ville un clochard, Hobo, qui décide de faire régner la justice grâce à son fusil à pompe.Sur un scénario assez simple, Jason Eisener, signe un film très coloré, souvent rouge sang dans lequel les scènes gores et violentes se multiplient. Le réalisateur a de toute évidence voulu travailler dans un registre "deuxième degré" style "Adam Chaplin".
Toujours est il que les amateurs de gore seront comblés...Si le film est ultraviolent, il n'est jamais sérieux. Le style du film est en revanche très marqué années 80 tant sur le plan de la musique que de la photographie.Coté casting, on retrouve principalement Rutger Hauer, abonné dorénavant aux "B et Z movies" dont la filmographie est bien remplie. "Un clochard avec un fusil à pompe" est un assez bon film gore, avec une seule raison d'être : celle du justicier, ce qui tranche avec bon nombre de films du genre, où un malade plus ou moins indestructible tue des innocents.Là, l’antihéros utilise certes la manière forte, mais pour rendre la justice.
Premier long-métrage (très prometteur) de la part de Jason Eisener (à qui on doit l’excellent court-métrage Treevenge - 2008, dans lequel des sapins de Noël prenaient vie afin de se venger de leur génocide hivernal). Revenons en aux prémices, tout a commencé lorsque les deux compères Tarantino & Rodriguez ont lancés un concours de fausses bandes-annonces à l’occasion de la sortie au cinéma de leur diptyque "grindhouse", comprenant Boulevard de la mort (2007) & Planète terreur (2007). C’est à ce moment là que la fausse bande-annonce de Jason Eisener voit le jour (et gagne le concours). Suite à l’engouement rencontré par public, il décide d’en faire un long-métrage éponyme (c’est exactement la même chose qui arrive à Robert Rodriguez avec son film Machete - 2010).
Avec Hobo with a Shotgun (2011), on retrouve comme son titre l’indique, un héros pas comme les autres, en la personne d’un clochard qui décide de faire régner la justice lui-même, armé d’un fusil à pompe et d’une bonne dose de courage. On obtient au final, une Série B dans le plus pure style "grindhouse", avec une qualité photo si particulière (et que l’on apprécie), une violence outrancière, ordurière et politiquement incorrecte (on échappe pas aux infanticides !), aucune valeur morale et encore moins de compassion, on est véritablement devant un vigilante-movie sans concession et comme on en fait plus (ou alors tellement aseptisé qu’ils en deviennent dénué d’intérêt), où malgré un faible budget, Jason Eisener fait des merveilles et nous amuse durant près de 90 minutes.
Rutger Hauer, révélé grâce à des films tels que Blade Runner (1982) ou Hitcher (1986) n’avait pas su profiter de sa notoriété et a cumulé pendant de longues années, les Séries B sans saveur, toutes exploitées en DTV. Certes, on a pu le retrouver dans des blockbusters tels que Sin City (2005) ou Batman Begins (2005), mais ce n’était à chaque fois que des courtes apparitions. Cette fois-ci, il semblerait qu’il prenne sa revanche, bénéficiant d’un rôle improbable qui le met enfin sur le devant de la scène.
Affiche style 80,s, sujet style 80,s, saturation des couleurs et look style 80,s, pots de peintures couleur hémoglobine style 80,s, et même Rutger Hauer!!! Incroyable! Ce film est un ovni de série Z d'aujourd'hui et je suis certain qu'il a plu à Tarantino, Carpenter, Jackson ou encore Rodriguez! Tout simplement jouissif!!!
Dans la série des films Grindhouse, "Hobo with a shotgun" est de loin le plus trash. Sa violence extrême, ses personnages déjantés, et son ton politiquement très incorrect font d'ailleurs penser aux productions Trauma des 80's (notamment "The Toxic Avenger"), avec toutefois beaucoup moins d'humour.
| Réalisateur | Acteurs Principaux | Genre | Année |
|---|---|---|---|
| Jason Eisener | Rutger Hauer, Molly Dunsworth, Brian Downey | Action, Horreur, Thriller | 2011 |
tags: #clochard #avec #un #fusil #histoire