Inspiré d’une histoire vraie, War Dogs raconte l’ascension et la chute de deux jeunes Américains marchands d’armes : David Packouz et Efraim Diveroli, deux trafiquants d'armes au début des années 2000.
Au début des années 2000 à Miami, en Floride, le duo fonde la société AEY et signe des contrats juteux avec le Pentagone. Efraim Diveroli et David Packouz ont choisi un moyen peu conventionnel pour y parvenir : le commerce d'armes international.
Ils achètent en ligne à des tarifs défiant toute concurrence et n'hésitent pas à convoyer eux-mêmes les chargements dans le désert irakien. Un jour, c'est le jackpot : 300 millions de dollars pour équiper les combattants en Afghanistan.
Afin d'honorer leur commande, ils font affaire avec des trafiquants qui leur proposent un stock de vieux fusils en provenance de Chine, pays auquel les États-Unis imposent un embargo sur les armes.
Cette histoire étonnante a inspiré à Todd Phillips War Dogs. Todd Phillips est tombé sur un article du magazine Rolling Stone, qui l'a interpellé : "Je ne pouvais pas croire qu'il s'agissait de faits réels. Plus mes recherches avançaient, plus je me disais que cela ferait un scénario captivant. Je me suis entretenu avec David Packouz, Efraim Diveroli était encore derrière les barreaux. David m'a expliqué les rouages de son business. Il fait une apparition dans War Dogs."
Lire aussi: Exemples d'utilisation de "Oublier" en français
Todd Phillips s'est également rendu au Pentagone et à des rencontres de marchands d'armes, "où on peut s'approvisionner en tanks, en grenades et en missiles le plus naturellement du monde! Il s'en tient une tous les deux ans à Paris. Celle de Las Vegas ressemble au Comic Con, avec des GI à la place des superhéros. Des milliards de dollars de matériel sont exposés dans des halles immenses. La panoplie complète du soldat coûte 17.500 dollars."
Le long métrage ne condamne pas ses jeunes héros, "mais plutôt le département de la Défense qui n'a pas eu de scrupule à les utiliser puis à s'en débarrasser quand ils sont devenus gênants. Aujourd'hui, tout est possible grâce à Internet.
« War dogs » est initialement un terme péjoratif désignant les hommes d’affaires qui gagnent de l’argent en jouant les intermédiaires à la guerre sans jamais tenir une arme ni mettre un pied sur le champ de bataille. Dans le film, les protagonistes le brandissent comme un titre honorifique.
Le film peut alors se présenter comme un récit véridique, mais les éléments satiriques prennent rapidement le dessus. Les aventures de Diveroli et Packouz donnent à voir une version ironique du rêve américain. Tous deux veulent à tout prix devenir riches ; peu importe les moyens employés pour y parvenir.
Le cœur de l’affaire est le commerce des armes. D’un point de vue moral, est-il permis de s’enrichir en huilant une machine de guerre qui fait d’innombrables victimes innocentes et bombarde des pays entiers, surtout s’il faut aller contre ses convictions et ses principes ?
Lire aussi: Baies vitrées coulissantes : assistance Cannes
Ce drame moral personnel se joue sur une vaste scène géopolitique, à savoir la guerre d’Irak en 2008, et aborde plus généralement l’implication des pays occidentaux dans des conflits armés loin de chez eux.
L’économie de guerre est présentée comme une affaire banale, le commerce des armes étant un secteur comme un autre. L’économie doit tourner, pour que les citoyens américains aient du travail et ne fassent pas de bêtises dans l’isoloir en cas d’élections.
War Dogs n’est pas le premier film à aborder ce thème. Three Kings (David O. Russell, 1999) est l’histoire fictive et satirique de soldats américains qui, à l’issue de la première Guerre du Golfe, partent dans le désert irakien en quête d’or. Dans Lord of War (Andrew Niccol, 2005), Nicolas Cage joue un marchand d’armes inspiré de Viktor Bout, qui vend sans le moindre scrupule des armes à des dictateurs et des armées dans le monde entier.
Avec War Dogs, son premier film au sujet mature, il semble rechercher une plus grande crédibilité artistique. Malgré une approche indéniablement satirique, il délivre un film où l’aspect « divertissement » semble finalement le plus important.
En 2007, pendant que l'armée US se bat en Irak, David et Efraim, deux potes d'une vingtaine d'années, se la coulent douce à Miami. Leur business leur permet de vivoter tranquillement - jusqu'au jour où ils entendent parler d'un dispositif confidentiel du gouvernement. Ils comprennent alors qu'ils peuvent se faire un maximum d'argent en répondant à des appels d'offres de l'armée américaine.
Lire aussi: Enjeux des Contrats d'Armement
Ils ne tardent pas à empocher de grosses sommes et à mener la grande vie. Mais tout dégénère lorsqu'ils décrochent un contrat de 300 millions de $ ! Leur job : armer les soldats afghans.
Avant qu'elle ne fasse l'objet d'un film, cette histoire complètement rocambolesque avait déjà servie de matière première à un long papier signé Guy Lawson et paru dans le magazine Rolling Stone en 2011. C'est en lisant l'article que le producteur Mark Gordon s'est dit qu'il tenait tous les ingrédients d'un bon film.
Le film War Dogs raconte l'histoire vraie d'Efraim Diveroli et David Packouz, âgés de 19 et 23 ans, qui se lancèrent dans le trafic d'armes en partant de rien. Très vite, leur société avait remporté des contrats pour plus de 10 millions de dollars.
tags: #contrat #vente #armes #war #dogs #histoire