L'artisanat d'art englobe une grande diversité de savoir-faire manuels, techniques et artistiques. Être reconnu artisan d’art est une véritable reconnaissance du savoir-faire, de la créativité et de la maîtrise technique propres aux métiers d’art. Cette qualité valorise non seulement votre expertise, mais renforce également votre visibilité et votre crédibilité auprès des clients.
Le code de l’artisanat Article L212-2 en vigueur depuis le 1/07/2023 donne une définition précise des spécificités des métiers d’art :
« Relèvent des métiers d'art les personnes physiques, ainsi que les dirigeants sociaux des personnes morales, ayant ou non la qualité d'artisan mentionnée à l'article L. 211-1, qui exercent, à titre principal ou secondaire une activité indépendante de production, de création, de transformation ou de reconstitution, de réparation et de restauration du patrimoine, caractérisée par la maîtrise de gestes et de techniques en vue du travail de la matière et nécessitant un apport artistique.
La liste des métiers d'art est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de l'artisanat et de la culture ».
L’Artisan d’Art conjugue donc compétences techniques, créativité et tradition et exerce un métier présent dans la liste des Métiers d’Art fixée par l’arrêté du 24 décembre 2015. Il travaille généralement à la main, en pièce unique ou en petites séries. L’artisan d’art valorise un savoir-faire souvent ancestral dans une dimension artistique, transmis au fil des générations, tout en intégrant parfois des techniques plus modernes. Son rôle ne se limite pas à la fabrication : il peut également intervenir dans la conservation du patrimoine, la restauration, la transformation ou la reconstitution.
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L’enjeu de la pérennité de ces métiers passent aussi par la capacité des Artisans d’Art à transmettre leur savoir-faire via l’enseignement ou l’accueil d’apprentis.
La qualité d’Artisan d’Art est une appellation officielle, délivrée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA), qui vise à reconnaître les professionnels exerçant un métier relevant des arts appliqués ou du patrimoine vivant. Elle est ouverte à toute personne, chef d’entreprise ou dirigeant, exerçant une activité figurant dans la liste officielle des métiers d’art, définie par l’arrêté du 24 décembre 2015 en concertation avec l’Institut National des Métiers d’Art (INMA).
La qualité d’artisan d’art est attribuée à toute personne :
Cette reconnaissance constitue une preuve de compétence, mais aussi un vecteur de différenciation.
Le titre de Maître Artisan en métier d’art représente la plus haute distinction dans le secteur de l’artisanat d’art. Il est synonyme d’excellence, de maîtrise technique, de savoir-faire reconnu et de capacité à transmettre.
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Le champ de l’artisanat d’art est vaste et couvre une grande diversité de savoir-faire manuels, techniques et artistiques. En France, les métiers d’art sont classés en 16 domaines d’activité, eux-mêmes regroupant 198 métiers et 83 spécialités selon l’arrêté ministériel du 24 décembre 2015.
Voici les 16 grands domaines avec quelques exemples :
Cette classification permet d’identifier clairement les activités entrant dans le champ des métiers d’art, condition indispensable pour l’obtention du titre Maître Artisan en métier d’art ou pour obtenir la qualité d’artisan d’art.
Les armuriers formaient une communauté importante du Paris médiéval, dont la relative prospérité était assurée par la présence de la cour royale et des nobles. Armourers were, in the medieval Paris, an important group, whose prosperity was linked to the presence of the royal court and noble people.
Leur organisation puisait ses sources dans les statuts de métier, dont les premiers figurent dans le célèbre Livre des métiers d’Étienne Boileau, remplacé ensuite par les livres de couleur et de bannière du Châtelet de Paris. Armourer’s organization was based on written rules, called statutes : the first ones appear in the famous Livre des métiers by Étienne Boileau, then in the so-called livres de couleur et de bannière of the Châtelet de Paris.
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Ces statuts, destinés à réglementer l’organisation et la pratique professionnelles, laissent deviner un métier caractérisé par une tripartition hiérarchique entre maîtres, valets et apprentis, la présence de gardes et jurés représentant la communauté, l’existence d’une confrérie, réceptacle de la piété collective des armuriers, et le respect de règles encadrant la production de pièces d’armure. These statutes, written in order to rule professional work and behaviour, describe a craft characterized by a hierarchy between masters, wage-earning workers and apprentices; the presence of gards and jurors in charge of the interests of the community; the existence of a professional and pious brotherhood; and the respect of rules related to the production of armour pieces.
Les armuriers, fabricants d’armes défensives selon la catégorisation intellectuelle opérée à partir du xixe siècle, forment à Paris une communauté de métier régie par un ensemble de statuts professionnels. Comme l’a souligné Philippe Bernardi, le système corporatif demeure l’angle d’approche privilégié des métiers médiévaux et de leur organisation interne.
Cette démarche, facilitée à Paris par le solide corpus législatif inauguré par le Livre des métiers du prévôt Étienne Boileau, est particulièrement tentante puisqu’à système corporatif répondent les notions de réglementation, de hiérarchie professionnelle, de rationalisation du travail et de régulation du marché permettant d’envisager le cadre dans lequel s’exerce une activité donnée.
Les armuriers parisiens appartiennent à la catégorie des métiers que l’on appelle parfois jurés et dont l’organisation est définie par des règles écrites, les statuts. Sept textes nous sont parvenus pour la fin du Moyen Âge (un premier non daté, peut-être octroyé dans le second tiers du xiiie siècle ; les autres datant de 1296, 1312, 1364, 1407, 1415 et 1467), transmis à la fois par le Livre des métiers, compilation ordonnée des premiers statuts des métiers parisiens, et par les registres connus sous le nom de livres de couleur et registres de bannières.
Issu de l’action législative et réformatrice du prévôt de Paris Étienne Boileau sous le règne de saint Louis, le Livre des métiers, dont le manuscrit original a disparu, contient vraisemblablement les premiers statuts des communautés de métier parisiennes et paraît servir ensuite d’outil de travail en matière de police et de réglementation des métiers.
Vers la seconde moitié du xive siècle toutefois, les livres de couleur semblent prendre le relais. Ces livres sont des registres établis auprès du procureur du roi au Châtelet qui, à partir du xive siècle précisément, devient le premier juge conservateur des métiers de Paris. À ce titre, il reçoit le serment des nouveaux maîtres et jurés des différentes corporations et s’occupe des règlements les régissant.
Il existe même des individus désignés comme platiers (fabricants de plates), ganteliers (fabricants de gantelets) et brigandiniers (fabricants de brigandines, un vêtement de guerre essentiellement composé de cuir renforcé de métal). Les statuts semblent refléter cette diversité des professions puisqu’on trouve des statuts octroyés aussi bien aux uns qu’aux autres.
Le jeune armurier débute en apprentissage selon des modalités peu définies. Si les premiers statuts des haubergiers, probablement octroyés par Étienne Boileau, indiquent que chaque maître peut avoir autant d’apprentis qu’il le souhaite, les statuts des armuriers de 1296 et de 1312 restent muets sur cette question. À l’issue de sa formation, deux options s’offrent à l’apprenti : rester un simple ouvrier ou tenter sa chance pour obtenir la maîtrise.
En suivant la première voie, l’apprenti endosse alors la qualité de « valet » ou de compagnon, c’est-à-dire d’ouvrier salarié, employé par un maître. Les statuts nous renseignent assez peu sur les valets, au sujet desquels de rares dispositions sont énoncées.
Assurément, d’après les statuts, la condition de maître est plus enviable que celle de valet, dans la mesure où elle procure plus de liberté, et suppose aussi, a priori, de disposer de ressources suffisantes pour en assurer l’exploitation. Dans les statuts de 1296, il semble que la maîtrise ne soit pas subordonnée à la compétence et que son obtention dépende du seul acquittement d’un droit d’entrée dans le métier de 12 sols parisis. Absent des statuts du xive siècle, le droit d’entrée est de nouveau mentionné dans les statuts de 1407 et de 1415, à la hausse puisqu’il passe de 12 à 60 sols.
Malgré cette évolution, il est sans doute assez vite apparu que le seul droit d’entrée n’était pas suffisamment discriminant pour juguler l’arrivée de nouveaux maîtres. S’est donc progressivement imposée l’idée d’un examen de compétences connu sous le nom de chef-d’œuvre, consistant en la fabrication d’une pièce type soumise au jugement des gardes du métier.
La première mention officielle de ce chef-d’œuvre apparaît dans les statuts de 1364, où il est dit que l’aspirant à la maîtrise doit réaliser une « piece d’œuvre de sa main ». La disposition concernant l’obligation de chef-d’œuvre est par la suite réitérée dans tous les statuts des armuriers. En 1415, il est dit de même « quiconque vouldra estre heaumier et lever ouvroir du mestier de heaumerie a Paris faire le pourra, pourveü qu’il soit souffisant expert par le rapport des jurez et gardes du mestier ».
Plus que celle de maître, la véritable position privilégiée au sein de la communauté est celle de juré et garde du métier. À Paris, la plupart des métiers possèdent un droit de juridiction sur eux-mêmes, assuré par des « jurez » qui sont soit élus par les autres membres du métier, soit nommés par le prévôt de Paris, à charge pour eux de veiller aux intérêts de la communauté et de faire respecter les statuts.
On trouve mention des jurés dans la plupart des statuts des armuriers, même si rien n’est dit sur les conditions à remplir pour être éligible à la fonction. En revanche, les statuts de plus en plus détaillés au fil du temps font apparaître assez clairement une évolution du champ de compétences des jurés, qui passent de simples gardiens des statuts à inspecteurs des marchandises produites et importées.
La structure du métier d’armurier se complète d’une confrérie professionnelle qui n’a malheureusement pas donné lieu à une production écrite abondante : seuls les statuts de 1407 et de 1415 font référence à une confrérie Saint Georges « aux armeuriers ». Son emplacement et son fonctionnement restent à ce jour dans l’ombre.
Tout comme d’autres métiers parisiens, les armuriers se doivent d’abord de respecter des règles générales relatives au temps de travail et à la fiscalité. La question de la taxe due par les armuriers sur la vente de leurs pièces est mieux connue. Deux régimes d’imposition semblent coexister : d’une part, l’impôt perçu par le roi sur les ventes réalisées, dont semblent exemptés les haubergiers et, d’autre part, la redevance perçue au titre de son droit de juridiction par le grand Écuyer. Les armuriers dépendaient en effet de la juridiction particulière d’un grand officier de l’hôtel du roi envers lequel ils s’acquittaient de divers droits, comme bon nombre d’autres métiers parisiens.
Au-delà de l’encadrement général du temps de travail et de la fiscalité professionnelle, des contraintes spécifiques pesaient sur la production armurière parisienne. Si les méthodes de fabrication des différentes pièces d’armures sont plus que lapidairement décrites, deux procédés particuliers ont tout de même retenu l’attention des statuts. Il s’agit d’abord de l’opération de poinçonnage, consistant à imprimer dans le métal un signe, une sorte de signature personnelle à chaque artisan, permettant de certifier l’origine d’une pièce et, théoriquement, de déjouer les problèmes de contrefaçon. Ce sont les statuts de 1415 qui, pour la première fois, imposent à chaque armurier la possession de ce poinçon, désigné sous le nom de « seing ».
En plus de l’apposition du poinçon, une formalité de taille s’impose aux armuriers, celle de soumettre leur produit fini à un test de solidité appelé épreuve. Tout comme les pièces d’artillerie, notamment à poudre, les armures étaient en effet soumises à un contrôle qualité rigoureux, tant les conséquences pouvaient être dramatiques en cas de déficience. À l’origine, on déchargeait sur l’armure des carreaux d’arbalètes puis les essais à arme blanche furent progressivement remplacés par des décharges d’armes à feu.
La pratique de l’épreuve n’apparaît qu’à partir des statuts de 1467 qui imposent aux armuriers de concevoir « ouvrage bon, marchant, loyal et raisonnable, c’est assavoir lesd. armeuriers et brigandiniers harnoys blanc et brigandines d’espreuve d’arbaleste a tillolles ou demie espreuve, a tout le moins, d’arbaleste a ticq ou dart ».
La norme se fait également l’écho de contraintes techniques liées aux matériaux employés, même si les textes demeurent pour le moins laconiques. Il s’agit surtout de se montrer rigoureux sur la qualité des textiles, cuirs et métaux nécessaires à la confection des doublures et des pièces d’armure elles-mêmes. Il n’est ainsi pas rare de trouver mentionnées la longueur que doivent avoir les pièces de tissu et l’épaisseur des doublures réalisées ; de même, on insiste sur l’emploi de « bonnes et souffisantes estoffes » et de tissus neufs dont l’aune doit avoir coûté un prix défini.
Chacun des statuts s’attache à dénoncer fermement toute infraction, sans pour autant les caractériser de façon détaillée, et à édicter des peines en conséquence. Il convient de lire en creux les dispositions énoncées par les statuts de 1296 comme autant de cas d’infractions potentielles ; un avertissement final et général menace de sanction « quiconques mesprendra en aucun des articles desusdiz ».
À partir du xive siècle, les statuts sont plus détaillés, de même que les délits et les peines s’y rapportant sont mieux définis, chaque disposition se concluant par l’annonce de la sanction prévue. La première infraction réellement qualifiée est ainsi celle de malfaçon en 1312 ; au fil du temps s’y ajoutent les délits caractérisés de tromperie sur la marchandise, de soustraction à l’inspection des jurés, d’absence de poinçon, et surtout de contrefaçon.
Si les statuts tendent à s’allonger, et avec eux la liste des entorses à la loi, seuls deux types de sanctions, d’ailleurs aisément associables dans le dispositif répressif, sont prévus par les textes : l’amende et la saisie pouvant entraîner une destruction des marchandises.
Les femmes sont totalement absentes des statuts des armuriers, alors que certaines d’entre elles sont amenées à jouer un rôle dans le métier après la mort de leur mari. Comme l’affirme Diane Frappier-Bigras, « le veuvage s’avère un des moyens les plus efficaces » aux femmes pour entrer sur la scène professionnelle, puisqu’elles peuvent reprendre les rênes de l’atelier.
Les artisans d’art bénéficient de certains dispositifs spécifiques, mais sont également soumis à des règles précises :
La nouvelle procédure d’agrément sera applicable à partir du 1er janvier 2024. Rappelons que l’agrément d’armurier est délivré par le préfet à toutes les personnes physiques ou morales dont l’activité professionnelle consiste en tout ou partie dans la fabrication, le commerce, l’échange, la location, le prêt, la réparation ou la transformation d’armes, éléments d’armes ou munitions. Désormais, la notion est plus large puisque le nouveau décret titre : « Accès à la profession d’armurier » . Et sont englobées toutes les variantes des professions qui tournent autour de l’arme.
Exceptions : Un certain nombre de professions sont expressément dispensées de l’agrément (Art R313-1-1 du CSI) : celles qui traitent des armes blanches et des armes camouflées, des paintballs et leurs munitions, celles qui installent de façon fixe des générateurs d’aérosols incapacitants ou lacrymogènes, des ventes occasionnelles faites par des particuliers d’armes de collection ou de répliques, du recyclage des munitions, des transporteurs qui travaillent pour un armurier agréé.
Pour obtenir l’agrément (valable 10 ans) ; il faut prouver au préfet que son comportement « n’est pas incompatible avec la manipulation ou l’utilisation d’armes, de munitions… ».
Ce CQP a pour UNIQUE objectif de préparer les futurs acteurs professionnels à la maîtrise de la règlementation liée au Commerce des Armes et Munitions. Avant toute chose, demander au préfet une autorisation préalable (valable 1 an) [3] pour suivre une des formations pour l’accès à la profession d’armurier (Art L313-1 du CSI). C’est la profession des armuriers que le décret désigne pour la délivrance du « CQP ».
Elle comporte 7 modules qui portent sur la règlementation et la classification des armes, l’ouverture - reprise - déménagement d’une armurerie, la destruction des armes, la gestion quotidienne d’une armurerie, l’import/export et enfin la manipulation des armes. Par contre, le candidat qui justifie de 3 années d’activité dans la profession peut déposer un dossier de demande de VAE.
La CMA Nouvelle-Aquitaine est votre interlocuteur privilégié pour :
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