Envie de participer ?
Bandeau

Né Charles Dennis Buchinsky le 3 novembre 1921 à Ehrenfeld (Pennsylvanie), Charles Bronson a durablement façonné l’archétype du héros taciturne, dont la violence n’est jamais démonstrative mais latente. Son visage le prédestine au rôle de durs et de personnages inquiétants, et il incarne de nombreuses silhouettes pour George Cukor, Henry Hathaway ou André de Toth.

Débuts et ascension

Charles Bronson débute à la scène puis entame une carrière cinématographique en 1951. Démobilisé, il rejoint une troupe de théâtre, fréquente le Pasadena Playhouse et entame, au début des années 1950, une série de petits rôles au cinéma et à la télévision, souvent crédité Charles Buchinsky. Il apparaît notamment dans House of Wax (1953) et Drum Beat (1954), puis adopte en 1954 le nom de Charles Bronson (dans le contexte du maccarthysme, un nom “slave” pouvait freiner une carrière).

Les années 1960 le voient percer dans de grandes productions américaines, mais encore en soutien : The Magnificent Seven (1960), The Great Escape (1963), The Dirty Dozen (1967). Charles Bronson commence une fructueuse collaboration avec John Sturges qui lui confie les rôles d’un militaire métis victime du racisme dans La proie des vautours (1959), du tireur d’élite mexicano-irlandais dans Les sept mercenaires (1960) et du « roi du tunnel » dans La grande évasion (1963).

Il a aussi incarné un pont fécond entre Hollywood et l’Europe : son rôle d’homme à l’harmonica dans Il était une fois dans l’Ouest reste l’un des emblèmes du western moderne, film désormais canonique. C’est toutefois sa composition de l’homme à l’harmonica dans le mythique Il était une fois dans l’Ouest (1968) de Sergio Leone qui le fait entrer dans la légende.

Consécration et films marquants

Le déclic de la stardom vient d’Europe : Adieu l’ami (1968, avec Alain Delon), Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone (1968), puis Le Passager de la pluie de René Clément (Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, 1971). Les années 70 marquent sa consécration commerciale dans plusieurs succès du box-office mondial.

Lire aussi: Valladont : L'histoire d'un champion

En 1974, à 52 ans, Bronson incarne l’architecte justicier Paul Kersey dans Death Wish de Michael Winner. Le film déclenche un débat moral (apologie du vigilantisme pour certains critiques) tout en rencontrant un large succès populaire et en lançant une franchise de cinq films jusqu’en 1994. Il devient surtout pendant vingt ans une figure emblématique du revenge movie, avec la saga du Justicier, d’Un justicier dans la ville (1974) de Michael Winner au Justicier : l’ultime combat (1994) d’Allan A. Goldstein, en passant par Le justicier braque les dealers (1987) de J. Lee Thompson.

Dans les années 1970-80, il enchaîne les polars et westerns (Chato’s Land, The Mechanic, Hard Times, Mr. Majestyk, Telefon), souvent avec Winner puis J. Lee Thompson.

Mais Sean Penn lui offre un beau second rôle dans The Indian Runner (1991). En même temps, son jeu se pétrifie et il devient la caricature de lui-même dans des productions sans âme.

Filmographie

Voici une liste non exhaustive des films dans lesquels Charles Bronson a joué :

  • 1951 : Diplomatic Courier de Henry Hathaway
  • 1951 : The Mob de Robert Parrish
  • 1951 : The People Against O'Hara de John Sturges
  • 1952 : Bloodhounds of Broadway de Harmon Jones
  • 1952 : Crime Wave d'André De Toth
  • 1952 : The Marrying Kind de George Cukor
  • 1952 : My Six Convicts de Hugo Fregonese
  • 1952 : Pat and Mike de George Cukor
  • 1953 : House of Wax d'André De Toth
  • 1953 : Tennessee Champ de Fred M. Wilcox
  • 1954 : Apache de Robert Aldrich
  • 1955 : Jubal de Delmer Daves
  • 1956 : Run of the Arrow de Samuel Fuller
  • 1958 : Gang War de Gene Fowler Jr.
  • 1958 : Machine Gun Kelly de Roger Corman
  • 1958 : Showdown at Boot Hill de Gene Fowler Jr.
  • 1958 : When Hell Broke Loose de Kenneth G. Crane
  • 1959 : Never So Few de John Sturges
  • 1960 : The Magnificent Seven de John Sturges
  • 1960 : Master of the World de William Witney
  • 1961 : A Thunder of Drums de Joseph Newman
  • 1961 : X-15 de Richard Donner
  • 1962 : Kid Galahad de Phil Karlson
  • 1962 : The Great Escape de John Sturges
  • 1963 : Four for Texas de Robert Aldrich
  • 1964 : Guns of Diablo de Boris Sagal
  • 1964 : The Sandpiper de Vincente Minnelli
  • 1965 : Battle of the Bulge de Ken Annakin
  • 1965 : This Property Is Condemned de Sydney Pollack
  • 1966 : The Dirty Dozen de Robert Aldrich
  • 1967 : La Bataille de San Sebastian de Henri Verneuil
  • 1967 : Villa Rides de Buzz Kulik
  • 1968 : Adieu l'ami de Jean Herman
  • 1968 : C'era una volta il West de Sergio Leone
  • 1969 : Le Passager de la pluie de René Clément
  • 1969 : Twinky de Richard Donner
  • 1969 : You Can't Win 'em All de Peter Collinson
  • 1970 : Città violenta de Sergio Sollima
  • 1970 : De la part des copains de Terence Young
  • 1970 : Quelqu'un derrière la porte de Nicolas Gessner
  • 1971 : Chato's Land de Michael Winner
  • 1971 : The Mechanic de Michael Winner
  • 1971 : Soleil rouge de Terence Young
  • 1972 : Joe Valachi: I segreti di Cosa Nostra de Terence Young
  • 1973 : Mister Majestyk de Richard Fleischer
  • 1973 : The Stone Killer de Michael Winner
  • 1973 : Valdez, il mezzosangue de Duilio Coletti
  • 1974 : Breakout de Tom Gries
  • 1974 : Death Wish de Michael Winner
  • 1974 : Hard Times de Walter Hill
  • 1975 : Breakheart Pass de Tom Gries
  • 1976 : From Noon Till Three de Frank D. Gilroy
  • 1976 : St. Ives de J. Lee Thompson
  • 1977 : The White Buffalo de J. Lee Thompson
  • 1977 : Love and Bullets de Stuart Rosenberg
  • 1977 : Telefon de Don Siegel
  • 1979 : Cabo Blanco de J. Lee Thompson
  • 1980 : Borderline de Jerrold Freedman
  • 1981 : Death Hunt de Peter Hunt
  • 1982 : Death Wish II de Michael Winner
  • 1983 : 10 to Midnight de J. Lee Thompson
  • 1985 : The Evil That Men Do de J. Lee Thompson
  • 1985 : Act of Vengeance de John Mackenzie
  • 1985 : Death Wish 3 de Michael Winner
  • 1986 : Murphy's Law de J. Lee Thompson
  • 1987 : Assassination de Peter Hunt
  • 1987 : Death Wish 4: The Crackdown de J. Lee Thompson
  • 1988 : Kinjite: Forbidden Subjects de J. Lee Thompson
  • 1988 : Messenger of Death de J. Lee Thompson
  • 1990 : The Indian Runner de Sean Penn
  • 1993 : Family of Cops (TV)
  • 1993 : Donato and Daughter (TV)
  • 1994 : Death Wish V: The Face of Death de Allan A. Goldstein

Lire aussi: Le stand de tir de Roissy Charles de Gaulle : Notre avis

Lire aussi: Charles de Gaulle : capacités et rôle

tags: #Charles #Bronson #mitrailleur #filmographie

Post popolari: