Le porte-avions Charles de Gaulle est un élément central de la stratégie navale française, capable de projeter la puissance militaire de la France à travers le monde. Déployé au sein d’un groupe aéronaval, il n’opère jamais seul. Des frégates de défense aérienne, des frégates multimissions, un bâtiment ravitailleur et un sous-marin nucléaire d’attaque l’accompagnent en permanence. C'est cet ensemble qui est pertinent stratégiquement.
Le Charles de Gaulle a plusieurs missions :
Le Charles de Gaulle est un porte-avions à propulsion nucléaire, le seul de ce type en Europe. Il mesure plus de 260 mètres de long, 64 mètres de large et 75 mètres de haut. Au total, il a un déplacement de 42 000 tonnes.
Les installations d’aviation du Charles de Gaulle lui permettent de mettre en œuvre des aéronefs plus lourds, capables d’intervenir à plus grande distance avec plus d’armement. Grâce à la propulsion nucléaire, beaucoup de volumes de stockage pour le carburant des avions et les munitions ont pu être récupérés. Il peut emporter une quarantaine d'avions.
La superficie du pont d’envol est de 12 000 m², contre 8 800 m² sur les porte-avions type Clemenceau. Pour l’appontage, le pilote a le choix entre l’optique traditionnelle et l’utilisation de repères sur le pont d’envol avec son viseur tête haute (HUD). Pour mettre en œuvre les avions par mer force 6, le bâtiment a été équipé d’un système de stabilisation.
Lire aussi: Le Rechargement
Le système de catapulte permet de propulser de 0 à 300 km/heure en 1,5 secondes ces avions sur une piste longue de 75 mètres seulement. Il y a deux pistes de décollage à l'avant avec ces catapultes, une piste d'atterrissage à l'arrière avec un système d'arrêt qui accroche l'avion lors de l'appontage. Théoriquement, le navire peut lancer en 15 minutes, une vague d'assaut d'une vingtaine d'avions complètement équipés, la récupérer et la relancer quatre heures plus tard.
Le Charles de Gaulle sera le bâtiment doté du système de combat le plus élaboré de la marine française. Le Senit 8 (système d’exploitation naval des informations tactiques) constitue le cœur de ce système capable de gérer 2 000 pistes en même temps.
Deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée propulsent le Charles de Gaulle. D'une taille d'environ dix mètres sur dix, chaque réacteur est isolé de l'environnement par quatre barrières de confinement. Ils produisent avec leur puissance cumulée durant sept à huit ans l'énergie équivalente à la consommation électrique d'une ville de 100.000 habitants. La propulsion nucléaire apporte donc une très grande autonomie.
Sur le pont d’envol, la couleur des tenues des marins correspond à une fonction précise :
Pour se poser sur le porte-avions, les aéronefs pratiquent l’appontage. Ce dernier est possible si les pilotes parviennent à attraper un des trois brins d’arrêt hydrauliques avec la crosse située sous l’aéronef. Chacun des trois brins d’arrêt porte un nom hérité de la mythologie grecque :
Lire aussi: Porte de la Chapelle : un stand de tir à travers l'histoire
Le Charles de Gaulle a participé à de nombreuses missions, notamment :
Le Charles de Gaulle devrait quitter le service actif en 2038 et être remplacé par un porte-avions de nouvelle génération (PANG). Ce projet de 10 milliards d’euros promet des retombées économiques significatives.
Avec un déplacement estimé à environ 75 000 tonnes et une longueur d’environ 310 mètres, le PA-NG sera nettement plus imposant que son prédécesseur. À l’exception des catapultes électromagnétiques, d’origine américaine, l’essentiel du navire reposera sur des technologies françaises.
| Caractéristique | Charles de Gaulle | Porte-Avions Nouvelle Génération (PANG) (estimations) |
|---|---|---|
| Déplacement | 42 000 tonnes | 75 000 tonnes |
| Longueur | 260 mètres | 310 mètres |
| Propulsion | Nucléaire | Nucléaire |
| Nombre d'avions | Environ 40 | Inconnu |
Lire aussi: Dimensions et sécurité des armoires à fusils
tags: #porte #avion #charles #de #gaulle #munition