Cet article explore en détail le concept de trajectoire montante dans le tir, en se penchant sur les facteurs qui influencent la balistique et la précision des armes à feu. Cette expression est tirée d’une discussion récente sinon nouvelle, engagée sur la constatation d’un tireur au pistolet : Quand j’augmente ma charge de poudre et toutes choses égales par ailleurs , mes impacts descendent alors que la vitesse étant plus élevée ils devraient logiquement monter.
Dans la discussion, un intervenant tireur chevronné, avance un argument qui me laisse quasiment pantois tellement il me semble en contradiction totale avec les notions les plus élémentaires de la balistique et du tir car il évoque un tir « en trajectoire montante « . Sans recourir à une démonstration avec données des fabricants, courbes de trajectoires et conclusions justifiées par des valeurs numériques incontestables, je souhaite simplement éclaircir cette curieuse situation en posant la question suivante :Pour du tir à 25 m, cette notion de trajectoire montante représente-t-elle quelque chose de tangible, de réel et comment la voyez-vous en relation avec ces impacts qui descendent quand la vitesse initiale augmente ? Ici il s’agit de calibres courants 38, 357, 9 mm ou 45 chargés en PSF.
J'aurai plutôt tendance à voir un effet de cinématique avant que le projectile ait quitté le canon. L'arme n'est pas immobile au moment du tir, et comme le point d'appui (poignée) est en dessous du canon, il y a un couple qui fait pivoter l'arme vers le haut. Dans le cas cité, il semblerait que le canon "remonte" plus avant que le projectile ne le quitte à plus basse Vo. Le phénomène s'observe aussi sur certaines armes d'épaule, dont la TD-1888 de mémoire.
Ces premières réponses qui ont le mérite d'être à la fois cohérentes entre elles et avec les faits rapportés par différents tireurs sont centrées sur un mouvement vertical du canon pendant le déplacement de la balle à l'intérieur de celui-ci ; ce serait ou c'est donc de ce mouvement que résultent les variations de hauteur d'impact constatées.
Ceci étant acquis se posent alors des questions supplémentaires:
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En ce qui concerne l'expression trajectoire montante vue dans son sens propre, j'y reviendrai en espérant démontrer sans laisser de doute que cette qualification est au minimum mal choisie.
En partant de ce commentaire :« ….C'est vrai quand on est en trajectoire descendante. A 25m on est en trajectoire montante, donc le point d'impact baisse quand la vitesse augmente »on peut , je dirai même on doit, se poser la question suivante :le tir en trajectoire montante cité et qualifié comme ci-dessus par un pistolier, ça existe vraiment ?
La réponse ne peut pas être négative mais c’est un OUI sous des conditions qui excluent totalement qu’on puisse s’y référer en dehors d’un seul et unique cas de figure , celui d’un réglage de visée. En revenant aux sources, voici l’image connue d’une trajectoire avec indication de la partie « montante » située entre la bouche du canon et le point de flèche maximale (environ 55 à 60% de la portée ou distance arme/but).
On voit aussi car la réalité est incontournable :
Le cas de figure où on tire en trajectoire montante est celui où on procède à un réglage de visée pour une distance de cible .autre que celle où se trouve le vrai but à atteindre.
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C’est le cas type du réglage d’arme de chasse à la distance de tir optimale (DRO) en substituant une solution simplifiée, le réglage à la DRI (distance de tir initiale). Cette pratique assez courante est basée sur le fait que la trajectoire coupe deux fois la ligne de visée : d’abord à la DRI puis au but (voir figure). Dans ces circonstances, le régleur place la cible à la DRI (communiquée par le fabricant de la munition ou calculée). Si les données sont exactes et le tir parfaitement ajusté à la DRI, le but sera atteint à la distance normale de tir. A titre indicatif les DRI sont autour de 40 m pour des distances de but de 180 m.
Pour conclure, je souhaiterai convaincre que cette notion de tir en trajectoire ascendante ou montante est, hormis le cas de réglage cité, une appréciation erronée de la balistique élémentaire pour ne pas dire une sottise si on persiste à la soutenir.
Une balle a quitté le canon depuis longtemps quand le phénomène de recul commence à agir sur l'arme. Sur une arme semi automatique à culasse non calée, la douille n'a pas encore commencé sa phase d'éjection que la balle est à plusieurs mètres. Comme une culasse non calée est d'une masse bien inférieur à celle d'ensemble de l'arme et encore plus à l'ensemble arme plus tireur soyez certains que la balle est loin du canon et que donc la pression dans la canon a chutée quand la culasse amorce son mouvement arrière, pour ne pas mettre en péril le tireur.
Je prends l'exemple de la culasse non calée car il est celui dans lequel la masse opposée aux forces liées au départ du coup est la plus faible. Dans un revolver ou une arme à verrou c'est toute la masse de l'arme qui s'oppose à la force de recul liée au départ de coup. Plus une balle de poids égal sort vite plus sa portée est augmentée, plus son point d'apogée est éloignée. Ce qui dans le langage commun est traduit pas trajectoire "plus plate".
J'insiste sur le poids égal car la trajectoire tient compte du poids et de la vitesse. La vitesse d'un projectile a deux effets l'un vertical ce qui vous préoccupe dans ce post mais aussi un mouvement latéral (lié à l'effet gyroscopique du pas de rayure)
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La notion de trajectoire "montante" n'est pas si ridicule que ça, prenons le cas de nos amis anglais ils tirent à 25 yards une cible avec la visée 200 yards. Dans cette configuration des organes de visée la balle passe bien par le même point dans sa phase "montante" à 25 yards et à 200 yards dans sa phase "descendante". Pour ceux qui ont fait le test de tirer à 25m avec une lunette réglée à 100m voient leur impacts être plus bas à 25m qu'à 100m.
Le régime vibratoire du canon si il va influencer la précision du canon ( sa capacité à grouper ) n'influencera en rien la trajectoire du projectile lorsque celui l'aura quitté .... Mais attention aux cas particuliers dont on voudrait faire une règle générale je m'explique.
Avec un exemple vécu Un projectile de fusil tiré lors d'un développement de charge sur une plage de 2 grains de poudre avec une incrémentation des charges tous les 0,2grains,verra ces points d'impacts baisser au fur et a mesure des élévations de charge et donc de vitesse sauf qu'arrivé à un point la vitesse initiale du projectile lui fera passer un cap de vitesse où le coefficient balistique sera modifié et l'à d'un seul coup les impacts monteront en cible d'un seul coup pour recommencer a baisser ensuite avec l'évolution de la vitesse.
Donc pour une charge, qui commence a sortir dans les 2600fps, verra ces impacts baisser en cible à 2640fps, 2660fps, 2680fps puis monter à 2700fps ( nécessitant jusqu'à 2 clics bas) puis baisser à 2720fps et encore a 2740fps. De retour du stand vous découvrirez que le fabricant stipule bien une changement de CB a 2700fps.
Attention à ne pas utiliser le 22LR dans vos calculs car à moins que vous ne rechargiez du 22Lr la variation de vitesse est uniquement obtenue par une variation du poids du projectile.
La encore vous oublié la valeur primordiale du coefficient balistique qui va varier de façon considérable entre une Wad cuter et une balle ogivale. Cela reviendrait a tenter de comparer la pénétration dans l'air d'un tube citroen et d'une ferrari ....... et d'en déduire que la ferrari consomme plus.
Les chargeurs tambour sont des accessoires cylindriques qui permettent de stocker un nombre important de munitions, donnant aux armes une allure de film d’action. Ces accessoires circulaires augmentent la capacité de l'arme, transformant radicalement l’expérience de tir, surtout au stand. Les chargeurs tambour intriguent toujours, surtout les plus jeunes, avec leur allure impressionnante.
Ces mécanismes internes sont fascinants, et leur entretien régulier garantit leur longévité et leur bon fonctionnement.
Plusieurs modèles de chargeurs tambour sont disponibles, chacun ayant ses spécificités :
Il existe également le Saiga, un fusil à pompe automatique avec un chargeur tambour qui lui permet d'être un sac de balles pratiquement infini. Le DRM-12 de Defenceport, un chargeur à tambour de 20 cartouches, est conçu pour être compatible avec toutes les armes de type 1919 et peut recevoir des cartouches chambrées jusqu'au 76 (3"). Il est compatible avec la plupart des armes de style AR-12 chambrées en calibre 12, tels que les Typhoon Defense X12, Panzer Arms BP12, Citadel Boss, Rock Island VR80, SDS Radikal, MKA 1919, Charles Daly AR-12, ATI Bulldog, et plus !
Le chargeur à tambour de 20 cartouches Defenceport DRM-12 se distingue par sa facilité de chargement et sa durabilité. Defenceport est l'un des rares fabricants de chargeurs de 20 cartouches au monde. La caractéristique fondamentale qui distingue le chargeur à tambour de 20 cartouches Defencepor DRM-12 des autres est sa facilité de chargement. Il est en effet plus facile de charger le DRM-12 que les chargeurs ordinaires de 5 ou 10 cartouches.
Le couvercle transparent, le corps et toutes les autres parties du chargeur Defenceport DRM-12 20-Round Drum ont passé les tests de chute. Il est possible de faire tomber le chargeur en le chargeant, c'est pourquoi nous avons effectué tous les tests dans un stand de tir. Les tests ont été effectués à la fois pendant que les chargeurs étaient chargés et déchargés sur des surfaces dures. Les résultats ont été exceptionnels.
Ces résultats ont été obtenus grâce à des matières premières Premium spécialement sélectionnées et à des alliages spéciaux conçus par nos ingénieurs. La partie métallique du magasin Defenceport DRM-12 20-Round Drum est spécialement trempée pour supporter le poids du magasin chargé. Nous avons vidé nos chargeurs en moins de 5 secondes après de nombreux essais, mais le DRM-12 n'a jamais cessé de fonctionner. Le DRM-12 peut recevoir des cartouches chambrées jusqu'au 76 (3"). Il a été fabriqué pour être compatible avec toutes les armes de type 1919. Le magasin à tambour Defenceport DRM-12 fonctionnera avec 95 % des fusils de chasse de l'industrie.
Le démontage d’un chargeur MG15 ou MG34 commence par la manipulation de la pièce en « T ». Attention aux ressorts! Le trempage dans du pétrole pendant quelques jours reste efficace pour les mécanismes grippés. L’électrolyse, bien que tentante, est à éviter pour les ressorts et pièces en aluminium.
Après nettoyage, la protection est cruciale; la vaseline de qualité militaire offre une excellente protection sans attirer la poussière.
Les problèmes les plus courants concernent l’alimentation des cartouches. Un ressort fatigué, un suiveur endommagé ou un encrassement peuvent causer des incidents de tir frustrants.
Les chargeurs tambour peuvent modifier l’équilibre de l’arme. Si vous constatez une perte de précision après installation, c’est normal! Un temps d’adaptation est nécessaire pour s’habituer au nouveau centre de gravité.
L’accessibilité des pièces détachées varie considérablement selon les modèles.
Il s'agit d'un chargeur à tambour calibre 12 à 20 cartouches. Ce chargeur tambour en acier et polymère convient à la plupart des armes de style AR-12 chambrées en calibre 12, tels que les Derya MK12, Typhoon Defense X12, Panzer Arms BP12, Citadel Boss, Rock Island VR80, SDS Radikal, MKA 1919, Charles Daly AR-12, ATI Bulldog , et plus !
L’acquisition d’un chargeur est soumise à la présentation du titre de détention de l’arme (ou de la carcasse ou de la partie inférieure de la boite de culasse) détenue et pour lequel il est destiné. Ainsi, si un chargeur est utilisé sur une arme de catégorie B, le détenteur de l’arme doit présenter son autorisation d’acquisition et de détention d’arme. Si un chargeur est utilisé sur une arme de catégorie C, le détenteur de l’arme doit présenter son récépissé de déclaration d’acquisition d’arme.
Une dérogation est accordée aux tireurs sportifs qui souhaitent acquérir des chargeurs de catégorie A d’une capacité comprise entre 11 et 30 munitions, utilisables sur des armes d’épaule semi-automatiques à percussion centrale.
Le FAMAS (Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne) dont l’appellation officielle est : « Fusil d’Assaut MAS 5,56 mm modèle F1 » est une arme individuelle automatique et à tir mixte, il est organisé pour le tir à balle jusqu’à 300 m et pour le tir de grenades AP et AC. Le FAMAS dispose par construction d’un dispositif de visée nocturne. Il peut être utilisé aussi bien par les droitiers que les gauchers.
Le FAMAS se compose de 5 parties appelées aussi sous ensembles :
Il comporte aussi 4 accessoires principaux :
D'après le Dr Boris Karpov, du laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944, on utilise couramment aujourd'hui le coefficient balistique (BC ou G), qui représente non seulement les caractéristiques de la forme et du poids de la balle mais aussi tenir compte de la résistance réelle de l'air à une vitesse déterminée. Les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés qui sont au nombre de 8, de G1 à G8. L’idée est de ne pas devoir refaire des calculs fous pour chaque nouveau projectile mais de se « raccorder » à un des projectiles standardisés.
Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air. Aussi le CB est en fonction de la masse, du diamètre, de sa forme (sécante, tangente, hybride) et de sa longueur. La vitesse, joue un grand rôle ici. Si l'ogive maintient bien la vitesse initiale, elle ira plus loin puisqu'elle décélèrera moins vite.
La trajectoire : Elle n’échappe pas à la loi de la gravitation mise en évidence par Newton ! La gravité joue un rôle certain pour la descente de la trajectoire de l'ogive car elle descendra. Les effets de la gravité et des vents sont directement proportionnels au temps d’exposition de l’ogive à ceux-ci. En Europe le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.
Dès que le projectile entre en contact avec la rayure du canon, il est animé par un mouvement de rotation sur lui-même au fur et à mesure qu'il avance dans le canon. Au contact de l'air et des forces le contraignant dans son avancée vers la cible lointaine, le projectile dévie de sa trajectoire dans le sens de sa rotation (par exemple une ogive de .308 Winchester peut dériver de 31 cm sur une distance de 1.000 mètres par rapport son axe de visée initial). Si votre canon à une rayure à droite, le projectile déviera vers la droite et bien sûr si la rayure est à gauche, le projectile ira vers la gauche.
Plusieurs membres ont exprimé l’intérêt d’entamer une discussion sur les méthodes de dévelopments de loads. L’exposé qui suit constitue une synthèse de ce qu’on peut retrouver sur le web, soupoudré de mes experiences. J’aurais aimé faire la démonstration avec cibles à l’appui, mais la température ne me le permet pas. Ce sera à revisiter.
Une fois les composantes choisies, on recharge 3 (chasse) ou 5 (précision) douilles avec une charge de poudre (7%-10% en deça des recettes maximums du manuel). On augmente la charge d’environ 0.5 grs (moins pour les petits calibres comme 223 Rem). On recharge 5-6 loads. On tire la plus petite charge sur une cible à 100 verges. On utilise 1 cible par load en prenant soin de vérifier les signes de pression et de laisser refroidir le canon.
Une méthode rapide pour trouver une load précise a été mise de l’avant par Creighton Audette dans un discours prononcé en 1982 et popularisée par Randolph Constantine dans un article paru dans Precision Shooting en 1997: “Incremental Load Development Method”. On retrouve des références à la méthode “Ladder Test”, mais pour cet exposé je référe à la Méthode Audette.
| Méthode | Description | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Traditionnelle | Recharge de plusieurs douilles avec des charges de poudre variables, tir sur cible à 100 verges. | Simple à comprendre. | Peut être longue et consommer beaucoup de composantes. |
| Audette | Estimation de la load maximale, préparation de loads à intervalles réguliers, tir à 300 verges. | Rapide pour trouver une load précise. | Nécessite un tireur et une carabine capables de produire 1 MOA. |
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