Comme beaucoup d'amateurs de deux ou trois roues, on est perpétuellement à la recherche du chaînon manquant : LE CASQUE à tout faire qui possède les avantages d’un intégral ET d’un Jet. La catégorie des modulables est là pour nous satisfaire mais les prix et le poids s’envolent rapidement. Et puis certaines marques ont tenté une autre voie…
Les casques à protection maxillaire amovible avec double homologation, dits « transformables », représentent une alternative intéressante. On se souvient des Nolan N44 ou 70, d’un Scorpion Exo 300 air, et plus récemment d’un Bell Broozer dont le casque Dexter Vulcan semble partager quelques ressemblances, pour moins de la moitié du prix.
À l’ouverture du carton siglé Dexter, on retrouve les codes des casques de la marque de Motoblouz que j’avais déjà pus tester. Le sac noir orné du logo en blanc et rouge est inchangé, et c’est tant mieux vu sa résistance dans le temps. On remarque rapidement qu’aucune effluve suspecte ne vient titiller les narines, rassurant sur la qualité des matériaux utilisés.
Avant même de sortir le casque Dexter Vulcan de sa housse, on remarque la présence d’un écran fumé sombre en sus, absent des caractéristiques de la fiche produit. La sortie du casque Dexter Vulcan de sa housse révèle une finition noir mat (attention aux traces de doigt !). Des lignes très inspirées par un casque « combat », comme si un death trooper de Star Wars allait faire une partie de airsoft.
Les finitions sont très bonnes. Aucun point de colle qui bave, les assemblages sont parfaits, la protection maxillaire ne bouge quasiment pas lorsqu’elle est clipsée. L’écran clair d’origine dispose de deux ergots permettant une manipulation ambidextre. Il vient se loger dans une lèvre en caoutchouc dans la mentonnière amovible et permet un accueil en douceur.
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La mentonnière amovible accueille une ventilation centrale avec une commande très ergonomique disposant de deux VRAIS crans de réglage. Le front dispose d’une entrée d’air frais non réglable juste au-dessus du logo X rouge, seule excentricité de ce casque au Look ÜberBlack. L’arrière présente deux sorties d’air vicié placées sous une arête, vraiment discret et racé. Pas de filet anti remous pour le menton évidemment, une fermeture par boucle micrométrique, un rembourrage intérieur antibactérien à double densité très moelleux. Tout semble parfaitement rassurant.
Pas de manuel d’utilisation avec le heaume. Juste les autocollants réfléchissants. Vais-je parvenir à séparer cette mentonnière sans encombre ? Et cet écran fumé de toute beauté, pourrais-je le fixer aisément sans détruire l’écran clair d’origine ?
Et bien, vous me croirez ou pas mais la simplicité du casse-tête est évangélique. Félicitations ! Vous vous retrouvez avec un très beau jet devant vous… Et une mentonnière dont vous pouvez admirer les imposants ergots de fixation. C’est à ce moment que vous vous rendez compte que vous devrez trouver une place pour l’emmener avec vous. Coup de bol, elle n’est pas énorme.
Soudain mes yeux de lynx perçoivent deux petites pièces gris clair à l’intérieur de la mentonnière ! Gris clair… Tout comme les ergots de désolidarisation placés sur la coque de ce casque Dexter Vulcan… Les créateurs créatifs de chez Dexter n’ont sûrement pas choisi cela par hasard. Il me semble reconnaître des signes sur ces pièces en plastique… des lettres. Bon sang mais c’est bien sûr, les designers veulent nous dire quelque chose ! Sans pierre de Rosette mais avec google trad et quelques heures de recherche acharnées, je parviens à traduire le code « remove« . Retirer… J’extrais donc ces deux pièces en plastique.
Ces deux pièces gris clair présentent les mêmes ergots que la sus mentionnée mentonnière. Je décide donc de les placer dans les cavités accueillant les fixations de la protection maxillaire. Un nouveau « Tchoc » accompagne la résolution de cette deuxième énigme.
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Résumons : la transformation du casque Dexter Vulcan, de la version intégrale (il possède la double homologation p/j) en jet se fait en tirant sur les ergots gris clair. A l’intérieur de la mentonnière se trouvent deux pièces du même coloris.
La dépose de l’écran clair est tout aussi aisée. En position basse, il vous suffit de tirer doucement mais fermement en tenant l’écran au plus près d’une extrémité et de maintenir la coque du casque avec l’autre main. Vous libèrerez un côté de l’écran, il ne vous restera plus qu’à faire de même de l’autre côté.
La pose de l’écran fumé se fait tout simplement en l’insérant dans les cavités prévues.
La mise en place du casque fut assez surprenante. Je m’explique : il existe un certain parallèle entre le confort et le prix d’un casque. De ce fait, j’avais un peu peur des sensations qu’allait offrir le casque Dexter Vulcan vu son tarif qui n’atteignait pas les 110 €. Même si les rembourrages semblaient bien moelleux.
La mise en place fut immédiatement rassurante. Aucun point de pression, une taille L qui correspond aux Shark, Shoei, LS2, Nolan ou au XL chez HJC. Au moment de fermer la boucle micrométrique, je remarque que cette dernière est réglée bien trop serrée pour mon goitre de pélican. Je m’affaire donc à la régler au plus long, vraiment au bout du bout de la sangle. Parfait. Sauf que, sur la plupart de mes casques, c’est l’inverse que je fais. Je resserre la sangle pour qu’elle tombe pile-poil. Peut-être cela vient des points de fixation de la sangle dans la coque du Vulcan, très en arrière. Cela pourra ne pas convenir à tous. A tester donc immédiatement à réception avant de prendre la route et de placer les autocollants. Pour moi, le réglage au plus long de la sangle convient.
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Elle se rapproche d’un casque jet, même en version mentonnière fixée. Il n’y a pas de bruit suspect de plastique qui brinquebale mais les bruits aérodynamiques sont peu filtrés. Cela dit, aucune surprise de ce point de vue étant donné la conception du casque et sa destination. Il est bluffant. L’ouverture écran escamoté est très large, avec ou sans mentonnière, et vous offre une vision panoramique que seuls les jets et quelques casques cross peuvent vous prodiguer.
La précision de l’écran clair est top. Aucune déformation à signaler, même sans certificat de classe 1. La teinte de l’écran fumé est parfaite pour protéger vos mirettes de l’excès de luminosité et pour vous soustraire du regard des jaloux. De plus, leur manipulation est facilitée par les ergots de préhension bien calibrés et ils viennent se loger parfaitement dans la lèvre de caoutchouc de la mentonnière.
La prise d’air frontale semble efficace. La manipulation de la commande de la prise d’air maxillaire est ferme. J’ai eu besoin de prendre appui sur la mentonnière avec la main pour parvenir à choisir un des trois crans. Gageons qu’elle gagnera en souplesse avec le temps. La différence de flux entre les positions ouvertes 1 et 2 n’est pas flagrante.
Ce qui m’étonnera le plus durant mes sorties coiffé du Vulcan, à part le look très réussi, c’est la qualité du confort. Des balades de plus de deux heures se succédaient sans qu’aucun signe d’inconfort ne se manifeste. Pour un casque à ce prix, c’est franchement une réussite. Ce plaisir fut immédiat, sans période de rodage des mousses intérieures.
Le prix du casque Dexter Vulcan, si vous n’êtes pas trop « serré » niveau finance, peut justifier son achat coup de cœur comme deuxième voire troisième casque ou spare pour sac de sable. La vérité c’est que le Vulcan possède de réelles qualités, indépendantes de son prix plancher.
Le concept de « transformable » implique que vous possédiez de quoi disposer la mentonnière sur votre monture quand vous décidez de vous en séparer.
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