L'évolution de l'équipement du soldat français a été marquée par diverses adaptations et modifications au fil des décennies. Cet article se penche sur l'histoire de la cartouchière modèle 1935, un élément essentiel de l'équipement militaire français.
Au fil du temps, l'équipement du soldat français a subi de nombreuses transformations pour répondre aux exigences du champ de bataille. Voici quelques jalons importants :
Depuis 1934, l’équipement est modifié, avec notamment l’apparition d’un anneau sous chaque cartouchière permettant d’accrocher la musette et le bidon. L’entrée dans la Seconde Guerre se fera avec les équipements traditionnels de type « Lebel », qui ont été modifiés en 1934.
Les nouveaux équipements du modèle 1945 sont mis en place en 1946, en cuir fauve, comportant un ceinturon, des brêlages avec triangle arrière de suspension et une paire de cartouchières pour le Mas 49 et Mas 49/56 ou porte-chargeurs pour le PM MAT 49.
Au début des années 1980, un nouvel équipement individuel de fabrication 74F1 et 79, en toile polyamide étanche, commence à se répandre tout en côtoyant encore les modèles 1945 en cuir fauve ou TAP 1950. Prévu pour le nouveau fusil d’assaut Famas, il comporte un porte-chargeurs spécifique et une trousse de nettoyage. Un nouveau sac de combat TTA vient remplacer le vieux sac Bergam.
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La question de l'utilisation de la cartouchière modèle 1935 dans l'artillerie a été soulevée. Selon le livre d'O.Bellec "1940, le soldat Français tome 2", l'équipement 35/37 pouvait être rencontré dans l'artillerie ou la cavalerie, au gré des disponibilités de l'intendance, mais de façon ponctuelle, dans le cas d'hommes de renfort, par exemple. Normalement, l'équipement type ancien était requis.
Il est à noter que les cartouchières 35/37 sont couramment observées dans les unités jusqu'à la guerre d'Algérie et que le 405e RAA existe sous l'armée d'armistice et de 1946 jusqu'aux années 80. En tout état de cause, c'est très peu fréquent en mai-juin 40 dans l'artillerie, même si on connait au moins un cas sur des recrues à l'instruction du 404e RADCA en juin 1940.
Une cartouchière modèle 16 modifiée 34 présente un anneau supplémentaire, probablement pour la cavalerie ou une réutilisation en 1940. La languette de fermeture a été remplacée. Ces modifications et adoptions successives d'équipement ont été un ratage total.
Les anciens équipements modifiés 34 et 34/35 auraient été appréciés au cours de la Grande Guerre, mais 20 ans plus tard ils étaient complètement dépassés.
De plus lors de la mobilisation de septembre 1939 il fallait équiper plus d'un million d'hommes en ne comptant que les unités prioritaires: l'infanterie et le génie. Or en mars 39, les nouveaux équipements mle 1935 et 35/37 n'avaient été fabriqués qu'en très faible quantité et le total disponible n'était que de 318 000 collections, et ce en comptabilisant aussi les équipements modifiés 34 et 34/35!
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De ce fait, ces équipements modifiés 34 et 34/35 ont été attribués prioritairement aux grenadiers VB, servants d'armes collective, aux transmetteurs et ordonnances des corps de troupe d'infanterie, de dragons portés et du génie divisionnaire. Plus tard ils ont été attribués aux pelotons de mitrailleuses, d'unités portées et à toutes les unités de cavalerie portées et combattant à pied.
Les nouvelles collections mle 35 et 35/37 quant à elles ont fini par équiper la plupart des régiments d'infanterie de série A puis de série B. Un même régiment pouvant recevoir les deux modèles indifféremment.
L'infanterie a été principalement dotée des antiques cannes à pêche Lebel et Berthier M16, alors que c'est plutôt la cavalerie qui a perçu certains des rares nouveaux MAS 36, qui donc ne correspondaient généralement pas à leurs équipements.
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