La munition est l’ensemble qui charge une arme à feu. Elle contient au minimum une charge propulsive et un ou plusieurs projectiles. Étymologiquement, elle signifie la chose dont on se munit. Elle est indissociable de l’arme. Sans elle, une arme ne serait qu’un simple objet inoffensif. C’est la munition qui constitue l’essence même de l’arme à feu.
La munition a cinq principales composantes :
En l’absence de l’une de ces choses, la munition ne sera pas opérationnelle.
Connue également sous le nom d’étui, cette partie de la munition a pour rôle principal d’unir toutes les composantes entre elles. Sa fonction primaire est de solidariser l’ensemble des éléments entre eux. Elle constitue le récipient pour la poudre et le dispositif d’allumage (amorce et capsule d’amorçage). C’est une sorte de récipient dans lequel est contenue la poudre, la capsule d’amorçage et l’amorce. Au bout du collet de la douille (son extrémité), entre ses lèvres en alliage adapté se trouvent les projectiles.
Elle est souvent en laiton, car cet alliage a la capacité de se déformer plastiquement sans se rompre et facilite la mise en forme lors du rechargement. Elle peut également être en aluminium. A son extrémité (appelé collet de la douille), se trouve le projectile serti entre les lèvres de la douille. Comme elle est censée se déformer sans pour autant céder, elle est faite avec un alliage adapté à cet effet. C’est pourquoi la douille est souvent faite soit en laiton, soit en aluminium.
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Il y a en 5 types de culot de douille différent pour deux catégories d’arme à feu.
Cette capsule est ce qui va contenir l’explosif primaire (composé résultant du Fulminate de mercure découvert en 1805) qui va servir à mettre le feu aux poudres. Lorsque l’on parle d’amorce, on fait référence d’une part à l’explosif primaire qui va servir à enflammer la poudre à l’intérieur de la douille, mais aussi à la capsule contenant cet explosif. Cet explosif primaire dont la vitesse de combustion est de 1000m/s est très sensible aux chocs et aux frictions.
La fonction principale de la capsule d’amorçage est de minimiser les risques, car si jamais l’explosif primaire est secoué ne serait-ce qu’un petit peu, le mécanisme se mettra d’aussitôt en marche. La capsule garantit plus de sécurité et de fiabilité à la munition. La principale caractéristique de l’explosif primaire est sa forte sensibilité aux chocs et aux frictions.
Il existe différents types de capsules d'amorçage:
De nos jours, la fonction principale de la poudre en tant que composante d'une munition est d’émettre le gaz qui propulsera le projectile hors de la douille.
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La vitesse de combustion de l’explosif primaire est d’environ 1000m/s. La découverte de l’explosif primaire remonte à 1805, avec l’utilisation du fulminate de mercure (Alexander Forsyth). Cependant depuis 1926, les amorces Sinoxid® ont vu le jour avec le remplacement du mercure (responsable de l’altération des canons) par le styphnate de plomb. En 1982, un munition appelé Sintox® a été mis sur le marché dans le but de remplacer les métaux lourds par des composés organiques comme le diazole (ou diazodinitrophénol). La tendance actuelle est la suppression des métaux lourds de toutes les amorces.
Aujourd'hui, la fonction principale de la poudre dans une munition est de générer les gaz qui propulseront le projectile hors de la douille. De nos jours, la fonction principale de la poudre en tant que composante d'une munition est d’émettre le gaz qui propulsera le projectile hors de la douille. Pour les armes semi-automatiques ou automatiques, en plus de la propulsion, la charge projectile va servir à réarmer le système de percussion. La poudre n’est pas uniforme.
Pour la petite histoire, connu également sou le nom de charge propulsive, la poudre a été découverte au XIIIe siècle. Découverte en Europe au XIIIe siècle, la charge propulsive utilisée pour les armes à feu était la poudre noire (composée généralement de 75% de nitrate de potassium (salpêtre), 15% de charbon de bois et de 10% de soufre). À cette époque, elle était connue sous le nom de poudre noire, un mélange de 75% de potassium, 15% de charbon de bois et 10% de soufre. La combustion de cette poudre dégage une forte fumée noire et un peu de pression. Les munitions composées de poudre noire produisait 44% de son poids en gaz et 56% de résidus solides. Sa combustion produisait un fort dégagement de fumée noire et une faible pression.
En raison de ces quelques critiques négatives, une poudre moderne a été développée. Cette dernière se prénomme la poudre sans fumée. La nitrocellulose est un polymère formé de monomères de glucose plus ou moins nitrés. Cette composante découverte en 1845 par Alfred Schönbein est un polymère formé de monomères de glucose. Toutefois ce n’est pas n’importe quel glucose, c’est du glucose nitré. Elément de base dans la fabrication de la dynamite, la nitroglycérine a été introduite par Alfred Nobel en 1860. La nitrocellulose est familière à la nitroglycérine qui est l’élément de base de la fabrication de la dynamite. Elle a été introduite pour la première fois pas Alfred Nobel en 1860.
Ainsi selon leur composition, les poudres peuvent être simple base (uniquement à base de nitrocellulose) ou double base (à base de nitroglycérine et de nitrocellulose). La poudre double base proposant d’avantage de groupe oxygène a une vitesse de combustion beaucoup plus importante que la poudre simple base. Il est important de faire la distinction entre combustion et détonation.
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La vitesse de combustion de la poudre dépend de la pression à l’intérieur de la cartouche et de la forme des grains de poudre. La quantité de chaleur produite par la combustion d’une masse d’un kilo de poudre. Ainsi la quantité de gaz produit par la combustion de la poudre dépend de la pression et de la géométrie des grains de poudre.
Une poudre à grande vivacité implique une grande surface des grains de poudre par rapport à leur volume. Elle va par conséquent produire un grand volume de gaz et brûler rapidement. De l’autre côté, une poudre lente aura des grains de poudre plus petits par rapport à leur volume. Dans le cas de projectiles lourds, il est nécessaire d’utiliser des munitions comportant une poudre lente car le volume pour la combustion augmente relativement lentement. L’utilisation d’une poudre vive avec un projectile lourd, pourrait provoquer le gonflement du canon. A l’inverse, pour les armes de poing, il est nécessaire d’utiliser des munitions comportant une poudre ayant une grande vivacité afin que toute la combustion soit achevée avant que le projectile ne quitte le canon. Il arrive parfois pour les armes ayant un canon très court d’observer une petite flamme au niveau de la bouche du canon.
Étymologiquement, un projectile est un corps projeté en direction d’une cible avec une arme, ou à la main. En ce qui concerne les munitions, au début, les projectiles étaient des sphères de plomb mou pesant entre 31 à 37 grammes, et d’un diamètre moyen de 18mm. Les premiers munitions étaient pourvues de projectiles sous forme de simples sphères de plomb mou de 31 à 37 grammes environ et d’un diamètre moyen de 18mm. On chargeait ces projectiles par la bouche du canon. C’est seulement à partir des années 1850 que les premiers projectiles en forme de conne font leurs apparitions.
De nos jours, il existe plusieurs formes de projectile, et divers types voire de composition de chemisage. De nos jours, il existe un très grand nombre de formes de projectiles et de type / composition de chemisage:
Il y a deux types de chemisage général dont : Le TMJ ou (Totally Metal Jacketed), et le FMJ Full métal jacketed. Le chemisage TMJ (Totally Metal Jacketed) concerne les projectiles dont la totalité de celui-ci est chemisée (base comprise). Ce type de chemisage est souvent utilisé pour les munitions sans plomb ou métaux lourds dans l’amorce, car il permet d’éviter que le noyau en plomb du projectile ne s’évapore lors de la mise à feu. Toutefois, il y a un chemisage spécial qui devrait susciter l’attention.
Il arrive que la surface de certains projectiles homogènes ou chemisés soit recouverte d’une couche métallique infime (galvanisage). Cette technique réalisée par électrodéposition de cuivre, nickel ou de zinc, permet d’éviter la déposition de plomb à l’intérieur du canon (le projectile étant de diamètre plus important que celui du canon). Cette couverture de protection peut présenter des alliages spéciaux. TMJ : Ce type de chemisage est souvent utilisé pour les munitions dépourvues de plomb ou métaux lourds dans l’amorce.
Certaines munitions militaires sont munies d'un projectile à noyau de plomb nu ou d'un mélange plomb acier avec un revêtement complet TMJ en acier ou en tombac (Cuivre + 5 à 20% Zinc). Chemisage spécial munition militaire: Certaines munitions militaires sont pourvus de projectile en noyau en plomb nu ou d’un mélange plomb acier avec un chemisage complet TMJ en acier ou tombac (Cuivre + 5 à 20% de Zinc).
En revanche, les projectiles utilisés pour la chasse sont pour la plupart à tête creuse (Hollow Point en anglais, HP) ou à pointe mousse (Jacket Soft Point, JSP). Mais malgré tout, les projectiles utilisés pour la chasse sont le plus souvent à pointe creuse (HP) ou à pointe molle (JSP). Dans un contexte de chasse, ces projectiles sont conçus pour faire le maximum de dégâts possibles dans le corps qu’ils touchent, mais surtout pour qu’il n’y ait aucun dommage collatéral (le projectile ne doit pas quitter sa cible). Utilisée par les Anglais en Inde, les munitions Dum-Dum produites par un arsenal de Dum-Dum à Calcutta étaient les premières à utiliser cette technique pour obtenir cet effet.
Elle a pour action de caler et assurer une poussée uniforme du projectile. Ayant pour action de fixer et d'assurer une poussée uniforme du projectile, la bourre est un tampon qui s'insère entre la poudre et le projectile. Sa composition est généralement un mélange de carton, de liège et de feutre pouvant être lubrifié (appelée alors bourre grasse). Sa composition est généralement un mélange de carton, de liège et de feutre qui peut être lubrifié. Dans ce cas, on parle alors de bourre grasse. La « bourre à jupe » est un cas particulier qui consiste à contenir la grenaille dans un récipient (le gobelet). La "bourre juponnée" est un cas à part qui consiste à contenir la grenaille dans un réceptacle du nom de coupelle.
Il arrive souvent que parler de munition implique de parler de calibre et de cartouche. Pour connaitre et comprendre à la perfection le sujet qui entoure la munition, il est primordial de connaitre ces deux concepts un peu plus intimement. Mais encore, il faut présenter les autres concepts y afférant qui peuvent avoir une importance particulière.
Avant toute chose, le calibre est le diamètre extérieur d’un projectile. On parle de calibre réel quand il s'agit du diamètre d'un projectile et de calibre nominal quand il s'agit du nom de la munition. Parfois le calibre réel ne correspond pas exactement au diamètre réel du projectile. Le calibre nominal d’une munition d’arme de poing peut être exprimé en millimètres (exemple du 9mm Parabellum ou du 7,65mm Browning), en centième de pouce (par exemple le .45ACP avec 1 pouce = 25,4mm) ou même en millième de pouce (par exemple le .357 Magnum).
La cartouche est un étui cylindrique, en métal ou en carton, qui contient, à la fois le projectile et la charge d’une arme à feu. La cartouche est un étui cylindrique, en métal ou en carton, qui contient, à la fois le projectile et la charge d’une arme à feu. Les cartouches à blanc. Elles sont connues également sous le nom de cartouches de marquage ne comportent pas de poudre. Les cartouches à blanc (appelées aussi cartouches de marquage) ne contiennent pas de poudre.
La plupart des cartouches de chasse ont un culot court ou long fait en laiton ou en fer. La plupart des cartouches de chasses sont constitués d’un culot court ou long (en laiton ou en fer). Certaines munitions de chasse renferment un mélange de grains de plomb, appelé égal... L’ouverture du gibier d’eau approche à grands pas . Pourquoi ne pas en profiter pour » faire chasser » notre premier fusil ou celui d’un de nos aïeux ? Certainement agé de plus de 30 ans , ce dernier ne portera pas le fameux poinçon » fleur de lys » autorisant l’utilisation de munitions à billes d’acier haute pression. Pas de panique ! Les règles de compatibilité des longueurs de chambres ne diffèrent en aucun cas de celles en vigueur avec des munitions chargées de plomb ! utiliser une munition de longueur 70mm dans une chambre de 65mm n’augure rien de bon quant à la santé de votre arme et par voie de conséquence à la vôtre, à court terme ! Les armes accusant 30 ou 40 ans de service sont souvent pourvues de canon assez chokés. Une nouvelle règle est donc à appliquer : Dans un full choke, ne pas tirer de billes dont la taille est supérieure au n°4 ! Action de chasse : Tailles des billes, misez sur le nombre d’atteintes ! A taille de bille égale (n°6 par exemple) la différence de densité entre le plomb et l’acier est telle, que pour une charge équivalente, le nombre de billes d’acier est significativement plus important que le nombre de billes de plomb. Mon « vieux fusil » bon pour rester au râtelier ? certainement pas ! Si votre arme ancienne peut être utilisée avec des munitions chargée d’acier, adaptées, il existe toutefois une alternative mécanique proposée par certains armuriers, notamment l’illustre Bastien Pierrot (Armurerie Pierrot 33220 Port- Sainte- Foy-et-Ponchapt). En effet, en l’échange de quelques centaines d’euros, l’armurier spécialiste vous rendra votre arme, optimisée, capable d’utiliser des munitions hautes pressions et bien sûr, passée au banc d’épreuve !
Pour du cal. 12, concernant les cartouches "démolition" (celles qui servent aux FO pour dégonder des portes ou arracher des serrures), il existe des informations contradictoires :
L'idée est de percuter le cylindre de la serrure avec une énergie suffisante pour le chasser sans que le projectile traverse la porte ou ricoche : la céramique se désagrège à l impact, le magnésium fond sous l effet de la chaleur de l explosion. Maintenant, qu est ce qui détermine le choix de l une ou de l autre face a telle porte... je ne sais pas. De toutes facons c est inefficace contre une blindee multi points. La, c est 3 grs de c4 par point.
Il a été suggéré que les FO chargent juste à la brenneke, mais la brenneke c est la munition pour nos fap embarqués en patrouille. La on est sur de la mune specifique forces d intervention, tiree dans des fap a canon très court.
Il a été rapporté que c'est du cuivre fritté, vu sur je ne sais plus site de fabriquant. Le magnésium à la propriété de produire une très forte chaleur lors de sa combustion, il a donc la possibilité d'enflammer facilement des métaux: fer, aluminium, etc. L'utilisation de cartouches d'effarouchement de calibre 12 est un sujet complexe, particulièrement dans le contexte de la cohabitation entre les activités humaines et la faune sauvage, notamment l'ours brun dans les Pyrénées. Cet article vise à explorer le fonctionnement de ces cartouches, leur utilisation dans le cadre de mesures d'effarouchement de l'ours, ainsi que le cadre réglementaire qui les encadre.
Une cartouche d'effarouchement de calibre 12 est spécialement conçue pour produire un effet dissuasif, principalement sonore, sans causer de blessures graves. Elle se distingue des cartouches traditionnelles par sa composition et son utilisation.
Il est important de noter qu'une cartouche d'effarouchement de calibre 12 n'est pas chargée de poudre ni de bourre. Elle est conçue pour l'entraînement, la formation et l'instruction, tout en possédant les mêmes caractéristiques physiques et pondérales qu'une véritable cartouche à balle ou à plombs de calibre 12.
Dans le cadre de l'effarouchement de l'ours, on distingue principalement deux types de cartouches :
La question de l'effarouchement de l'ours brun est particulièrement sensible dans les Pyrénées, où la population d'ours est en augmentation.
Face à cette situation, il est devenu nécessaire de trouver un équilibre entre la protection de l'ours et la préservation des activités agricoles. C'est dans ce contexte qu'ont été mises en place des mesures d'effarouchement, visant à dissuader les ours de s'approcher des troupeaux, tout en évitant de leur causer des dommages.
Un arrêté publié au Journal officiel encadre strictement les conditions dans lesquelles des dérogations à l'interdiction de perturbation intentionnelle des ours bruns peuvent être accordées. Ces dérogations sont accordées par les préfets dans le cadre de mesures d'effarouchement visant à la protection des troupeaux domestiques pour prévenir les dommages par prédation. Cet arrêté a été pris dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028 et fixe de manière pérenne les conditions et limites dans lesquelles des mesures d’effarouchement de l’ours brun (mesures dérogatoires) peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.
La mise en œuvre des mesures d'effarouchement est soumise à des conditions strictes, visant à garantir leur efficacité tout en minimisant les risques pour l'ours.
La dérogation est accordée pour une durée maximale de 8 mois ne pouvant s'étendre au-delà de la saison d'estive en cours. Les opérations d’effarouchement ne doivent être déclenchées qu'à proximité du troupeau et uniquement lorsque des indices témoignant de la présence récente de l'ours brun à proximité.
Pour la mise en œuvre de l'effarouchement dit « renforcé », la demande doit être formulée auprès de la préfecture et doit s’accompagner du compte-rendu permettant le recours à l'effarouchement par tirs non létaux à l'aide d'un fusil de calibre 12 chargé de cartouches à double détonation, ou, pour la protection des personnes réalisant l'opération face au comportement menaçant d'un ours, de cartouches à munitions en caoutchouc. L’arrêté autorise pourtant cette mesure mais fixe davantage d’exigences pour accéder à ce type d’effarouchement qui « ne peut être réalisé en zone cœur du parc national des Pyrénées. » C’est d’abord un ultime recours, car l’effarouchement simple doit être d’abord mis en place. Les conditions sont aussi bien plus nombreuses puisque les tirs ne peuvent être, par exemple, effectués que la nuit, en binôme et depuis un poste fixe.
Des mesures d’effarouchement ont été testées dans la région à la suite de la parution en juin 2019 d’un arrêté et ce jusqu’en 2021. Cette période de test a permis de montrer « une certaine efficacité concernant l’évitement de la prédation, selon le ministère de la Transition écologique. Ces bilans témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition et, d’autre part, d’une certaine efficacité concernant l’évitement de la prédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé.
L'utilisation de cartouches d'effarouchement, et plus généralement des mesures d'effarouchement de l'ours, suscite des controverses.
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