L'histoire des armes à feu est jalonnée d'innovations et d'adaptations, et le carabine 30-30 ne fait pas exception. Cet article explore son parcours, notamment son utilisation par l'armée française en Indochine, ainsi que son évolution à travers le temps.
C'est une arme excellente dont nos armées auraient dû disposer dès le début des années 30, n’eût été l’inertie de nos chefs militaires et politiques. D’abord, c’est une arme infiniment supérieure au K98 allemand, son adversaire de l’époque. Démontage, ergonomie, simplicité, maniabilité, qualité de la cartouche, finitions des pièces, tout y est. Au tir c’est précis, nerveux, un bonheur. Mais quel drame historique !
Au début des années 20, la France adopte la cartouche de 7,5×58 (bien plus moderne que la 8×51 Lebel qui équipe alors le gros de notre armement léger d’épaule) et la chambre dans l’excellent Fusil-Mitrailleur FM mle 1924. La « ressemblance » avec la cartouche du Mauser (7,92×57) et quelques incidents de tirs, conduisent au raccourcissement de 4 mm de son étui: la remarquable cartouche de 7,5×54 mle 1929C est née.
A partir de 1921, nos manufactures d’État étudient divers modèles tout en étant engorgées d’essais et de demandes de modifications des anciennes armes en calibre 8×51 pour la nouvelle cartouche. On essaye de faire du neuf avec du vieux dans un équipement globalement dépassé. Ordres, contre-ordres, économies de bout de chandelle typiquement gauloises aboutissent à ce qu’en 1931, on n’ait toujours pas de prototype nouveau digne de ce nom à tester. Dix ans d’errements.
En 1932, toutes les Manufactures (Tulle, Châtellerault et Saint-Étienne) présentent leur prototype aux tests et c’est celui de la MAS qui est envoyé en unité pour les tests opérationnels de 1933 à … 1936. Trois ans de plus. Rappelons que l’agité moustachu germanique commence a donner du souci à tout le monde depuis 1933. Vous vous dites » Problème réglé, la France va enfin avoir un bon fusil face à l’orage qui gronde ». Pas du tout.
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On a confié la production à la seule manufacture de Saint-Étienne. Qui ne la démarre qu’en 1938 ! ET à la cadence d’une cohorte sénatoriale III° république se rendant au dîner le l’Amitié Franco-Javanaise. Résultat ? L’occupant se saisit de tout ce qu’il peut prendre après juin 40, et comme il en prend peu car il a été peu produit, même s’il remarque l’excellence du fusil, il ne peut en équiper partiellement que ses troupes de seconde ligne sous la désignation officielle Gewehr 242 (f). Ces armes disparaissent largement durant la guerre.
L’armée d’Armistice en planquera un certain nombre dont la plupart finiront dans les mains de la Résistance et de la Milice. La production rependra en 1945 en y ajoutant le MAS 36 CR39 à crosse alu pliable pour les chasseurs-Alpins, les parachutistes et quelques unités de Légion. Le MAS 36 de production post 1945 subit quelques modifications (hausse, grenadières, guidon sous tunnel, fond de magasin…).
Notre MAS rejoint les troupes d’Indochine dès 45/47 mais il est conceptuellement déjà dépassé car cinq longues années de guerre moderne qui ont largement fait évoluer l’armement. Les russes et les américains ont reçus leurs premières armes semi-automatiques depuis les années 36/38. C’est néanmoins une excellente arme qui connaitra toutes les guerres de décolonisation de la France sous ses formes 1936, 1936 CR39, MAS 36 LG 48, et in fine le MAS 36-51. Bon soldat, il servira fidèlement la Patrie jusque les années 60 dans les unités de gendarmerie et plus tard encore sous sa forme 36/51.
A noter que les remarquables fusils de précision FRF1 et FRF2 utilisent une boîte de culasse et une culasse de MAS 36 un peu modifiées ce qui en dit long sur les qualité de l’arme. Notre exemplaire est un rare Mas 36 1er Type d’avant 1940. Il est complet et en TBE+. Quasi neuf en fait ! Mécaniquement impeccable - bronzage / peinture cuite du 1er type en excellent état - bien moins claire que sur mes photos de détail lourdement surexposées !!- Aucune oxydation nulle part - Bouchon de culasse rond du modèle avant fin 1939 - Il est entièrement mono-matricule : levier d’armement, canon, boitier de chargeur).
Baïonnette 2°type sans numéro mais peint/bronzée et non phosphatée. L’arme est livrée avec une bonne bretelle du modèle à laquelle je puis ajouter un ou deux clips-chargeurs pour le tir. Arme en calibre d’origine 7,5x54Mas évidemment. Son seul défaut est d’avoir ses marquages de crosse illisibles sans doute pour rendre ses déjà très beaux bois « encore plus beaux » après ponçage intempestif de surface. Comme je le dis toujours: les armes à feu ont deux ennemis: la rouille et les gens bien intentionnés. Mais les bois sont d’origine en excellent état et quasi neufs sans aucun coups ni manques. Plaque de couche impeccable presque sans rayures ! Top état de présentation.
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Les Mas 36 de production d’avant guerre sont tous numérotés en série F, G, H, I et K (lettre cursives). Le notre, en lettre « G », est vraisemblablement une arme de 1939 (ce que confirme son bouchon de culasse rond n’ayant pas subi la modification de fin 39). Au global une arme dans sa configuration d’origine d’avant fin 1939 et dans un excellent état proche du neuf; Le MAS36 1er type, non modifié 39 en plus, est rare et sera de plus en plus rare. Répétons le !
Dans les années 70, le Colonel Jeff Cooper a développé le concept de "Scout Rifle", un fusil à usage général, facilement portable, capable de frapper un seul coup décisif sur une cible jusqu'à 200 kilos, à n'importe quelle distance où l'opérateur peut tirer avec précision. Son concept répondait à la question : « Si vous ne pouviez n’avoir qu'un fusil, et que ce fusil devrait être tout aussi efficace à la chasse qu’en défense tactique, qu’à l'offensive sur le terrain tout comme à la survie et au stand, quel fusil serait-il? »
Cooper a affiné ce concept pendant des années, avec sa devise : “ One round, one hit and then vanish! ”
Cooper estimait que le fusil devait être léger pour faciliter les déplacements, court pour éviter les accrochages, mais avec un canon assez long pour maintenir la portée et la précision.
Le concept du fusil scout n'est pas nouveau. Le Mannlicher Carabine 6.5 et le Winchester modèle 94 étaient déjà des pas dans cette direction. Les Britanniques avaient également sorti leur No. 5 Mk I « Jungle Carbine » lors de la seconde guerre mondiale, et deux autres carabines allaient faire définitivement avancer le concept, et non des moindres, ce sont le Ruger Model 77 et la Remington 600. Jeff Cooper a acheté une Rem 600 dans les années 60 pour la transformer en son premier fusil scout.
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En 1983, une conférence a été convoquée au Gunsite Training Center en Arizona pour examiner le sujet de la modernisation du design du fusil. Les membres de cette conférence comprenaient des armuriers, des forgerons, des journalistes, des instructeurs de tir, des inventeurs et des chasseurs. On l'appelait la Conférence First Scout Rifle qui avait pour objectif d'explorer tous les éléments de sa conception. En 1984, lors de la deuxième réunion, de nombreux progrès ont été accomplis.
Le carabine 30-30 Winchester est un calibre emblématique, souvent associé à l'histoire du Far West américain. Introduit en 1895, il a été l'un des premiers calibres de chasse à poudre sans fumée, ce qui lui a valu une grande popularité. Son nom "30-30" fait référence à sa charge de 30 grains de poudre sans fumée et à son calibre .30. Il a été largement utilisé pour la chasse au cerf et à d'autres gibiers de taille moyenne.
En plus du 30-30 Winchester, d'autres calibres sont populaires pour les carabines à levier de sous-garde, tels que le .357 Magnum et le .44 Magnum.
Les marques les plus répandues pour les carabines à levier de sous garde sont Winchester, Marlin et Rossi.
La carabine Erma Werke EG 712 est un modèle à levier de sous garde en calibre .22LR, appréciée pour sa bonne facture et son design typé western. Une sympathique petite carabine, qui ressemble comme une goutte d'eau à sa grande soeur en cal .30.
La firme Erma Werke était un fabricant allemand d'armes à feu qui produisait des carabines de qualité, dont l'EG 712. ErMa (abréviation commerciale usuelle de Erfurter Maschinenfabrik) est un constructeur allemand d’armes situé à Dachau, non loin de Munich (Bavière). En 1950, B. Geipel recréé son entreprise près de Dachau. Le fabricant d’armes allemand s’oriente donc vers les marchés du tir de loisir en s’inspirant des Winchester 94, des US M1 ou du Walther P38.
La carabine Erma EG 712 est conçue pour tirer des munitions de calibre .22LR, .22 court et .22 pistol. Le réarmement manuel permet cette polyvalence. Bien que typée western, il est courant de voir des lunettes montées sur ce genre de carabine, notamment aux États-Unis. Une autre option est le Tang-Sight, qui nécessite un alésage au niveau du garde-main.
D'autres modèles de carabines à levier de sous garde existent, notamment la Winchester 9422 et la Marlin 39. La Marlin 39 est l'une des plus anciennes .22LR à levier de sous garde construite et encore produite, utilisée par Annie Oakley.
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