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La question du "gibier sans papier" soulève des interrogations spécifiques quant à la gestion des animaux sauvages non identifiés, notamment en cas de découverte de cadavres. Cet article vise à clarifier ce concept, en abordant les réglementations en vigueur concernant la détention d'animaux sauvages et les procédures à suivre pour la prise en charge des cadavres d'animaux non identifiés.

Définition et Gestion du Gibier Sans Papier

Pour les animaux non identifiés (gibiers, animaux sans identification, etc.) de plus de 40 kg, il convient de prendre contact avec la Direction départementale en charge de la protection des populations qui contactera France AgriMer pour la prise en charge au titre des cas exceptionnels relevant de l’intérêt général, puis avec l’équarrissage pour la collecte. Une attestation de service fait vous sera demandée pour procéder au paiement de la prestation.

Réglementation Relative à la Détention d'Animaux Sauvages

La détention d’animaux sauvages en captivité est régie par le code de l’environnement (articles L. 413-1 à L. 413-5 et ses textes d’application). Ces dispositions complètent les règles particulières de protection des espèces animales sauvages interdisant ou réglementant certaines activités (espèces protégées sur le territoire français, espèces protégées au niveau européen, espèces visées par la Convention sur le commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

La réglementation relative à la détention des animaux sauvages vise plusieurs objectifs:

  • Respecter les équilibres écologiques et préserver la biodiversité, notamment en fixant des seuils sur le nombre de spécimens qu’une personne ou un établissement peut posséder.
  • Garantir la sécurité et la santé des personnes.
  • S’assurer du bien-être des animaux dans les structures qui les accueillent.
  • Promouvoir la qualité des établissements et la technicité des éleveurs.

Les conditions d’hébergement doivent être en effet adaptées aux caractéristiques biologiques des animaux et ainsi leur permettre de satisfaire leurs besoins physiologiques.

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Obligations du Détenteur d'Animaux d'Espèces Non Domestiques

L’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d'animaux d'espèces non domestiques précise les principes applicables à la détention d’animaux d’espèces non domestiques. Toute personne, physique ou morale, qui détient un ou plusieurs spécimens en captivité doit notamment :

  • Disposer d'un lieu d'hébergement, d'installations et d'équipements conçus pour garantir le bien-être des animaux hébergés et satisfaire leurs besoins physiologiques et comportementaux ;
  • Détenir les compétences requises et adaptées à l'espèce et au nombre d'animaux afin que ceux-ci soient maintenus en bon état de santé et d'entretien ;
  • Prévenir les risques afférents à la sécurité des spécimens concernés ainsi qu'à la sécurité et à la tranquillité des tiers ;
  • Prévenir l'introduction des animaux dans le milieu naturel et la transmission de pathologies humaines ou animales ;
  • Assurer le marquage individuel et permanent de certains animaux, au plus tard - sauf dérogation - dans le mois suivant la naissance.

Identification des Animaux d'Espèces Non Domestiques

Cet arrêté encadre également l’obligation d’identification des animaux d’espèces non domestiques. Cette obligation concerne les animaux d’espèces non domestiques inscrits sur les listes des annexes du règlement n° 338/97 du 9 décembre 1996 (CITES) ainsi que les animaux d’espèces non domestiques inscrits sur les listes d’espèces protégées établies en application des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement et L. 411-5 et L. 411-6 du code de l'environnement. Elle se traduit par le marquage et l’enregistrement au fichier national d’identification de la faune sauvage protégée mentionné au II de l’article L. 413-6 du même code, dénommé fichier i-fap et accessible en ligne via : i-fap.fr.

Les Différents Types d’Établissements

Trois différents types d’établissements peuvent détenir des animaux d’espèces non domestiques :

  • Les établissements d’élevage professionnel ou non professionnel sans présentation au public, soumis aux dispositions de l’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d'animaux d'espèces non domestiques ;
  • Les établissements mobiles de présentation au public soumis à la fois aux dispositions de l’arrêté du 8 octobre 2018 et à celles de l’arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants. Ces établissements détenant des animaux d’espèces non domestiques ne seront plus autorisés à compter du 1er décembre 2028, en application de l’article 46 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes ;
  • Les établissements fixes de présentation au public soumis à la fois aux dispositions de l’arrêté du 8 octobre 2018 et à celles de l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère.

Que Faire des Cadavres Relevant du Service Public de l’Équarrissage ?

(L.226-6 du code rural) Leurs propriétaires ou détenteurs sont tenus d’avertir, au plus tard dans les 48 heures, la personne chargée de l’enlèvement, en vue de leur élimination. Dans un délai de 2 jours francs après réception de la déclaration ou après leur production, ils sont enlevés. Les propriétaires ou détenteurs sont tenus d’en aviser l’autorité administrative, s’il n’a pas été procédé à l’enlèvement dans les délais. Il est alors procédé à l’enlèvement dans des conditions déterminées par voie réglementaire. Dans chaque mairie, est affiché l’arrêté du préfet portant à la connaissance du public les noms et adresses des titulaires de marchés chargés de la collecte des sous-produits animaux relevant du service public de l’équarrissage, ainsi que toutes informations permettant de joindre ceux-ci sans délai.

Cadre Réglementaire de l'Équarrissage

L’équarrissage repose sur des bases réglementaires précises, définies dans le code rural et de la pêche maritime, au livre II "Santé publique vétérinaire et protection des végétaux", titre II "mesures de prévention, surveillance et lutte contre les dangers zoosanitaires ", chapitre VI "Des sous-produits animaux".

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L'article L.226-6 précise notamment :

Art. L. 226-6. - I. - Les propriétaires ou détenteurs de cadavres d’animaux sont tenus d’avertir, dans les meilleurs délais et au plus tard dans les quarante-huit heures, la personne chargée de l’enlèvement, en vue de leur élimination.

Le service en charge de l’équarrissage doit de son côté :

Art. L. 226-6. - II. - Les cadavres d’animaux doivent être enlevés dans un délai de deux jours francs* après réception de la déclaration du propriétaire ou du détenteur.

L'article R. 226-12 rappelle la responsabilité du maire :

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Art. R. 226-12. - Lorsque le propriétaire d'un cadavre d'animal reste inconnu à l'expiration d'un délai de douze heures après la découverte de celui-ci, le maire de la commune sur le territoire de laquelle se trouve ce cadavre en avise le titulaire du marché chargé de la collecte et l'invite à procéder à l'enlèvement du cadavre dans un délai de deux jours francs.

Quels Cadavres Relèvent du Service Public de l’Équarrissage ?

  • Les cadavres de bovidés, d’ovins et de caprins d’élevage > 40 kilogrammes, morts en exploitation agricole.
  • Les cadavres de bovidés, d’ovins et de caprins d’élevage sans limite de poids et d’animaux de toute autre espèce > 40 kg, dont le propriétaire est inconnu ou inexistant, ou morts dans les fourrières et les parcs zoologiques.
  • Les cadavres d’animaux de toute espèce dont la destruction, pour des raisons de santé et de salubrité publique, est décidée par le préfet de département, à l’exception des cadavres d’animaux abattus sur ordre du préfet dans le cadre des mesures de lutte contre les maladies animales réputées contagieuses.

Interdiction de Jeter les Cadavres d’Animaux

Oui, il est interdit de jeter en quelque lieu que ce soit des cadavres d’animaux (L.226-3 du code rural). Les propriétaires ou détenteurs de tous cadavres d’animaux doivent confier ces derniers à un établissement agréé en vue de leur élimination par incinération ou co-incinération.

Inhumation d'un Animal de Compagnie

Non. L’article L 226-4 du code rural et de la pêche maritime a été abrogé par ordonnance du 04 juin 2015. Depuis, l’enfouissement des cadavres d’animaux familiers est interdit.

Inhumation d'un Animal de Compagnie dans un Cimetière

L’inhumation d’un animal dans une concession privative d’un cimetière communal est interdite. Il existe quelques cimetières d’animaux de compagnie et des centres d’incinération de cadavres d’animaux de compagnie pour chiens, chats, rongeurs, lapins et oiseaux. Lorsque l’animal est incinéré individuellement, ses cendres peuvent être remises au propriétaire s’il en fait la demande, sinon elles doivent être éliminées dans des conditions n’entraînant pas de pollution pour l’environnement. (Point à voir avec son vétérinaire traitant.)

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