Les Premières Nations étaient des clients sophistiqués et intelligents. Elles ont immédiatement vu les avantages des armes à feu sur les lances, les arcs et les flèches. En outre, le fusil avait une portée supérieure et demandait beaucoup moins de pratique pour son usage.
C’est à partir du milieu du 17ème siècle que les commerçants de fourrures français ont fourni à leurs clients autochtones des fusils de chasse, à la fois comme cadeaux et pour le marchandage. Lewis et Clark se sont souvent référés aux « fusils » que les Amérindiens avaient entre les mains. Près de Fort Pierre, dans le Dakota du Sud, le 26 septembre 1804, Clark nota que certaines tribus étaient mieux armées que d’autres.
Plus léger et plus mince que les armes à feu anglaises, le fusil de fabrication française était préféré. Dès le début du 18ème siècle les Français et les Canadiens ont tenu des foires aux fusils à travers la Grande Louisiane à la satisfaction des clients. Ainsi ont pris naissance les populaires expositions d’armes à feu (gun shows) dans l’Ouest américain.
À la demande des Amérindiens, une gâchette plus grande a été ajoutée au fusil pour une meilleure adhérence lors du tir à cheval.
Malgré l'apparition des armes à feu, les Amérindiens ont continué à utiliser leurs armes traditionnelles. Voici un aperçu de quelques-unes de ces armes :
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Il y avait de très nombreux types d’arcs fabriqués par les Amérindiens, leur forme et leur type de construction dépendant des espèces de bois et d’autres matériaux nécessaires que l’on pouvait trouver dans une région donnée. Arme puissante, l'arc permettait, à une dizaine de mètres, de transpercer un bison de part en part.
Les arcs Sioux étaient fabriqués en bois, généralement à partir de l'hickory et étaient parfois renforcés par des bandes en nerf de bison . les cordes pouvaient être constituées de fibres végétales tressées ou de boyaux de loup ou de coyote. Les flèches ont évolué, relativement courtes, elles étaient en bois. Elles étaient pourvues d'une pointe en bois durcie au feu, ou en pierre taillée et polie, ou en os, et plus tard en métal. Les carquois, destinés à protéger l'arc et sa corde de l'humidité, étaient réalisés en peau.
L'arc a connu son heure de gloire lors des luttes contre les envahisseurs européens, car les indiens savaient utiliser cette arme au galop alors que les mousquets des européens comme les fusils des américains ne pouvaient être utilisés qu'à l'arrêt.
La hache de guerre des indiens d'Amérique du nord. Le terme tomahawk est un dérivé du mot algonquin tamahak. Il était utilisé comme une arme d'assaut comme les haches de pierre, les casse-têtes, les massues, etc. Au fil des années, le tomahawk est simplement devenu la hachette indienne typique et fut aussi communément utilisé par les trappeurs et autres coureurs des bois.
Le tomahawk a été en silex, puis en cuivre et en fer. L'arme préférée des Iroquois est le War club ou le casse-tête, courte massue de bois ayant à son extrémité une lourde boule ; ce War club a été rapidement remplacé par le tomahawk une hachette de fabrication européenne. Les Iroquois échange des peaux de castor contre des des hachettes et des couteaux en fer.
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Le tomahawk-calumet; son manche creusé peut servir de calumet, par contre, il alliait les deux penchants des Indiens : les longs discours en fumant avec les autres membres de la tribu et principale arme utilisée lors de combat entre tribus, a été sacré comme symbole de guerre et de paix.
Outil et arme de première nécessité, le couteau était réalisé en pierre ou en os taillé et poli. Pour en éviter la perte, on le transportait dans un étui profond ne laissant dépasser que l'extrémité du manche.
Après l'arrivée des Blancs, les Indiens confectionnèrent des couteaux en fer à partir de lames de sabre. Outre son rôle d'outil à la chasse ou au campement, le couteau fut bien évidemment utilisé à la guerre pour le corps-à-corps ainsi que pour scalper les adversaires morts ou vivants. Pour ce faire, une entaille circulaire partant du front et passant juste au-dessus des oreilles était pratiquée au couteau. Saisissant ensuite la peau du cuir chevelu entre ses dents, l'Indien l'arrachait d'un coup sec, en un seul mouvement. Rares furent les victimes scalpées vivantes à avoir survécu à un tel traitement.
Le scalp, séché soigneusement, était ensuite décoré de dessins rituels racontant les circonstances de la prise par le guerrier.
Les Indiens ne semblent pas avoir utilisé spécialement la lance en usage guerrier. Ils l'utilisèrent par contre à la chasse mais, dans cet usage, la lance était courte et d'aspect beaucoup plus utilitaire. A l'instar des autres armes, les pointes en silex furent remplaçées, après l'arrivée des Blancs, par des pointes en fer d'une taille relativement longue.
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Les Indiens d'Amérique du Nord firent connaissance avec les armes à feu lors des incursions espagnoles dans cette partie du monde au XVI ème siècle. Les Indiens purent acheter des fusils auprès des comptoirs coloniaux au prix de 20 peaux de castor pour un fusil à silex.
Toutefois, les prix pratiqués faisaient de l'arme à feu un produit de luxe souvent négligé au profit d'objets plus utiles : couteaux, tissus, ustensiles de cuisine, pointes de flèches,... Le fusil à silex fut longtemps le seul modèle demandé, autant par habitude que pour son aspect pratique. L'approvisionnement du chasseur pouvait se limiter à quelques silex, à de la poudre et quelques balles.
La diffusion des armes à percussion, qui nécessitaient la mise en place d'une capsule de fulminate avant chaque tir, resta longtemps très restreinte. L'avantage technique de ce nouveau type de mise à feu n'apparut jamais évident aux Indiens. Un même engouement suivit l'apparition des fusils à chargement par la culasse. Ces modèles permettaient de pouvoir tirer et recharger en restant couché alors que les modèles à silex ou à percussion nécessitait de se redresser, au moins à genoux, pour réintroduire poudre et balle dans le canon.
Lors du combat à cheval, les Indiens mirent au point une étrange méthode de rechargement des fusils à silex. Les balles étaient dans la bouche du cavalier, la poudre dans une poire portée en bandoulière. Le chargement se faisait en versant la poudre dans le canon, en crachant la balle dans celui-ci et en donnant un coup sec contre la cuisse pour faire descendre le projectile sur la charge. L'avantage était qu'il n'y avait aucunement besoin d'une baguette. Toutefois, il fallait veiller à tirer sans laisser la balle quitter sa position de chargement sous peine d'éclatement du canon !
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