La salive provient des sécrétions de nombreuses glandes qui s’ouvrent dans la cavité buccale. Les glandes salivaires peuvent être séreuses, muqueuses, ou mixtes, suivant la sécrétion. La salive comprend des enzymes qui participent à la digestion des aliments. En plus de petites glandes (palatines, linguales, etc.), il y a trois de grandes glandes salivaires dont les excréteurs s’abouchent dans la cavité buccale : parotide, sous-maxillaire et sublingual.
Les glandes salivaires sont constituées d'acini ramifiées et lobulées. Ce sont des cellules grossièrement pyramidales à noyau arrondi refoulé au tiers basal (apical) de la cellule et riche en grains de sécrétion ; les granules de sécrétion sont riches en protéines.
Le premier réseau est disposé autour des canaux et le second autour des acini. Les capillaires sont disposés en deux réseaux réunis par des veines portes.
La glande sous-maxillaire est une glande à sécrétion mixte. Le canal excréteur s'abouche dans le plancher buccal et s’ouvre à la caroncule sublinguale. La glande sublinguale a plusieurs canaux excréteurs, dont le plus important lui, au sommet de la caroncule sub-linguale. Les autres, que l’on nomme canaux de Rivinus et de Walther, sont plus petits.
Parmi les connaissances nombreuses que le physiologiste doit posséder, l’anatomie se place sans contredit au premier rang. On comprend, en effet, que l’investigation physiologique devienne absolument impossible à celui qui ne connaîtra pas exactement toutes les parties qui composent l’organisme, leurs rapports, leur conformation, leur structure intime, etc. En un mot, si l’on n’est pas un bon anatomiste, il est impossible de devenir physiologiste.
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Les anatomistes croient généralement que la localisation anatomique doit être le point de départ de toute recherche physiologique, et que la fonction se déduit ensuite en quelque sorte comme une conséquence de la connaissance anatomique exacte des parties sur le cadavre. Je crois, au contraire, que la localisation anatomique a été constamment le point d’arrivée ou la conséquence de l’investigation physiologique expérimentale sur le vivant.
Cependant des exemples célèbres paraissent ne pas manquer pour montrer que cette voie est la bonne, et pour prouver que d’après la forme et la structure d’un organe ou d’un appareil, on doit nécessairement conclure à ses usages. C’est ainsi qu’on a pu dire : N’est-il pas évident, d’après leur forme, que la vessie, que l’estomac, sont des réservoirs ; que les veines et les artères sont des vaisseaux pour transporter les liquides ; que les os sont des leviers, etc. ?
Il faut forcément recourir à l’observation et à l’expérimentation, et c’est justement pour cela qu’on a appelé ces sciences, sciences expérimentales. Comment l’intelligence seule, en effet, pourrait-elle arriver à découvrir des choses qui se réduisent à des questions de fait pur et simple que nos sens n’ont qu’à constater ?
En physiologie, les propriétés vitales de la matière vivante doivent être constatées directement par nos sens sur le vivant, et elles ne sauraient se déduire en aucune manière de la conformation de la matière morte. J’insiste, Messieurs, sur ces idées, afin que vous en soyez bien pénétrés, et que vous sachiez bien que toutes les fois qu’il vous tombera un tissu nouveau ou un organe inconnu sous les yeux, vous ne pourrez avoir des notions sur ses fonctions qu’en l’observant sur le vivant.
Mais, une fois que l’expérimentation ou l’observation sur le vivant nous ont permis de constater expérimentalement par nos sens les propriétés d’un organe ou d’un tissu, nous établissons dans notre esprit un rapport qui est immuable entre la forme et les propriétés de la matière, et alors l’induction anatomique commence et peut rendre les plus grands services.
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Si dans tous ces cas l’induction anatomique est un fil conducteur que nous ne devons pas négliger, cependant nous ne pouvons jamais nous en contenter, et, quelque probable que paraisse le raisonnement inductif, il faut toujours que la preuve expérimentale vienne s’y ajouter pour permettre une conclusion rigoureuse et définitive.
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