Dans l’univers des fruits et légumes, rien n’est laissé au hasard. Le calibre, critère essentiel de classification, joue un rôle clé dans la production, la logistique, la vente, et même dans la perception des consommateurs. Cet article vous dévoile les secrets du calibre des fruits et légumes, en explorant les différentes catégories, leurs critères et leurs implications pour les consommateurs et les professionnels.
Le calibre ne se résume pas à une simple mesure technique. Il joue un rôle stratégique à chaque étape de la filière fruits et légumes. Mais à quoi sert-il vraiment ? Comment est-il mesuré ? Où trouver cette information ?
Le calibre est un indicateur essentiel pour garantir la qualité, la régularité et la lisibilité des fruits et légumes.
Chaque produit possède son propre système de calibrage, adapté à ses caractéristiques. Il se mesure à l’aide d’outils spécifiques et efficaces :
Au supermarché, avez-vous déjà remarqué des mentions de "catégorie" sur l'étiquetage de certains fruits et légumes ? Certains fruits et légumes sont soumis à une classification en trois catégories : Extra, I et II. Cette classification, souvent discrète, a pourtant un impact sur l'aspect, le prix et même la destination de ces produits.
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Cette classification est avant tout une question d'esthétique. Elle renseigne principalement sur l'aspect des produits. La catégorie Extra correspond aux fruits et légumes sains, bien calibrés et homogènes.
Seuls dix types de fruits et légumes sont concernés par l'obligation d'afficher une de ces trois catégories. Il s'agit de produits "soumis à une norme spécifique qui implique des règles de calibrage et de présentation", explique la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) sur le site de l'Institut national de la consommation.
Cette norme, issue d'un règlement européen de 2013, indique qu'un fruit ou un légume commercialisé doit être "intact, sain, propre et exempt de parasite". Concrètement, un kiwi de catégorie extra sera esthétiquement quasi parfait : une couleur éclatante, une forme sans aspérités. Un kiwi de catégorie 1 pourra présenter quelques légers défauts : une forme pas tout à fait parfaitement ovale. Quant au kiwi de catégorie 2, il sera encore un peu plus… "moche", tout en respectant quand même les normes de calibrage et d'apparence imposées par les centrales d'achat.
Bien sûr, il est important de souligner que si vous achetez des fraises qui font mention de la catégorie II, cela ne préjuge absolument pas de leur goût ou de leur valeur nutritionnelle. Ce n’est pas parce qu’ils sont moins beaux qu’ils sont impropres à la consommation. En effet et d’ailleurs, c’est souvent le cas des fruits et des légumes bio qui sont a priori moins traités et peuvent donc avoir un aspect plus cabossé, quelques colorations naturelles ou autre.
Voici quelques exemples de calibrage pour différents fruits :
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Indépendamment des prescriptions de la norme communautaire, notamment en matière de calibre minimum, l'échelle de calibre fixée ci-après est obligatoire pour les fruits classés en catégorie "extra" ainsi que pour les fruits des catégories "I" et "II" présentés en couches rangées :
Les fruits de la catégorie "I" présentés non lités doivent être calibrés :
L'échelle de calibre fixée ci-après est obligatoire pour les fruits classés en catégorie "Extra" :
En tout état de cause, les abricots d'un calibre inférieur à 35 mm ne peuvent être classés en catégorie "Extra".
Les fruits classés dans les catégories "I" et "II" doivent être calibrés soit conformément à l'échelle ci-dessus, soit dans les conditions suivantes :
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Les prunes font l'objet d'un calibrage déterminé par le diamètre maximum de leur section équatoriale.
Le calibre minimum est fixé à :
Pour les fruits classés en catégorie "Extra", la différence de diamètre entre le plus petit fruit et le plus gros contenus dans un même colis ne doit pas excéder 10 mm.
Ceux qui ne respectent pas ces normes esthétiques finissent en effet dans les paniers anti-gaspi, voire dans l'alimentation des animaux. Il y a une dizaine d'années, les enseignes avaient créé des opérations spéciales "fruits et légumes moches", avec étals dédiés et tarifs attractifs, mais ils n'ont malheureusement pas trouvé leur public.
Pourtant, les fruits et légumes de catégorie 2, tout comme d'ailleurs les fruits et légumes qui ne répondent pas aux normes imposées par ces trois catégories, ne sont pas moins bons, ni nutritionnellement parlant, ni en termes de goût.
En dehors des produits bio, les fruits et légumes de catégorie 2 peuvent représenter une option intéressante pour les personnes qui font attention à leur budget : tout aussi bons que les produits des deux autres catégories, ils sont souvent moins chers.
L'autre aspect important pour les consommateurs, plus que la catégorie, c'est le calibre. Il en existe différents en fonction des fruits et légumes, avec une incidence sur le prix de vente.
Il est plus complexe de détailler l'importance du calibre, car il y en a presque autant que de fruits et légumes. En effet, on ne peut pas comparer le calibre d'une prune avec celui d'un melon. De manière générale, plus les fruits sont volumineux et/ou lourds (puisqu'on trouve dans le calibre soit une taille, soit un poids), plus ils sont valorisables, donc onéreux.
La classification pourrait toutefois disparaître dans les années à venir. Des nouveautés sur les normes de commercialisation des fruits et légumes sont entrées en vigueur le 1er janvier 2025 en application du règlement européen 2023/2429.
L’affichage du calibre devient obligatoire au détail pour de plus en plus de produits (notamment depuis 2025 pour la banane, en plus des pommes de terre, pommes, poires, tomates, etc.).
Le nouveau règlement interdit strictement l’apposition de mention autre que la catégorie suggérant une qualité meilleure ou supérieure du produit.
Se repérer dans la jungle de la réglementation sur l’étiquetage des fruits et légumes relève du défi ! D’autant qu’aux normes obligatoires s’ajoutent toutes sortes de normes facultatives très utilisées dans certaines transactions commerciales entre professionnels (normes CEE-ONU).
Le CTIFL propose une application gratuite « Etiquetage et pancartage des fruits et légumes » permettant de visualiser rapidement les mentions obligatoires par produit selon le stade : expédition en gros ou vente au détail.
Les fruits et légumes visés à l'article 1er du présent arrêté doivent répondre aux spécifications suivantes :
A - Emballages et conditionnements. Dispositions générales.
Les produits doivent être logés dans des emballages parallélépipédiques en bois, ou en carton, conformes aux normes homologuées. Cette disposition ne s'applique pas aux petits emballages contenant au maximum 3 kg de marchandise. L'emploi de sacs est autorisé pour le conditionnement des oignons, pois et carottes ainsi que l'utilisation des paniers mosellans pour les fraises.
Dispositions particulières.
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