Lorsque l’on utilise son ordinateur pour traiter des photos, étalonner des vidéos ou plus généralement pratiquer un art graphique (infographie, webdesign,...), il est important d’avoir un écran de bonne qualité et surtout de s’assurer que celui-ci affiche des couleurs justes.
En effet, les écrans n'ont pas tous les mêmes capacités pour restituer des couleurs fidèles. Vous avez peut-être même déjà eu la mauvaise expérience de constater un problème de différence de couleurs en observant une image d’un écran à l’autre ou entre un écran et un tirage papier.
Pour éviter cela, il est nécessaire de calibrer son écran, c'est à dire de régler précisément la luminosité, le contraste et la température d'affichage et de mesurer les écarts entre les couleurs théoriques et réelles. Ces écarts vont être mémorisés dans un fichier que l'on appelle un profil ICC, et qui sera utilisé pour tenter de compenser ces défauts et ainsi s'approcher au maximum des couleurs exactes.
Avec l´utilisation des ordinateurs, nous avons l´habitude de décomposer les couleurs en composantes rouges, vertes et bleus. En pratique, c´est un peu plus compliqué, puisque les couleurs sont en fait perçues par notre oeil comme un mélange de différentes contributions à différentes longueurs d´onde λ dans le domaine 380-780 nm.
Afin de mieux comprendre ce qu´il se passe quand on calibre un écran, il est donc important de savoir comment on représente les couleurs, et pourquoi seules certaines couleurs sont accessibles quand notre oeil pourrait en détecter davantage. De même, certains termes techniques (température, Gamut) nécessitent quelques explications pour bien comprendre comment étalonner.
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Pour faire simple, une couleur sera systématiquement représentée par un triplet (R,V,B), (X,Y,Z), (L,a,b), (u, v, Y), (x,y,Y), ... en fonction de la façon dont on va les représenter. L´oeil humain est en fait constitué de différents capteurs, plus ou moins sensibles à certaines longueurs d´ondes (cônes, bâtonnets). Bien que chaque oeil soit finalement unique, différents observateurs standards on été définis par moyennage statistique sous différentes conditions expérimentales.
Evidemment, ont été exclus toutes personnes atteintes de daltonisme. Ces étalons ont été exposés sous conditions contrôlées (angle d´incidence, puissance lumineuse etc.) à des signaux lumineux de différentes longueurs d´ondes, permettant ainsi de construire trois courbes spectrales appelées Color Matching Functions qui sont très étroitement liées aux gammes de détection des différents capteurs de l´oeil humain. Ces fonctions constituent la brique angulaire indispensable pour calculer une couleur et sont étroitement liées à la perception des couleurs primaires rouges, vertes et bleues, notamment y pour le vert.
Pour l´oeil humain, la luminosité est confondue avec la détection de la couleur verte : pour cette raison, c´est la quantité Y qui la représente. Différentes stratégies de conversion ont donc été mises en place pour faciliter la représentation des couleurs. La luminosité étant contenue dans Y, la première piste a dont été de représenter "simplement" la chromaticité d´une couleur : en gros, les nuances de couleurs, indépendamment du fait qu´elles soient lumineuses ou sombres (puisque c´est Y qui contient cette information).
Par définition, x et y évoluent dans un espace borné entre 0 et 1. Le convexe délimité par les couleurs pures représente l´ensemble des couleurs perceptibles. En effet, si on considère plusieurs raies, la couleur obtenue sera un "mélange" des couleurs pures pondérées par leurs intensités respectives. Par définition, une surface sera blanche si R(λ)=1 sur l´ensemble du spectre dans les différentes formules permettant de calculer (X,Y,Z) et par conséquent (x,y,Y).
Comme indiqué plus haut, le calcul d´une couleur dépend de la source S considérée : c´est aussi le cas pour le blanc. Il a donc fallu considérer un spectre de référence : en dehors des éclairages artificiels, c´est donc le soleil qui est le plus souvent notre référence. Ainsi, une même surface blanche éclairée par une lampe à haute température T pourra apparaitre bleutée, tandis qu´elle apparaitre plus rougeâtre avec une source de plus basse température.
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Contre intuitivement, on parle d´éclairage plus froid quand il est bleuté, alors qu´en fait la source d´éclairage est en faite... plus chaude ! En photographie, ajuster la balance des blancs, c´est donc trouver le corps noir qui se comporte au plus près de la source de lumiére qui éclairait la scène. Pour nos écrans d´ordinateur et définir les espaces de couleur, c´est le point D65 qui a été considéré comme référence.
Il a donc été historiquement décidé que les écrans (tubes cathodiques) travailleraient avec les moyens du moment à des couleurs moins saturées. Pour étendre davantage le nombre de couleurs affichables, certaines appareils utilisent d´autres définitions des points (R,V,B). Par exemple, pour le format adobeRVB (aRVB), le point vert est davantage saturé (fig. 4). NB : Si on configure son appareil photo pour travailler en adobe RGB, et qu´on affiche les couleurs sur un écran réglé en sRGB (espace par défaut des écrans), soit on n´utilise qu´une partie des 255 valeurs du canal vert (on perd en dégradé), soit on recale le vert de l´aRGB sur celui de sRGB (on conserve les dégradés, mais on perd en saturation dans les verts : la compenser revient au cas précéden...
Calibrer ses écrans permet de s´assurer que le rendu des couleurs est indépendant des différentes imperfections évoquées plus haut. Quand on imprime des photos, les imprimeurs en ligne disposent désormais d´imprimante calibrées : travailler avec des écrans calibrés permet d´éviter les mauvaises surprises à l´impression, comme un rendu bleuâtre, verdâtre, rougeâtre etc. Les films, jeux vidéos, photos sont mieux détaillées vu que toutes les nuances peuvent normalement être affichées.
A noter que l´utilisation d´un téléviseur calibré peut surprendre au premier abord : les réglages par défaut sont souvent très saturés, pour mieux flatter l´oeil des utilisateurs...
Pour quantifier la justesse d´une couleur, on parle de ΔE, qui mesure en fait l´écart entre deux couleurs, par exemple entre celle demandée et celle affichée réellement. Plus cette quantité est faible, meilleure est le rendu. Plusieurs normes cohabitent (ΔE76, ΔE2000, parfois noté aussi ΔE00...) mais généralement un écran avec un ΔE inférieur à 2 est très bien calibré.
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La calibration est une étape cruciale, car elle permet de réaliser la majeure partie de la correction à apporter. Pour en illustrer son importance, la plupart des PC portables n´ont pas la possibilité d´ajuster l´équilibre RVB matériellement : l´espace couleur "accessible" frôle alors les 50-60% de l´espace colorimétrique seulement dans certains cas.
Sur la figure 3, nous avons représenté en abscisse le code couleur (0 pour sombre à 255 pour luminosité maximale) pour les composantes R,V,B, et la valeur mesurée par une sonde, pour deux écrans. C´est ce qu´on appelle une "courbe de calibration". Dans le cas de l´écran portable (gauche), quand on demande à afficher du blanc (255,255,255), l´écran retourne une couleur proche de (252,255,210), qui manque donc clairement de bleu. Il faudrait donc baisser le gain du rouge et du vert pour s´aligner avec le bleu (ie. corriger les pentes des 3 courbes).
Pour afficher le gris neutre (128,128,128), il faut en fait demander à afficher le code couleur (117,126,170) : l´étalonnage doit donc apporter une grosse correction. Dans le cas de l´écran calibré (droite), on constate que le code RVB de la couleur affichée est très proche du code RVB demandé car les gains de l´écran ont été parfaitement ajustés. L´étalonnage n´apportera qu´une petite correction.
On peut aussi remarquer que les caractéristiques "ondulent" bien moins que dans le cas précédent : l´électronique de commande est donc bien plus linéaire.
Pour réaliser l´étape de calibration, il est important de pouvoir ajuster les gains analogiques de l´écran. Pour les écrans externes, les boutons physiques permettent généralement d´ajuster les gains des canaux Rouge, Vert et Bleu. Certains constructeurs (Dell, Eizo, Samsung ... ) proposent des logiciels permettant de contrôler ces paramètres via le DDC/CI (Display Data Channel / Command Interface), option qu´il faut parfois activer sur l´écran lui-même.
Il s´agit en fait d´un protocole de communication standardisé permettant de contrôler la plupart des réglages des écrans et qui exploite les interfaces Display Port, HDMI et DVI. En théorie, ce protocole pourrait donc être exploité pour réaliser la calibration de façon automatique : l´écran affiche du blanc, le logiciel de pilotage ajuste alors les gains pour que le blanc soit convenable.
La plupart du temps, il faut donc procéder à la main pour réaliser la calibration. Il existe cependant quelques outils génériques permettant d´exploiter de DDC/CI, ce qui peut s´avérer particulièrement pratique pour les écrans de PC portable. En effet, ces derniers utilisent un dérivé du Display Port (eDP, iDP) et donc ce protocole est parfois partiellement fonctionnel.
Une fois l´écran calibré (ou pas), l´étalonnage consiste à stocker dans la carte graphique les conversions à réaliser entre les couleurs qu´on souhaite afficher sur un écran donné, et le code couleur qu´il faut demander à l´écran pour l´obtenir. Cette correspondance est obtenue en utilisant une sonde qui mesure un grand nombre de couleur pour en déduire la correction à apporter, puis un logiciel construit les règles de conversion qu´il stocke dans un fichier ICC.
L´avantage est alors de charger le profil dès l´ouverture de session ou dès le démarrage de la machine. Malheureusement, certains programmes ont tendance à réinitialiser les profils de couleurs lorsqu´ils utilisent la totalité de l´écran, notamment les jeux vidéo.
L´interface HDMI, dont la vocation première concerne les applications vidéo ludiques, peut présenter quelques limitations gênantes. En effet, au lieu d´utiliser des valeurs comprises entre 0 et 255 pour chacun des trois canaux, il peut arriver que la plage réellement utilisée soit en fait 16-235 ! C´est typiquement le cas avec les cartes NVidia, puisque les réglages par défauts utilisent une Plage dynamique de sortie... Limitée (fig. Il faut donc changer ce paramètre à Complète en n´utilisant pas les valeurs par défaut pour s´assurer d´utiliser toute la plage possible.
Mise à niveau de votre ordinateur portable avec une unité de traitement graphique NVIDIA (GPU) peut améliorer considérablement ses performances, en particulier pour les tâches de développement logiciel qui nécessitent une puissance de traitement graphique.
Pour profiter pleinement de cette amélioration matérielle, il est crucial d’optimiser les paramètres de votre ordinateur portable. Updating drivers is indeed the first step after installing an NVIDIA GPU. But, it doesn't end there. Fine-tuning your settings can significantly enhance your GPU's performance.
Whether it is for gaming or software development, you want to ensure that your laptop is optimized for the best performance. You can further optimize your laptop by adjusting the power management mode in the NVIDIA Control Panel. Set it to 'Prefer Maximum Performance' to ensure your GPU runs at its peak.
Additionally, consider managing the 3D settings for your specific needs. After installing an NVIDIA GPU in my laptop, I prioritize updating the drivers to ensure optimal performance. NVIDIA's frequent driver updates are crucial as they enhance performance, introduce new features, and resolve bugs. I typically use the NVIDIA GeForce Experience software for this task since it automates the update process, making it hassle-free.
By keeping my drivers up-to-date, I can be confident that my laptop is running smoothly and that my GPU is delivering its best performance. Le panneau de configuration NVIDIA offre une pléthore de paramètres qui peuvent être ajustés pour optimiser les performances de votre ordinateur portable.
Vous pouvez y accéder en cliquant avec le bouton droit de la souris sur votre bureau et en le sélectionnant dans le menu contextuel. Ici, vous pouvez ajuster les paramètres d’image avec un aperçu, gérer les paramètres 3D et définir les configurations PhysX. Pour le développement logiciel, vous pouvez privilégier les performances à la qualité, en particulier si vous travaillez avec des applications gourmandes en ressources graphiques.
La gestion de l’alimentation est essentielle lors de l’optimisation d’un ordinateur portable avec un GPU NVIDIA. Dans le panneau de configuration NVIDIA, vous pouvez trouver le « Mode de gestion de l’alimentation » sous « Gérer les paramètres 3D ».
Vous aurez des options telles que « Adaptatif » et « Préférer les performances maximales ». À des fins de développement, si vous êtes branché et que vous ne vous inquiétez pas de l’autonomie de la batterie, « Préférer les performances maximales » garantit que votre GPU fonctionne à pleine capacité en cas de besoin.
Des résolutions d’écran plus élevées offrent des images plus claires mais peuvent être plus exigeantes pour votre GPU. Si l’écran de votre ordinateur portable prend en charge les résolutions élevées mais que vous rencontrez des problèmes de performances, envisagez de réduire la résolution.
Dans le panneau de configuration NVIDIA, sous « Affichage », vous pouvez régler la résolution de l’écran et le taux de rafraîchissement. Pour le développement de logiciels, en particulier lorsqu’il s’agit d’interfaces lourdes en code ou en texte, un équilibre entre lisibilité et performance est essentiel.
La précision des couleurs n’est peut-être pas la première chose qui vient à l’esprit pour le développement de logiciels, mais elle peut être importante pour la conception d’interfaces utilisateur ou le travail avec des graphiques. Le panneau de configuration NVIDIA vous permet de calibrer les paramètres de couleur sous « Ajuster les paramètres de couleur du bureau ».
Ici, vous pouvez modifier la luminosité, le contraste et le gamma pour vous assurer que les couleurs sont représentées avec précision sur votre écran.
La société Calibrite, qui avait racheté les produits X-Rite consumers en 2021, a sorti une version entièrement nouvelle du logiciel de calibration d'écran (fév. 2023), puis a intégré le module ColorChecker Camera Calibration pour calibrer les couleurs d'un APN en mars 2025 et, enfin, le module CC Studio pour calibrer les imprimantes.
Or au début 2023, Calibrite a présenté un nouveau logiciel de calibration : Calibrite Profiler. Calibrite Profiler remplace les précédents logiciels de calibration d'écrans de Calibrite ou X-Rite car les anciennes sondes restent compatibles (moyennant un supplément tarifaire de 39,99 €).
Compatible avec tous les colorimètres Calibrite, soit anciens (ColorChecker Display, Display Pro et Display PLUS) soit nouveaux (Display 123, Display SL, Display PRO HL ou Display PLUS HL) gratuitement. Contrôle qualité de l'affichage et suivi des tendances au fil du temps.
Le logiciel est disponible en libre téléchargement si vous possédez un colorimètre Calibrite et il vous en coûtera 39,90 euros si vous souhaitez continuer à utiliser votre ancienne sonde X-Rite ou ColorChecker.
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