Ce guide vous expliquera comment fabriquer un décapsuleur unique en utilisant une munition. Le respect du gibier prélevé se prolonge bien après le tir. Le traitement de la venaison, de l'éviscération sur le terrain au dépeçage final, est un art qui demande du savoir-faire, de la méthode et, surtout, les bons outils.
On pourrait être tenté d'acheter des couteaux à l'unité. Cependant, opter pour un set complet dès le départ présente des avantages considérables :
Un set de dépeçage professionnel s'articule autour de plusieurs lames clés. Chaque couteau est le spécialiste d'une ou plusieurs tâches précises.
C'est souvent le couteau à la lame la plus longue et la plus fine du set.
Forme : Lame longue (15 à 20 cm), droite, rigide et très pointue.
Lire aussi: Idées d'activités manuelles pour enfants avec un pistolet à colle.
Usage Principal : Comme son nom l'indique, il est utilisé pour saigner l'animal proprement. Sa longueur permet d'atteindre les artères vitales (comme la carotide) en profondeur. Il peut également servir pour l'éviscération initiale et pour piquer la carcasse.
Caractéristiques : La rigidité de la lame est essentielle pour une pénétration directe et contrôlée.
C'est la pièce maîtresse pour séparer la peau de la carcasse. Il existe plusieurs formes, mais la plus courante est la lame dite "courbe".
Forme : Lame large, rigide et très courbée sur sa partie terminale (remontante). La longueur varie de 13 à 18 cm. La pointe est souvent arrondie pour éviter de percer la peau ou les panses.
Usage Principal : Sa large courbure offre une grande surface de coupe en contact avec la peau, permettant de la "peler" efficacement sans couper la chair en dessous. C'est l'outil qui effectue le gros du travail de dépeçage.
Lire aussi: Comment Fileter un Canon
Caractéristiques : Son tranchant doit être irréprochable. L'ergonomie du manche est primordiale car c'est un couteau que l'on tient longtemps en main, souvent dans des positions variées.
Une fois la carcasse dépecée, ce couteau entre en scène pour séparer la viande des os. C'est un couteau qui demande précision et agilité.
Forme : Lame fine, étroite et relativement courte (12 à 16 cm). Elle peut être rigide, semi-flexible ou très flexible. La pointe est acérée pour pouvoir piquer et suivre les contours des os.
Usage Principal : "Détourer" les os, séparer les groupes musculaires, lever les filets. La flexibilité de la lame permet de se glisser dans les articulations et de suivre les courbes osseuses pour perdre le moins de viande possible.
Cet outil n'est pas un couteau, mais il est indispensable dans de nombreux sets professionnels.
Lire aussi: Fabriquer un pistolet LEGO qui tire
Forme : Scie à cadre avec une lame fine et dentée.
Usage Principal : Couper les os les plus importants qu'un couteau ne peut sectionner, comme la cage thoracique (pour l'ouvrir), le bassin ou les os des pattes. Elle permet des coupes nettes, sans éclats d'os dangereux.
Caractéristiques : La lame doit être facilement remplaçable et la tension bien réglable.
Le meilleur des couteaux finira par s'émousser. Le fusil n'est pas un outil pour "aiguiser" une lame complètement morte, mais pour "redresser le fil" et maintenir le tranchant rasoir en cours d'utilisation.
Usage Principal : Quelques passages réguliers sur le fusil permettent de réaligner le fil microscopique de la lame qui se tord à l'usage. C'est le secret pour conserver un tranchant parfait tout au long du dépeçage.
Caractéristiques : Il doit être suffisamment long pour pouvoir passer toute la longueur de la lame en un seul geste. Les modèles de qualité ont une mèche en acier dur ou recouverte de diamant.
Au-delà des types de couteaux, plusieurs critères techniques déterminent la qualité et la durabilité d'un set.
C'est le facteur le plus important. L'acier doit offrir le meilleur compromis entre trois propriétés :
Pour les couteaux de dépeçage, l'acier inoxydable à haute teneur en carbone est le roi. Des aciers comme le X50CrMoV15 (un standard allemand de haute qualité), le Sandvik 12C27 ou le 14C28N sont d'excellents choix. Ils offrent une très bonne tenue de coupe, une résistance à la rouille quasi parfaite et peuvent être facilement entretenus avec un bon fusil.
Vous allez tenir ces couteaux pendant de longues périodes, souvent avec les mains humides ou grasses. Le manche est donc aussi important que la lame.
Matériau : Oubliez le bois, qui est poreux et peu hygiénique. Les matériaux synthétiques sont la norme professionnelle. Le Fibrox, le Polypropylène, le TPE ou d'autres polymères texturés offrent une adhérence exceptionnelle, même mouillés. Ils sont résistants, faciles à nettoyer et répondent aux normes d'hygiène les plus strictes.
Forme et Sécurité : Le manche doit remplir la paume de la main sans créer de points de pression. Une garde bien prononcée (la partie entre le manche et la lame) est indispensable pour empêcher la main de glisser vers le tranchant.
Couleur : Les manches de couleur vive (jaune, bleu, orange) sont de plus en plus populaires. Ils sont plus faciles à repérer si on les pose sur le sol ou dans l'herbe, un avantage de sécurité non négligeable.
L'émouture est la manière dont la lame a été meulée pour créer le tranchant. Pour la boucherie, une émouture plate ou légèrement creuse ("hollow grind") est souvent privilégiée. Elle offre une excellente pénétration dans la chair et réduit la friction.
La qualité du contenant est un bon indicateur de la qualité du contenu.
tags: #faire #un #décapsuleur #avec #munition #tutoriel