La calibration des capteurs est un problème qui concerne tous les plaisanciers, et en particulier les journalistes nautiques. Lors des essais de bateaux neufs, il arrive souvent que le cap au près serré diffère considérablement selon que l’on navigue bâbord amure ou tribord amure, ou que la vitesse indiquée au speedomètre ne dépasse pas les 5 nœuds, même par vent favorable.
À défaut d’étalonner immédiatement tous les instruments, il existe des solutions alternatives. Les vitesses sont relevées au GPS (après vérification de l’absence de courant), et les angles de remontée au louvoyage sont mesurés en relevant les écarts de cap d’un bord sur l’autre, après une série de virements. De plus, les extraits les plus significatifs des polaires de vitesse fournies par l’architecte ou le chantier sont pris en compte (vitesses maxi au reaching, angle de remontée et angle de descente dans un vent médium, avec les VMG correspondants).
L’idéal est de procéder à un véritable étalonnage de tous les instruments, surtout si vous êtes propriétaire ou locataire du bateau. On parle aussi de « calibration ». Ce processus n’est pas très compliqué, surtout si vous suivez les conseils dispensés pendant la formation « Électronique à bord » d’Escale Formation Technique, qui comprend un volet ad hoc sur le sujet. Il y a quatre capteurs que vous allez devoir calibrer, nous allons ci-après les passer en revue un par un : le capteur profondeur (sondeur), le capteur vitesse (speedomètre), le capteur vent (girouette-anémomètre, donc avec deux données à calibrer, angle et vitesse), et enfin le capteur compas (cap magnétique).
D’une manière générale, il existe deux moyens de « calibrer » (étalonner) ces capteurs : d’une part l’« offset », et d’autre part le « coefficient ». Ce sont deux notions différentes qu’il faut bien distinguer et comprendre.
Selon les capteurs, on va régler l’offset ou le coefficient. Le capteur compas est un cas particulier puisqu’il y aura ici un ou plusieurs offset(s) (selon que le capteur intègre ou non des gyromètres), et aussi une « compensation » ; voir ci-dessous pour plus de précisions.
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Notez par ailleurs que la plupart des systèmes intègrent une procédure automatisée (« assistant de calibration » chez NKE par exemple) qui vous simplifie un peu la vie.
Dans tous les cas, prenez le temps de lire attentivement les manuels d’utilisateur où tout est détaillé, souvent de manière assez limpide puisque finalement, le principe n’est jamais très compliqué. Attention toutefois : notre conseil est de lire toujours les deux manuels - celui de l’afficheur ou de l’écran multifonction (dit aussi « traceur »), et celui du capteur lui-même. Ce ne sont pas toujours tout à fait les mêmes instructions, mais a priori elles seront cohérentes entre elles, et même complémentaires.
Vous aurez deux paramètres à intégrer dans le système : d’une part, la position du capteur par rapport à la flottaison, et d’autre part, un éventuel pied de pilote. Prenons le cas le plus simple, où vous ne souhaitez pas de pied de pilote, et imaginons que la sonde se trouve 30 centimètres sous la flottaison.
Il faut paramétrer un offset. Et le chiffre que l’on doit entrer ici, ce n’est pas la correction à apporter par rapport au chiffre qu’on aurait si la sonde était au niveau de la flottaison, soit « +0,3 ». Non, le bon chiffre d’offset, c’est la position de la sonde par rapport à la flottaison , donc « -0,3 ».
Le réglage du compteur de vélo, notamment celui de la vitesse, de la distance parcourue et de l’altitude demeure une problématique pour de nombreux cyclistes. Si les compteurs récents proposent la fonction d’étalonnage automatique, les modèles plus anciens requièrent encore un réglage manuel. L’étalonnage manuel est d’ailleurs préférable dans certaines activités comme l’entrainement des compétiteurs ou le cardiotraining, afin d’obtenir des données plus précises.
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Les modèles récents de compteurs ont abandonné le capteur magnétique au profit du GPS et de l’accéléromètre pour mesurer respectivement la distance parcourue et la vitesse du vélo. Les modèles plus anciens quant à eux requièrent encore un étalonnage manuel.
Si vous pratiquez le cyclisme à titre de loisir ou pour le tourisme, l’accéléromètre et le compteur kilométrique basé sur les coordonnées géographiques du GPS devraient suffire pour collecter les données de vos activités. Les compteurs GPS embarquent la fonction d’étalonnage automatique que vous pouvez lancer en parcourant les options en fonction du modèle. Les compteurs électroniques classiques quant à eux vous demandent de renseigner la circonférence de votre roue en millimètres. Les dimensions indiquées sur la notice de votre compteur devraient convenir pour le cyclotourisme ou le cyclisme de loisir, étant donné que le taux de précision de ces données oscille autour des 95 %. Vous pouvez également obtenir la circonférence approximative de votre roue dans le tableau en bas de page.
Le taux d’inexactitude pouvant aller jusqu’à 5 % de la longueur d’un tour de roue peut cependant s’avérer énorme dans l’entrainement des compétiteurs contre la montre, sur circuit ou sur plaine, mais aussi dans le cardiotraining. Par ailleurs, d’autres facteurs peuvent influencer la longueur d’un tour de roue, dont la pression et votre poids. La prise mesure manuelle devient importante dans ces activités pour assurer une précision optimale des données.
Pour mesurer manuellement la circonférence réelle de votre roue, gonflez ces dernières à la pression conseillée pour votre discipline et votre poids. Tracez un filet d’huile de manière transversale sur la bande de roulement d’un de vos pneus. Ce filet d’huile doit être fin et ne doit pas couler sur votre pneu.
À présent, roulez en ligne droite avec votre vélo pour faire deux tours de roues à partir de la première trace d’huile. Vous aurez trois traces d’huile sur le sol pour mesurer la circonférence exacte de votre pneu. Grâce aux deux intervalles, vous aurez un moyen de vérifier vos chiffres et ne risquerez pas de vous tromper. Tâchez d’essuyer l’huile restante sur votre pneu avec un chiffon après les mesures pour ne pas salir votre vélo quand vous roulerez.
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Vous pouvez à présent indiquer la circonférence réelle de votre roue gonflée et chargée sur votre compteur de vélo.
Entre l’altimètre GPS et l’altimètre barométrique, la différence repose sur des critères de précision et de facilité d’utilisation.
Ce type d’altimètre est facile d’utilisation et offre la possibilité d’un réglage automatique dès que le compteur est connecté. Cette fonction est des plus pratiques pour le loisir ou les randonnées sur des terrains plus ou moins plats. Les informations fournies par l’altimètre GPS demeurent cependant peu précises, contrairement à celles indiquées par un altimètre barométrique.
Le recours à l’altimètre barométrique est incontournable pour obtenir des informations plus précises sur les parcours à dénivelés, aussi bien sur les vélos de route que sur les VTT. Si les compteurs GPS embarquant cette fonction peuvent être étalonnés automatiquement, certains cyclistes préfèrent le réglage manuel pour affiner la précision des informations. Les modèles de compteur sans GPS nécessitent d’ailleurs obligatoirement un étalonnage manuel de l’altimètre.
L’altimètre barométrique fournit les données en interprétant les variations de pression atmosphérique par rapport à une référence de départ. En effet, cette pression diminue progressivement au fur et à mesure qu’on gagne de l’altitude. Notre compteur évalue l’altitude courante en captant cette pression et en la comparant avec les données de base que nous avons fournies pour un repère de nivellement précis.
Pour étalonner l’altimètre barométrique de votre compteur, vous devez renseigner l’altitude d’un point de départ près de chez vous. L’altitude d’un endroit précis est souvent renseignée au niveau des ponts ou des cols. Vous pouvez également localiser un repère de nivellement IGN pour étalonner l’altimètre de votre compteur de manière encore plus précise.
Ces repères, au nombre 350 000 à travers le territoire français, peuvent être localisés facilement à travers une carte sur le site IGN (Institut national de l’information géographique). En accédant à la page, vous aurez une simple carte de la France, mais en faisant un zoom dessus, vous commencerez à apercevoir des repères en triangles, à partir de l’échèle à des 40 kms (1/272989), auxquels s’ajouteront des repères en cercle à l’échelle des 5 kms (1/68247). Les cercles jaunes sont ceux qui nous intéressent.
Quand en aurez localisé un près de chez vous, appuyez sur la touche « i » de votre clavier ou cliquez sur l’icône « Informations sur les sites et repères », au-dessus de votre carte. Venez ensuite pointer votre souris sur le cercle jaune que vous avez localisé pour faire apparaître le matricule du repère et son altitude exacte. L’icône PDF vous permet de télécharger les informations complètes sur votre repère de nivellement, dont une photo de l’endroit où il est situé.
Il ne vous reste plus qu’à noter l’altitude et vous rendre sur les lieux pour étalonner l’altimètre de votre compteur.
Quand on évoque les capteurs de puissance, on parle souvent de précision et de fiabilité, et ce à juste titre. Après tout, quel est l’intérêt de mesurer sa puissance si cette dernière est erronée ? La plupart des facteurs qui déterminent la précision d’un capteur de puissance dépendent de sa fabrication (ses composants et son logiciel).
Au-delà de la précision intrinsèque de votre capteur de puissance, le plus important est de veiller à la fiabilité de celui-ci. Pour les capteurs qui ne proposent pas d’étalonnage automatique, l’idéal est de calibrer son capteur à chaque fois que vous partez pour une séance. Si vous ne souhaitez pas l’effectuer à chaque fois, il faudra veiller à le faire à certains moments clés, notamment après le transport de votre vélo ou si vous touchez votre capteur (changement de pédales pour les Favero Assioma par exemple).
C’est également le cas avant une séance clé (fractionné, test de puissance…). Après avoir installé vos pédales pour la première fois et lorsque vous changez les pédales d’un vélo à l’autre.
En cas de calibration réussie, vous devriez obtenir la valeur de calibration “0”. Il n’est pas nécessaire de calibrer son capteur de puissance FSA. Le PowerBox est en effet doté d’une fonction d’auto-calibration qui effectivement une remise à zéro à chaque fois que vous êtes en roue libre au moins 2 secondes durant votre sortie.
Les capteurs de puissance Quarq ont une fonction appelée MagicZero. Concrètement, le capteur se calibre automatiquement au fur et à mesure que vous roulez. Généralement, cet étalonnage automatique se produit lorsque le vélo est à l’arrêt, en roue libre ou lorsque vous rétropédalez lentement.
Les capteurs de puissance 2INpower et INpower DM n’ont pas besoin d’être remis à zéro avant chaque sortie. Cependant, vous devez effectuer un étalonnage manuel après l’installation initiale ou après avoir changé des composants de la transmission (pédales, plateaux, etc.). Procédez à un nouvel étalonnage et notez la valeur de décalage indiquée.
Vous devriez recevoir un message indiquant que l’étalonnage a réussi. Le compteur vous indiquera un nombre qui correspond à votre valeur de décalage du zéro. Veuillez noter que les valeurs de décalage du zéro supérieures ou inférieures à la plage 840-940 signalent généralement un problème de précision avec votre capteur. En outre, bien que la valeur absolue du décalage du zéro ne soit pas un sujet de préoccupation (par exemple, 855 contre 920), vous devez vous assurer qu’elle ne change pas radicalement d’un étalonnage à l’autre.
Voici quelques questions fréquemment posées sur le Garmin GPSMAP 8422 MFD :
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