L'art de la conception audio peut se révéler mystérieux. Le son est toujours un élément secondaire, et les joueurs ont tendance à l'oublier au profit des graphismes. Pourtant, il ne faut pas sous-estimer la contribution de l'audio pour immerger le joueur au fil de ses actions et expériences.
L'une des premières choses que nous faisons au début de la conception audio des phases de combat, c'est de donner à chaque classe une identité sonore distinctive. Nous avons découvert un excellent procédé pour établir une palette acoustique pour chaque classe : trouver un ou deux mots qui capturent l'essence de ce que nous voulons transmettre, puis accorder chaque son à ces mots.
Concevoir des sons peut s'avérer délicieusement trompeur pour le joueur lorsqu'il s'agit d'appuyer l'effet visuel d'une capacité donnée. Il y a de nombreux cas où les couches sonores utilisées pour un bruitage ne sont pas du tout ce à quoi le joueur peut s'attendre.
Dans notre jeu, le Tir aligné du Chasseur de primes emploie une intéressante combinaison de couches. Nombre des sons comprennent d'autres bruits soit déformés, soit modifiés par ordinateur : la fin d'une explosion, traitée et répétée afin de créer l'écho du tir, ou encore des sons de fumée ralentis, utilisés pour rendre l'effet plus "métallique".
Au terme des séances de coupage, de collage, d'ajout de couches, de traitement et d'autres rituels vaudou que les concepteurs audio accomplissent dans leurs obscures tanières sonores, le rendu final n'a plus rien à voir avec les sons d'origine.
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L'intérêt pour la simulation de tirs de fusil à travers des systèmes de bruitage est un sujet récurrent, notamment dans le domaine de l'airsoft. La question de savoir comment monter un système sur une réplique pour simuler un coup de feu, avec un amplificateur pour un son audible, suscite la curiosité.
Certains airsofteurs recherchent un niveau de réalisme accru, tandis que d'autres privilégient l'aspect ludique. Un "beau" bruit que ce soit celui d'un claquement de piston , d'un ebbr , d'une culasse d'un gbbr ou d' un gbb voir amplifié Avec un noveske ou bien "sourd" d'un silencieux , on préfère avoir un bruit qui évoque celui d' une arme que d'un jouet .
Un snipe qui ferais un bruit "modéré" d'arme ou un bruit "réaliste de f a , plutôt qu 'un sprooing de ressort ou de machine a coudre , quitte a ce ne soit perceptible q'a quelques mètre je trouve pas que ce soit reelement nuisible a l'image de l'airsoft.
La protection auditive est cruciale lors de la pratique du tir sportif. L'oreille tolère une certaine quantité de bruits forts( marteau piqueur, avion ,déflagration) puis sature. La plage des fréquences qui produisent les sons maximaux commence vers 130 Hz et finit vers 3 kHz....pas de bol, c'est là ou se trouve la parole humaine....
En ce qui concerne l'intensité du son, on cite souvent des intensités aux alentours de 100dB / 120dB. En réalité, un .22lr produit une onde sonore de l'ordre de 140dB, et une arme de guerre aux alentours de 170dB.
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Donc, si on voulait protéger notre ouie au max, ce serait bouchons de tir + casque + modérateur de son.
Souvent appelés « silencieux » dans le langage courant, les modérateurs de son sont conçus pour réduire l’intensité du bruit au moment du tir. Loin d’offrir un silence absolu, ils atténuent la détonation et protègent ainsi l’audition du chasseur.
Un modérateur de son permet de canaliser et de ralentir les gaz issus de la combustion de la poudre. À la sortie du canon, ces gaz se détendent à l’intérieur du modérateur, réduisant le volume sonore perçu. On obtient ainsi une baisse d’environ 20 à 43 décibels, selon les modèles.
Le premier critère est la correspondance entre le calibre nominal de votre canon et celui du modérateur. Un modérateur conçu pour un calibre large (ex. .30, soit 7.62 mm) peut être utilisé sur des calibres plus petits (ex. 7x64), à condition que le filetage soit identique.
La réglementation en vigueur opposable à ces activités sportives est inscrite dans le code de la santé publique, notamment dans les articles R. 1334-32, R. 1334-33, R. 1334-35, R. 1336-6, R. 1336-8, R. 1336-9, R. 1336-10 et R. 1336-10-1.
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La mesure doit être réalisée avec un sonomètre approuvé, à jour de ses vérifications périodiques, et selon des modalités définies par la norme française homologuée AFNOR NFS 31-010.
Nous constatons un gain de décibels de 4 dBA sur le parking derrière le stand et de 7 dBA dans la cour du stand.
| Lieu de Mesure | Gain de Décibels (dBA) |
|---|---|
| Parking derrière le stand | 4 |
| Cour à l'intérieur du stand | 7 |
Si l’expérience du son réel est si différente de la fiction, comment alors faire ressentir au spectateur une émotion suffisamment proche de la réalité ? La solution est essentiellement psycho-acoustique : allonger la durée du son pour le faire paraitre plus fort.
Les ingénieurs du son qui enregistrent des tirs d’armes à feu utilisent généralement des magnétophones multipistes et plusieurs micros. Certains sont placés proches de l’arme pour capturer un son très net et d’autres à distance permettent d’enregistrer la réverbération du coup de feu.
Dans ce court métrage, les sons réels sont augmentés par des bruitages : le tir de l’arbalète, les cris des assaillants, les hennissements des chevaux… et surtout l’ajout de bruits d’épées lors du combat en duel.
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