Que vous soyez néophyte ou tireur depuis quelques années, il peut être difficile de s'y retrouver dans le vocabulaire du tir. De même, la préparation militaire implique une connaissance des armes et des techniques associées. Cet article vise à éclaircir certains termes et concepts clés.
Voici quelques définitions pour vous aider à mieux comprendre le monde du tir :
Il existe différents types d'armes à feu, chacune ayant ses spécificités :
Dans le cadre d’une armée de conscription, le passage sous les drapeaux est primordial puisque c’est pendant ce laps de temps que les citoyens soldats se forment à prendre les armes. Le service militaire est donc une période particulièrement importante pour les civils qui portent lors de la mobilisation générale l’uniforme du 47e RI puisque ce moment est conçu comme celui d’une préparation « aux exigences du combat et de la guerre ». Dès lors, l’avant-guerre est moins, du point de vue de l’instruction des conscrits de cette unité, une période de paix que d’anticipation du conflit à venir et, plus précisément encore, d’anticipation des caractéristiques du champ de bataille sur lequel les hommes seront amenés à combattre.
Il est un fait admis que dans les conceptions militaires qui prévalent à l’aube du XXe siècle, le fantassin est un soldat qui marche, et qui porte son sac. Sans surprise, la marche tient une place prépondérante dans les règlements d’avant-guerre. Ainsi, en 1904, le Manuel d’infanterie à l’usage des sous-officiers détaille les différents exercices formant « l’école du soldat » : seul le garde-à-vous est enseigné avant les mouvements liés à la marche, entre pas cadencé, pas en arrière et pas de gymnastique. Si l’autorité est la valeur suprême de la vie militaire, la marche en constitue bien l’alpha et l’oméga. Cette même conception prévaut toujours à la veille de la guerre puisque le Petit manuel illustré du soldat, dans son édition de 1914, rappelle que pour « remplir dignement » son rôle de fantassin, le conscrit affecté à l’infanterie doit parfaire tout aussi bien ses qualités physiques que mentales. Sans surprise, l’éducation physique et la manœuvre viennent avant le tir dans l’instruction générale du soldat.
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Dans le Manuel d’infanterie à l’usage des sous-officiers publié en 1904, l’instruction au maniement du fusil se conçoit en deux temps. Le premier est constitué d’un ensemble de mouvements avec l’arme qui doivent être « toujours exécutés avec vigueur et près du corps ». Il s’agit en réalité d’une série de gestes que l’on peut englober sous une appellation globale de « reposez arme » qui consistent à porter le fusil à l’épaule, puis au pied, à la bretelle… Au fur et à mesure des classes, les exercices se font plus difficiles, combinant mouvements avec le fusil et marches. Ce n’est qu’une fois ces mouvements maitrisés que le conscrit peut, en un second temps, apprendre à charger le fusil et, enfin, à tirer, tout d’abord debout puis en position horizontale, mais à chaque fois en respectant scrupuleusement les ordres : Feu à volonté, Cessez le feu. Là encore, la discipline prime tout.
Le gilet tactique est un équipement indispensable pour plusieurs professions et activités. Que vous soyez dans la gendarmerie, l’airsoft, ou même la chasse, un bon gilet peut faire toute la différence. Un gilet tactique est plus qu’un simple accessoire; il est crucial pour la sécurité et l’efficacité des militaires et des airsofteurs. Un gilet tactique est un équipement porté sur le torse, conçu pour faciliter le transport d’équipements et offrir une protection. L’ajustement est crucial. Un gilet trop lâche ou trop serré peut entraver vos mouvements. La couleur peut être un facteur important, surtout pour les membres de la gendarmerie. Le choix du gilet dépend également de l’activité. Le poids est un facteur crucial. Il n’est généralement pas interdit pour les membres autorisés des forces de l’ordre ou de la sécurité. besoins en équipement et le confort. Que vous soyez dans la gendarmerie ou un airsofteur, il est crucial de choisir un gilet qui répond à vos besoins spécifiques.
Il n’est pas rare de trouver des treillis, des uniformes et d’autres effets militaires d’origine française sur les sites de revente en ligne [tels que Le bon coin, eBay, Rakuten ou Vinted] et dans les brocantes. Souvent, ces articles - usagés pour la plupart - sont proposés par d’anciens militaires qui ne les ont pas restitués lors de leur radiation des cadres. Or, cette pratique est strictement interdite en vertu d’un principe d’incessibilité. « Les effets [militaires] demeurent propriété de l’État. À l’exception des effets et accessoires d’affectation définitive non restituables en raison de leur condition de port ou de leur durée d’usage et dont la liste est fixée par instruction du ministre de la Défense, ces effets sont restitués » dès la radiation des cadres ou au terme d’un contrat d’engagement, précise le décret n° 2011-1600.
Le site de l’armée de Terre « Reglement.Terre », dédié aux questions juridiques et réglementaires intéressant les militaires, rappelle que le « fait de s’approprier tout armement, matériels, deniers ou objets appartenant à l’État ou de soustraire, vendre du petit matériel ou des matières et denrées consommables du ministère des Armées constitue un détournement ». En plus d’une sanction disciplinaire, le militaire d’active peut écoper d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement s’il est avéré qu’il a « détourné » des effets ou des objets qui lui ont été remis pour le service ou « à l’occasion du service ». Même chose pour un ancien militaire, à la différence près qu’il risque aussi de se voir infliger une amende de 375’000 euros.
Quant aux civils friands d’effets militaires, la loi les considère comme des recéleurs. Là aussi, le « tarif » est élevé : cinq ans d’emprisonnement et 375’000 euros. « En plus d’être interdite, la revente de vos effets sur des sites grands publics crée des risques liés à la sécurité nationale : agression lors de la vente en raison de votre statut militaire, personnes mal intentionnées pouvant se faire passer pour des militaires en vue de commettre des infractions », justifie le Commissariat des armées [SCA].
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D’où la directive qu’il a récemment publiée pour favoriser la collecte des effets militaires usagés. D’autant plus que ces derniers sont de plus en plus « techniques et onéreux », souligne-t-il. Aussi, poursuit-il, « pour prévenir la production de déchets par le réemploi des produits, leur recyclage ou leur valorisation, la direction centrale du SCA a conçu une directive générale sur le réemploi et le recyclage des effets d’habillement militaires, en accord avec la loi dite ‘anti-gaspillage pour une économie circulaire' ». Cette directive vise à « rendre possible » et à « encourager » la restitution des effets dont les militaires n’ont plus l’utilité au sein des Groupements de Soutien de Base de Défense [GSBdD].
En outre, il est désormais interdit de rendre « sciemment » inutilisable un article qui pourrait encore servir. Les effets ainsi collectés seront traités en fonction de leur état. Ceux qui sont trop usés et qui ne peuvent pas être recyclés auront « vocation à être éliminés en fonction des solutions locales mises en œuvre pour le traitement des déchets », précise la directive du SCA. Il va sans dite que leur volume devra être le « plus réduit possible ».
Les articles pouvant encore servir pourront être utilisés pour « satisfaire un droit à dotation des soutenus », transférés vers un autre ministère [Gendarmerie nationale, Service militaire adapté] ou revendus comme « tout autre bien meuble appartenant à l’État », sous la responsabilité de la Direction nationale d’interventions domaniales [DNID]. Toutefois, indique le SCA, des « cessions gratuites » peuvent être possibles… mais seulement à titre dérogatoire.
Enfin, il est question de recycler les effets qui ne sont plus « employables », afin de récupérer les « matières ou fibres textiles » pour ensuite les « réintroduire, après traitement, dans le cycle de fabrication d’un nouveau produit ». Une telle opération exige de récupérer au moins 40 % de matières recyclables pour être économiquement rentable.
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