Cet article explore l'équipement du fantassin français au début de la Première Guerre mondiale, en particulier le ceinturon et le brelage, éléments essentiels de son uniforme et de sa capacité à transporter munitions et autres nécessités.
Au début de la guerre, les soldats étaient équipés du ceinturon modèle 1845. Il était fabriqué en cuir, avec le côté chair à l'intérieur et le côté extérieur ciré en noir. Un côté comportait une grosse plaque en cuivre, tandis que l'autre était muni d'un anneau plat cousu au ceinturon.
Le principal inconvénient de ce ceinturon résidait dans la manière d'ajuster sa longueur, peu pratique. L'ajustement se faisait en faisant coulisser et glisser en force le cuir sous l'attache de la boucle. Le surplus de cuir était ensuite maintenu plaqué grâce à un passant mobile. De plus, la boucle en cuivre était assez imposante et ne passait pas dans les passants des cartouchières et du porte-baïonnette.
Ce nouveau modèle était distribué en 3 tailles : 110, 115 et 125 cm. Il ne faut pas le confondre avec la ceinture et les bretelles, dont la vocation est d'empêcher le pantalon de tomber. Le rôle du ceinturon était tout autre : il faisait partie de l'uniforme à part entière.
Y étaient accrochées les 3 cartouchières pouvant contenir jusqu'à 40 cartouches chacune, soit 5 paquets de 8, donc 120 en tout. Les cartouchières étaient si lourdes que des bretelles de suspension étaient nécessaires pour aider à maintenir le tout.
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Le ceinturon du fantassin datait de 1845 et ses dimensions étaient réglementées : cuir noir de 53 mm de large. Pour le fermer, on avait retenu le système de boucle coulissante en cuivre. Ce système était pratique lorsque l'on ne portait rien, mais il devenait inadapté quand on voyait le poids de l'équipement à soutenir. Ce ceinturon se desserrait tout le temps.
Il sera peu à peu remplacé par le modèle 1903, modèle dont l'attache est à double ardillon (pointe de métal qui s'insère dans des œillets). Sur le devant du ceinturon, se trouvait une plaque en cuivre du plus bel effet. A la mobilisation, le modèle 1873 était le plus courant, cependant, jugé trop voyant à cause des reflets des rayons du soleil sur la boucle en cuivre, il était petit à petit remplacé par le modèle 1903. Le modèle antérieur reprit ‘’hélas’’ du service !
Les bretelles de suspension, que l'on pouvait également appeler « brelage », servaient à soutenir le poids des 3 cartouchières. Elles étaient confectionnées en cuir noir retourné. Elles étaient formées de 3 branches en Y qui étaient reliées ensemble par un anneau dorsal en laiton. A chaque extrémité, un crochet en cuivre venait se crocheter à l'anneau de la cartouchière.
À l'entrée en guerre, les soldats étaient équipés des 3 cartouchières modèle 1888. Deux étaient ventrales et une était dorsale. Elles étaient fixées au ceinturon grâce à 2 passants en cuir, et aux bretelles de suspension par 1 anneau métallique. Chacune pouvait contenir jusqu'à 5 paquets de 8 cartouches, soit 40 cartouches par cartouchière.
En 1905, une modification fut apportée. Très vite, un défaut fut constaté : si le crochet de la bretelle de suspension venait à se décrocher, le haut du triangle, en raison du poids de la cartouchière, glissait sous la bande de cuir verticale, puis sous le ceinturon, et la cartouchière tombait au sol.
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En plus du ceinturon et du brelage, le fantassin portait d'autres éléments essentiels :
L'uniforme du fantassin comprenait également :
| Élément | Description |
|---|---|
| Ceinturon | Modèle 1845, cuir noir, boucle en cuivre |
| Bretelles de Suspension (Brelage) | Cuir noir retourné, 3 branches en Y |
| Cartouchières | 3 cartouchières modèle 1888, 40 cartouches chacune |
| Gourde | Modèle 1877, 1 litre |
| Gamelle | Modèle 1852, fer étamé, 1 litre |
| Vareuse | Non officielle au début, différents modèles |
| Capote | Laine, lourde et encombrante |
| Autres | Sacoche personnelle, ceinture abdominale, etc. |
Il ne faut pas croire que tous les défauts dont les articles précédents et suivants n’étaient pas connus de la hiérarchie. Les soldats effectuaient régulièrement des manœuvres avec ces équipements et la plupart des imperfections étaient connues. Mais à l’époque, personne n’avait imaginé le scénario de cette guerre qui débutait et qui serait finie en quelques semaines.
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