L'histoire des couleurs militaires est riche et variée, reflétant les traditions, les environnements et les besoins changeants des forces armées à travers le monde. Des uniformes vert olive classiques aux motifs de camouflage sophistiqués, chaque couleur raconte une histoire de stratégie, d'adaptation et d'identité.
Tirant les leçons des échecs rencontrés dans leurs guerres coloniales de la fin du xixe siècle où ils s’étaient affrontés à des combattants autochtones sachant se confondre dans leur environnement, les Anglais et les Allemands ont les premiers fait évoluer la tenue de combat de leurs soldats. Après l’expérience malheureuse de la guerre des Boers, les Britanniques mettent au point, en 1900, la tenue kaki - de khâki, mot hindoustani signifiant « couleur de poussière ». Ils sont suivis par les Américains en 1902. Les Allemands adoptent la tenue « feldgrau », vert-de-gris en 1907, et les Austro-Hongrois habillent leurs soldats en gris brochet en 1909.
En France, des expériences de visibilité des uniformes sont menées dès 1889, mais elles provoquent des débats contradictoires. En 1910, une commission étudie un projet de tenue « réséda » de teinte gris-vert, mais elle est rejetée en raison de raisons psychologiques, politiques et financières.
Or, avant le déclenchement des hostilités, le peintre et décorateur, Louis Guingot a mis au point et réalisé un prototype de veste en peinture « camouflage », qu’il dénomme tenue « caméléon » - ancêtre de l’actuelle tenue « léopard ». Tenant compte du pouvoir séparateur de l’œil humain qui distingue facilement deux couleurs juxtaposées mais qui, au-delà de trois couleurs, ne parvient plus à une compréhension simultanée de chaque couleur, Guingot utilise trois couleurs présentes de façon dominante dans la nature : vert, brun, bleu.
Convaincu de l’utilité de son invention, Guingot envoie la veste à la Commission des inventions de l’Armée qui, après en avoir prélevé un échantillon, la renvoie à l’artiste en déclarant ne pas être intéressée par sa proposition. Corbin imagine de dissimuler sous des toiles peintes le matériel et les hommes, de telle sorte qu’ils se confondent avec le terrain environnant. Il expose ce projet au colonel Fetter, commandant le 6e Régiment d’Artillerie à Pied, favorable à des expériences de dissimulations.
Lire aussi: Guide complet du brêlage
Il est décidé de donner une existence officielle à cette équipe qui prend le nom d’« Équipe de camouflage », officiellement créée le 14 août 1915. Corbin est évincé au profit de Guirand de Scévola, artiste mondain et « haut en couleurs », nommé chef de cette nouvelle section autonome à laquelle sont affectés des artistes mobilisés : peintres, sculpteurs, graveurs, décorateurs de théâtre, souvent formés dans les écoles des Beaux-Arts et des Arts décoratifs, et que l’on installe à Amiens où l’activité du front est plus intense.
Le camouflage militaire a pour but d'atténuer la silhouette d'un soldat afin de le rendre moins détectable. Pour ce faire, il existe de nombreux types de camouflage aux motifs disruptif qui répondent aux besoins des soldats sur le terrain. Les camouflages militaires les plus connus sont le camouflage Woodland, le camouflage Multicam, le camouflage désert et le camouflage digital. Des nuances comme le blanc peuvent venir s'appliquer aux tenues camouflées, c'est le cas notamment dans certains pays pour les soldats en mission dans des environnements enneigés.
La couleur vert militaire est l'un des premiers éléments qui nous vient à l'esprit lorsque l'on pense à l'armée. C'est une couleur polyvalente qui a longtemps été privilégié par les forces armées du monde entier. En effet, les nuances de vert permettent aux soldats de se fondre dans leur environnement et de passer inaperçus aux yeux de l'ennemi. Le vert olive est sans doute la couleur militaire la plus connue et la plus utilisée. D'origine anglaise, le nom "vert olive" remonte à l'époque médiévale. Cette couleur, tirée de la teinte des olives vertes, est appréciée pour son pouvoir de camouflage en milieu naturel.
Aujourd'hui, les armées israélienne, cubaine, indienne, vénézuélienne et autrichienne portent encore des uniformes de couleur vert olive.
Le camouflage CCE (Camouflage Centre Europe) est le camouflage standard de l'armée de terre française et l'armée autrichienne. Introduit en 1991, peu après l'introduction du camouflage Desert utilisé par les armées françaises lors de la guerre du Golfe, ce camouflage a remplacé les précédents camouflages TAP 47 et F2 kaki. Le camouflage CCE est plus complexe que son prédécesseur, le camouflage Desert. Il est parfaitement adapté aux forêts françaises grâce aux couleurs Woodland utilisées : Olive Drab, vert foncé, marron (noisette) et noir. Il peut être comparé au camouflage M81 Woodland, camouflage des soldats américains. Son motif rayé est en effet plus épais et plus profond, pour un meilleur effet de camouflage plus qu'une simple imitation de la forme des feuilles ou des plantes.
Lire aussi: Seconde Guerre Mondiale: Équipement US
L'équipement militaire autrichien offre un aperçu fascinant de l'histoire et de l'évolution des forces armées du pays. Un exemple notable est le Vintage Poncho Pea Dot, une tente poncho camouflage originale de l'armée autrichienne qui allie fonctionnalité et style intemporel. Conçu pour résister aux éléments, ce poncho résistant à l'eau est un incontournable pour les amateurs de plein air et les aventuriers. Fabriqué en coton durable, il offre une protection fiable contre la pluie et le vent, vous assurant de rester au sec et à l'aise quelles que soient les conditions météorologiques.
Avec des dimensions de 230x230x280 cm, il offre suffisamment d'espace pour vous et votre équipement, ce qui le rend idéal pour le camping, la randonnée ou toute activité de plein air. En plus d'être une simple housse de pluie, ce poncho sert également de couverture polyvalente. Que vous ayez besoin de plus de chaleur pendant les nuits fraîches ou d'une surface confortable pour vous asseoir, il est là pour vous.
Fabriqué vers 1965, ce poncho vintage à pois porte un riche sens de l'histoire et de l'authenticité, mettant en valeur la durabilité et la qualité de l'équipement de l'armée autrichienne. Que vous soyez un collectionneur ou que vous appréciiez simplement les objets vintage, ce poncho camouflage impressionnera à coup sûr.
Le Manteau de pluie Autrichien des années 80 est une pièce incontournable pour les amateurs de militaria et de vêtements fonctionnels. Fabriqué avec des matériaux durables et imperméables, le Manteau de pluie Autrichien des années 80 est conçu pour résister aux conditions les plus difficiles. Utilisé par les soldats autrichiens, il garantit une protection optimale contre la pluie et le vent. En plus de sa robustesse, ce manteau offre un confort remarquable. Sa coupe ample permet une grande liberté de mouvement, tandis que les fermetures ajustables et la capuche intégrée assurent une protection supplémentaire contre les intempéries.
Après la seconde guerre mondiale, l'Autriche, annexée par l'Allemagne nazie durant le conflit, fut occupée par les armées alliées jusqu'en 1955. Afin de remplacer les anciens casques allemands récupérés au lendemain du conflit, puis reconditionnés par l'intendance autrichienne pour le compte de la "B-Gendarmerie", l'Autriche se tourna tout naturellement vers les Etats-Unis, très présents dans le pays, et qui fournirent à l'Autriche un lot de 30 000 casques US M-1 à leur départ.
Lire aussi: Comprendre la Valeur du Casque Brelage Afrika Korps
Très rapidement, l'Autriche décida de fabriquer son propre casque type M-1, la production de ce casque fut donc attribuée à la société Ulbrichts Witwe située à Schwanenstadt. Le M-1 autrichien sera aussi désigné comme modèle 58, les premiers casques étant distribués durant cette année là. En 1975, à l'occasion de l'adoption de la tenue de campagne M75 ("Feldanzug" 75), les casques sont désormais peint en vert kaki ("Braungrau").
tags: #camouflage #militaire #autrichien #histoire