Le biathlon est une discipline unique qui allie deux compétences exigeantes : l’endurance du ski de fond et la précision du tir à la carabine. Le défi réside dans le contraste : après un effort intense et un cœur battant à plus de 180 pulsations par minute, il faut ralentir sa respiration pour stabiliser sa carabine calibre .22.
Découvrez nos cibles de biathlon pour carabines de tir, conçues pour l’entraînement de précision et la compétition. Les cibles de biathlon sont des équipements emblématiques du tir sportif de précision, inspirés directement des installations utilisées dans les compétitions officielles.
Fabriquées en acier durci ou en matériaux robustes spécialement traités, ces cibles garantissent une excellente résistance aux impacts répétés, même à longue distance. Utilisées aussi bien pour l’entraînement individuel que pour les compétitions, les cibles de biathlon sont disponibles en différentes tailles et configurations afin de s’adapter aux carabines à air comprimé, PCP ou .22 LR.
Leur conception soignée et leur durabilité en font des accessoires essentiels pour tout tireur souhaitant perfectionner son tir de précision dans des conditions réalistes et exigeantes. Modèles réglables, basculants ou à réarmement automatique pour une expérience de tir réaliste et performante.
Depuis 2011, une entreprise iséroise conçoit et fabrique les carabines de biathlon de champions de la discipline. Dans les ateliers de l'entreprise Kiwi Précision, les futures carabines de l'élite mondiale du biathlon voient le jour. Tout part d'une pièce de bois rectangulaire.
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"C'est du bois de montagne qui vit à basse température, jusqu'à -25 ou -30 °C, et jusqu'à plus de 40 °C. Il est adapté, il est fibré et dans le tir, c'est ce qu’on recherche : de la fibre de bois.
Certains disent qu'il faut du carbone ou du plastique mais la transmission des vibrations n'est pas la même", estime David Thievent, directeur général de l'entreprise Kiwi Précision basée à Saint-Martin-d'Hères (Isère). Des outils dont la crosse est taillée dans une essence de bois tenue secrète, choisie pour ses caractéristiques particulières.
Pendant 53 minutes, la pièce de bois est sculptée par une machine pour donner à la crosse sa forme finale. Sa précision s'établit au dixième de millimètre. Il s'agit par la suite de lisser les aspérités de la matière et de vérifier le poids de la crosse, qui équipera l’équipe de France de biathlon cet hiver. Chaque détail est crucial pour les compétitions.
"Sur la Coupe du monde de biathlon, un règlement dit que l'athlète doit partir avec plus de 3,5 kg sur le dos. Si vous avez une crosse vraiment trop légère, il peut être en dessous de cette norme réglementaire pour la fédération internationale.
On s’adapte aux besoins de chaque athlète", ajoute David Thievent. Créée en 2011, l’entreprise iséroise conçoit et fabrique dans ses locaux plus de 2 300 crosses par an, dont une grande majorité de carabines laser pour les écoles et quelques centaines de carabines de compétition.
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Après assemblage, chaque pièce est testée sur place. "Ce qui m’intéresse, c’est de tester le fonctionnement. On ne fait pas du tir éloigné, on ne s'intéresse pas au point d'impact mais au cycle de tirs, donc les munitions qui s’engagent correctement dans la carabine", résume Emile Duhoo, armurier et concepteur au bureau d’études.
L’entreprise iséroise équipe une vingtaine d'athlètes de haut niveau de plus de neuf pays comme la Suède, le Canada ou la France.
À 34 ans, le quintuple champion olympique reste très populaire. Conseiller technique au pas tir, séance d’autographe aussi longue que son palmarès, selfies à répétition, obligations médiatiques, démonstration en solitaire face à la mer, entretien exclusif pour Ouest-France… Et des points de suspension, car cette liste n’est pas exhaustive.
Martin Fourcade ne s’est pas seulement contenté de faire le métier - parfaitement en l’occurrence -, lors de sa journée de représentation à Saint-Jean-de-Monts. Il fallait être patient pour un autographe... Un sourire puissance trois, depuis qu’Hélène a donné naissance à Hugo, il y a six semaines et un jour.
Une extension de sa paternité qui prenait toute sa longueur, lorsqu’il posait le genou, afin d’expliquer à une petite tête blonde comment tenir une carabine… « Pour expliquer la discipline, il faut d’abord appréhender l’arme et comprendre la visée.
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Au sujet de l’engouement suscité à Saint-Jean-de-Monts, pourtant habitué aux chaleureuses ambiances des stades de biathlon, comme Le Grand-Bornand, Ruhpolding et surtout, Nove Mesto, le Catalan a lâché : « Je suis impressionné, car c’est un bel événement autour de Noël et de la montagne en Vendée.
Hormis sa pratique traditionnelle, c’est l’occasion de s’inventer en montrant que l’on peut faire du biathlon, ailleurs. Comme on le fait en ville, à Annecy, avec le Nordic Festival, début septembre. Et cet hiver, en bord de mer, en Vendée. C’est l’occasion de partager avec des personnes qui sont moins proches de la montagne, mais qui connaissent la discipline.
Afin de pratiquer le biathlon, la carabine est laser et c’est la course à pied qui remplace le ski. « L’enchaînement des deux disciplines apporte une énorme concentration et une précision extrême, explique-t-elle. Je trouve que c’est une belle innovation pédagogique.
C’est un sport codifié que l’on pratique en équipe, ainsi il véhicule naturellement plus de valeurs dans un collectif et c’est ce que l’on recherche dans l’éducation. » Si pour Martin Fourcade, « en hiver, le biathlon, c’est du ski nordique avec du tir. C’est un sport qui sera toujours associé à la glisse » ; il est loin d’être réfractaire aux disciplines sportives qui sont souvent associées au tir.
« Il y a le Summer biathlon, poursuit-il . C’est la pratique qui ressemble le plus à ce que nous faisons l’hiver, car ce sont des skis-roues. Il y a aussi le biathlon running, et parfois, il y a le vélo.
Ce sont des sports cousins qui ne volent rien. Le biathlon est médiatique, mais c’est un sport de niche. Le fait de pouvoir l’ouvrir, sans prétention et de façon ludique, je trouve que c’est chouette. L’enjeu, maintenant, c’est d’initier les gens pour qu’ils le pratiquent.
Martin Fourcade a fait une démonstration devant 500 personnes. Après les éducatifs du matin, c’est sur la Grande Place de Saint-Jean-Monts que Martin Fourcade a fait une démonstration de 40 minutes, devant 500 personnes.
« Sur la plage, face à la mer, c’était un pas de tir original et très impressionnant. Le vent, qui est le vrai ennemi du biathlète, n’a pas toujours été clément avec moi. Il y avait aussi le sable.
Se jouer des éléments était donc très important pour faire une belle démonstration. J’ai aimé ce beau partage avec le public. Son engouement m’a embarqué et j’ai eu des belles sensations, au niveau du tir… » Ainsi, dans son ultime enchaînement, un défi de 20 tirs à 50 m en mode compétition, le quintuple champion olympique a réussi un 18/20.
Longtemps réservé aux militaires scandinaves, ce sport a conquis les amateurs de sensations fortes et les téléspectateurs du monde entier. Le biathlon est bien plus qu’un sport d’hiver : c’est une véritable école de rigueur et de dépassement de soi.
La première compétition officielle a lieu en Norvège en 1767. La création de l’Union Internationale de Biathlon (IBU) en 1993 marque une étape clé. Des marques spécialisées développent des équipements optimisés pour réduire le temps entre le ski et le tir. La Norvège, la France et l’Allemagne dominent le biathlon grâce à leurs infrastructures et à une culture forte des sports d’hiver.
Endurance, précision, résilience, esprit d’équipe : le biathlon incarne des valeurs universelles. Avec des millions de spectateurs et une forte présence sur les réseaux sociaux, le biathlon est un canal efficace pour toucher une audience qualifiée. Le biathlon combine ski de fond et tir de précision.
Il y a quelques semaines, un des forumeurs a posté un sujet qui m'a fait réagir immédiatement: une compétition amicale de BR25 allait avoir lieu à Bron (69)! Cela faisait un bout de temps que je trouvais frustrant l'absence de toute forme de manifestation sportive française un peu structurée autour de l'air comprimé.
La manifestation organisée par Jean-Louis étant à caractère sportif, c'est le règlement WRABF qui allait y être appliqué, avec une seule catégorie, "Heavy Varmint", donc autorisant les carabines jusqu'à 27,12 Joules. Ce règlement stipule aussi que les appuis sont forcément faits avec des sacs contenant du sable.
J'arrive donc vendredi après midi à Bron, dans un site bien adapté au tir: il n'y a rien aux alentours à part des voitures ou des des avions, on ne va déranger personne. Il ne manque pas un 'X' à la fin du nom de cette localité: tout y est d'un calme olympien.
Je fais la connaissance des autres participants, et je prends conscience à cet instant que j'arrive un peu comme un touriste et que le fameux Jean-Louis en a bien bavé pour arriver à monter cette rencontre amicale. Heureusement son club est super sympa, les installations sont de bonne tenue, et il a le soutien de son président pour l'accompagner dans cette expérience novatrice en France.
Je pense qu'on a eu l'impression partagée qu'on a été une bande de copains capables de donner de l'énergie pour essayer d'amorcer quelque chose de plus grand: c'est en tout cas tout ce qu'on souhaite: que la sauce prenne et que l'AC sorte du sport d'esthètes pour devenir plus fun, plus accessible. On peut faire du BR avec une paire de béquille comme l'a montré Jean-Marc!
Pour en revenir à la compétition elle même, elle s'est déroulée de la sorte:
On a donc fait 3 relais de 3 cartons, donc 9 cartons de BR25 au total, et entre chaque relais les postes ont été permutés, afin que tout le monde profite (ou pâtisse...) de chaque poste de tir.
Résultats généraux (9 cartons):
Concernant le matériel, la marque de la carabine et son type, la marque du trépied, le sac arrière et d'où sortent les girouettes:
Tenant du titre de la poursuite à Anthloz-Anterselva. Emilien Jacquelin s'apprête ce vendredi à s'élancer sur le sprint des Mondiaux de Pokljuka en Slovénie, course déterminante pour le départ de la poursuite le lendemain. Le biathlète français attend avec impatience la confrontation avec le Norvégien Johannes Boe, leader de la Coupe du monde.
Vous êtes dans la peau de celui qui va défendre son titre sur la poursuite lors de ces Mondiaux. C’est une pression positive?
Je ne sais pas encore, je vais le découvrir en même temps que vous. C’est vrai qu’il y a un côté excitant de défendre un titre. Voilà ça me rappelle des bons souvenirs et bien sûr que j’ai envie de défendre ce titre et que j’aimerais le jouer. Avant cela, il va falloir faire un très bon sprint, bien sûr une bonne poursuite. Je ne ressens pas la pression particulièrement. Je pense du fait que c’est nouveau. Tout ce qui est nouveau finalement on s’en rend compte après avec du recul et non pas sur le moment.
Justement la santé, votre dos qui vous avez fait souffrir sur les dernières étapes c’est de l’histoire ancienne désormais?
Non ce n’est pas une histoire ancienne, on va dire que c’est comme une rupture. Tu l’oublies, ça va mieux, mais tu l’as toujours quelque part en toi. Pour ma part j’ai toujours des douleurs au niveau du dos dès qu’on commence à me manipuler, dès qu’on essaye de s’attarder sur le sujet avec les kinés et le staff. Je ressens encore des douleurs lorsqu’on fait un long trajet en bus, par exemple comme ici pour venir jusqu’ici sur Pokljuka. Donc c’est toujours d’actualité mais la chance que j’ai maintenant c’est que grâce à tous les soins et au travail que j’ai pu faire ces dernières semaines, parce que j’ai mis l’accent sur ce travail de dos, je n’ai plus de douleurs en ski. C’est vraiment quelque chose de chouette parce que ce n’était pas du tout le cas sur les deux semaines d’Oberhof en janvier. J’avais de grosses douleurs qui, je ne vais pas dire qui m’empêchaient de performer, mais qui mentalement m’usaient. Aujourd’hui ça fait du bien de ne pas penser à son dos 24h sur 24.
Votre carabine est réparée? Tout va bien?
Impeccable! Elle est réparée, elle tire bien. Je ne me pose plus trop de question sur le matériel, donc c’est chouette. C’est plus frustrant sur le coup de casser sa carabine. Après, dès la semaine suivante elle est opérationnelle donc tout va bien.
Que pensez-vous de l’annonce de Johannes Boe sur son changement total de carabine (les deux biathlètes ont désormais quasiment la même carabine, ndlr) en milieu de saison? Même quand on n’est pas biathlète, cela semble assez bizarre...
Oui et non. Oui cela peut paraitre bizarre quand on sait qu’un biathlète a besoin de se familiariser avec son arme pour être performant. Et non parce que ça reste un sport de tête où il faut être bien mentalement, être confiant en son matériel. Et si ce n’était pas le cas pour Johannes, même si sa moyenne de tir n’est pas catastrophique, loin de là, je pense que pour lui c’était très important de faire des changements pour se sentir bien, pour être le plus naturel possible. En tout cas, j’étais au courant depuis plusieurs semaines de ses changements. Je trouve ça audacieux. La chance sourit aux audacieux. Je pense qu’il saura très bien réussir dans ces mondiaux avec cette nouvelle carabine.
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