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La bande dessinée (BD) offre une manière unique de lire une histoire de manière détendue, d'apprendre des choses intéressantes et de rire devant des dessins humoristiques. Habituellement, ce genre de livres met en scène des super-héros, comme dans les Marvel ou les DC comics.

"Première Cible" : Immersion dans le Monde du Biathlon

L'univers exigeant du biathlon, mariage audacieux entre le ski de fond et le tir à la carabine, s'apprête à dévoiler tous ses secrets à travers "Première Cible", une bande dessinée qui promet une aventure palpitante. Lucas Marceau, vingt ans, incarne l'essence même du rêve sportif. Sélectionné récemment en équipe de France B, son parcours vers la Coupe du Monde s'annonce semé d'embûches. Au-delà des paysages enneigés et des skis glissant sur la piste, "Première Cible" plonge dans les coulisses du très haut niveau. La pression inhérente à la compétition de haut niveau est décrite avec réalisme, tout comme les rivalités qui peuvent naître au sein d'une équipe.

"Première Cible" n'est pas seulement une bande dessinée, c'est une invitation à l'immersion totale dans le monde passionnant du biathlon.

Bandes Dessinées et Réalités Sociales Dures

Une autre bande dessinée, Casti, Quand l’Etat mutile, parue aux éditions Delcourt, raconte l’histoire de Casti, un supporter du MHSC éborgné par un tir de flash-ball. Le dessinateur césarisé Aurel et les scénaristes Laura Kotelnikoff-Béart et Antoine Aubry rouvrent cette affaire, qui a marqué dans sa chair la communauté des Ultras de France, et en livrent une interprétation, à travers le témoignage de Casti. « Florent [Castineira] a fait partie intégrante du projet, confie Antoine Aubry. Après avoir épluché tous les articles de presse et le dossier juridique de l’affaire, nous l’avons interrogé pendant plusieurs dizaines d’heures. À partir de ces informations, nous avons reconstruit visuellement l’histoire et recréé des dialogues. »

Si la reconstruction personnelle du supporter est au cœur de l’album, les scénaristes ont toutefois mêlé à son histoire des témoignages de sociologues, de médecins et de militants, qui questionnent l’usage des armes non létales. Ou plutôt « "à létalité réduite", comme on devrait les appeler », confie Antoine Aubry. « L’histoire de Florent [Castineira] permet de montrer aux lecteurs les différentes étapes par lesquelles va devoir passer une victime de violences policières, leur impact psychologique et les difficultés multiples engendrées par la blessure. Mais ce qu’elle permet également, c’est de montrer l’aspect systémique de ces violences, les différents rouages d’une machine, et la façon dont ils broient une victime et/ou ses proches. En partant du portrait d’un blessé, et notamment de celui de Casti qui est devenu un militant contre les violences policières, nous avons fini par esquisser un paysage, une vue d’ensemble. C’est cela qui nous intéressait. »

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Le dessin apporte à l’histoire « quelque chose de très clair et de très puissant ». L’avantage d’une bande dessinée, c’est qu’elle permet de montrer des choses qu’aucun autre média (outre la fiction, peut-être) n’aurait permis. Comme ce moment, saisissant, où Casti est blessé. Ou celui où il revoit, dans un cauchemar, la balle de caoutchouc foncer vers lui. « Le dessin permet, notamment, de mettre en images certains concepts, ou certains faits, qui seraient difficilement montrables, incompréhensibles ou illisibles, si c’était des images réelles », confie Aurel.

Onze ans après ce tir de flash-ball qui a bouleversé la vie de Casti, cet album pourrait-il contribuer à faire bouger les choses ? « Ceux qui font principalement bouger les choses, ce sont les blessés, les familles de victimes et les militants contre les violences policières qui luttent depuis de nombreuses années, notamment dans les quartiers populaires, confie Laura Kotelnikoff-Béart. Car il ne faut pas oublier que les habitants de ces quartiers sont les premières victimes de la machine à broyer que l’on décrit dans la bande dessinée. Après, si cette histoire permet de faire reculer l’indifférence de certains au sujet des violences systémiques, ce serait déjà une belle victoire pour nous. »

Le 15 mars 2018, la Cour d’appel de Montpellier a prononcé un ultime non-lieu, dans l’affaire Casti. Sept mois plus tard, le tribunal administratif a toutefois désigné l’Etat comme responsable des blessures du jeune homme. « Une victoire personnelle », dit Casti, dans la postface de l’album.

Exploration du Côté Sombre : Bandes Dessinées sur les Tueurs en Série

Nouveau titre dans la collection « Stéphane Bourgoin présente les sérials killers ». Jean-David Morvan est au scénario pour raconter la vie de Dennis Rader, plus connu sous son nom d’affreux : BTK comme Blind Torture Kill (aveugler, torturer tuer). BTK a tué presque exclusivement dans l’État du Kansas dans les environs de la ville de Wishita entre 1974 et 1991. Arrêté en 2005, il a été condamné à la réclusion à perpétuité et est toujours derrière les barreaux. Dennis semble un enfant dérangé psychiquement. Il aime attacher ses victimes. Il commence sa « carrière » à 30 ans en massacrant presque toute une famille (le père, la mère et deux enfants). C’est quand la police soupçonne un inconnu qu’il envoie ses premières lettres de revendication signées BTK. Il semble aussi vénérer les serial-killers, cherchant sans cesse à les dépasser dans l’ingéniosité et la barbarie.

Autres tueurs au centre d’une BD, mais cette fois ce sont des professionnels de la profession. L’histoire est en réalité directement tirée des souvenirs de Juan Pablo Escobar, fils de Pablo Escobar, célèbre narcotrafiquant colombien. Un scénario écrit en collaboration avec l’Argentin Pablo Martin Farina et dessiné par l’espagnol Alberto Madrigal. Tout commence par une double bavure. Chargés de faire évader un indicateur précieux d’Escobar, ils ratent leur coup et ne ramènent qu’un cadavre. Au moment des explications le ton monte et un des tueurs de la bande reçoit une balle dans la tête. Qui a tiré ? Juan Pablo se souvient et fait le CV des différents suspects, des amis malgré leur propension à éliminer toute personne ce qui semble un tant soit peu menaçant.

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La Bande Dessinée Médicale : Une Approche Pédagogique et Ludique

Vous n'êtes pas sans savoir que la médecine et la santé sont des sujets très sérieux. Mais certaines personnes, généralement passionnées de dessins, se sont amusées à concevoir des BD médicales. Ces ouvrages sont des OVNI dans ce milieu, ce qui explique qu'ils soient peu nombreux.

Il ne faut pas oublier que dans un passé très proche, la médecine était encore archaïque. Le travail acharné de bons médecins a permis des découvertes et des avancées majeures. Ceci a permis de développer une médecine moderne efficace, très technique, basée sur la science. Dans ce but, le professeur de médecine Jean-Noël Fabiani-Salmon a eu l'idée de concevoir une bande dessinée retraçant l'histoire de la médecine, de la préhistoire à nos jours.

De nombreuses anecdotes sont décrites et illustrées avec beaucoup d'humour. En bref, c'est une lecture ludique, à aborder sans prise de tête, concernant un sujet pourtant sérieux et dont tout professionnel de santé doit connaître. Un ouvrage passionnant, qui pourrait faire l'objet d'un beau cadeau pour tout professionnel de santé !

Celui-ci a débuté sur internet, en publiant régulièrement via son blog des dessins humoristiques sur son quotidien d'étudiant en médecine. Encouragé par son succès, il a poursuivi son aventure en publiant une première bande dessinée sur ce thème en 2017. Ce fut un grand succès. Il a continué avec une deuxième BD au sujet de son expérience d'interne. La gloire a encore été au rendez-vous.

Dans la globalité, cette série de BD est passionnante. On y retrouve des situations drôles que tout professionnel de santé peut vivre ou a déjà vécu. En résumé, c'est un ouvrage passionnant, accessible à tout public puisqu'il n'y a pas de termes techniques. De nombreuses situations rocambolesques sont présentées. Cela nous fait prendre conscience des dysfonctionnements de notre système de santé et des absurdités permises par la médecine actuelle.

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La Bande Dessinée Face à la Crise Sanitaire : Témoignages et Reportages

Vous avez déjà lu et apprécié des B.D. La deuxième vague du coronavirus n’est pas que sanitaire, elle est aussi éditoriale. Parmi les nombreuses publications qui ont vu le jour cet automne figurent trois bandes dessinées, entre témoignage illustré et BD-reportage, sur la crise sanitaire telle qu’elle a été vécue de l’intérieur. Deux internes en médecine, la cheffe d’un service d’infectiologie et un dessinateur de presse atteint du Covid-19 racontent sur le mode du journal de bord le quotidien des personnels soignants.

Mais l’âpreté de leur témoignage, servi par des phrases courtes allant droit au but, donne à l’album une sincérité et une force indéniables. Beaucoup plus policé, La médecin relate sous forme de véritable bande dessinée les six mois qui ont vu naître le coronavirus à travers les yeux de deux femmes, une médecin et sa patiente. Cette dernière, personnage fictif inventé pour mieux incarner la prise de conscience et la détresse d’un malade, est soignée à Paris, dans le service d’infectiologie dirigée par Karine Lacombe, à l’hôpital Saint-Antoine.

Conçu d’un trait raide mais vif, à la manière d’esquisses rapides, par Fiamma Luzzati, animatrice d’un blog de vulgarisation scientifique sur le site du Monde, cet album vaut surtout pour sa capacité à expliquer clairement la pathologie et ses approches thérapeutiques. Beaucoup plus abouti, Au cœur de la vague porte bien son nom. Patrick Chappatte, célèbre dessinateur de presse suisse et BD-reporteur à ses heures perdues, a conçu un excellent album donnant la parole à d’éminents spécialistes et de valeureux soignants rencontrés au gré de son reportage.

Atteint d’une forme légère du coronavirus, l’auteur a vécu avec inquiétude l’arrivée de la vague de malades, en échangeant avec des médecins du H.U.G. (Hôpitaux universitaires de Genève), notamment l’épidémiologiste Didier Pittet, co-inventeur du gel hydroalcoolique.

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