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Faut-il encore présenter la Kalachnikov AK-47 ? Connu dans le monde entier, ce fusil d’assaut emblématique venu du bloc Soviétique est tout aussi célèbre si n’est plus que son concurrent américain, l’AR-15. Aux travers de cet article, nous allons vous raconter l’histoire de l’invention de Mikhaïl Kalachnikov.

L'histoire de l'AK-47 et de sa baïonnette

L’apparition des fusils d’assaut modernes commence avec le développement du Sturmgewehr 43 par l’armée allemande en 1943. Véritable précurseur, se sera finalement la version de 1944, le Sturmgewehr 44 (StG44), qui sera déployé en masse dans la Wehrmacht. Confrontés au combat en zone urbaine, notamment dans la poche de résistance de Smolensk (bataille de Smolensk en 1941), les soldats de la Wehrmacht remarquent l’avantage qu’apporte une arme automatique comme les PPD 40 ou le PPSh-41 que les Soviétiques utilisent en masse dès le début du conflit, par rapport au fusil à levier KAR 98 et la MP40 en service du côté allemand.

Née en 1919, Mikhail Timofeyevich Kalachnikov, fils de paysan et bricoleur de génie autodidacte est enrôlé dans l’Armée Rouge en 1938, de chars. Il deviendra commandant de chars pendant la Seconde Guerre Mondiale mais sera grièvement blessé au combat lors de la bataille de Briansk. la fin de l’année 1941 et le début de l’année 1942, il travaille sur la conception d’un fusil pour l’armée soviétique. Si ces premiers projets d’armes et de carabine semi-automatique échouent face au PPS-43 d’Alekseï Soudaïev puis face au SKS de Simonov, elles seront tout de même reconnues comme intéressantes par les autorités soviétiques.

L’URSS relance le projet d’un fusil d’assaut pour son armée en 1946 au travers d’un concours. de ses prototypes AK-1 et AK-2 qu’il avait déjà présentés plus tôt (prototypes inspirés du STG44 et du fusil américain M1 Garand). Après deux ans de tests, son modèle de 1947 passe en tête et il remporte finalement le concours avec ce qui sera la future AK-47. L’Armée Rouge adopte officiellement l’arme en 1949 sous la désignation « AK-47 ». Son nom, contracte les mots russes « Avtomat Kalashnikova» en raison de ses capacités de tir automatique et de son inventeur.

Bien que l’AK-47 remporte un grand succès, il est en perpétuelle évolution car des défauts continuent de subsister. À partir de 1955 d’importantes modifications sont apportées à l’arme, notamment sur le cylindre de récupération des gaz et son corps. Une nouvelle baïonnette sera également ajoutée. Mise en service en 1961, l’AKM donnera naissance à plusieurs versions bien particulières comme l’AKMS qui possède une crosse pliante en métal et conçue pour les équipages de blindés, les parachutistes et les fantassins des BMP.

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Les modèles de baïonnettes AK

Baïonnette premier modèle de l'AK

Baïonnette premier modèle de l'AK - Avtomat Kalachnikova *Dénomination officielle: Baïonnette premier modèle pour AK.*Nationalité: Le modèle présenté pourrait avoir été fabriqué en Roumanie. Information à prendre au conditionnel donc.*Période d'utilisation: Début des années 50. *Historique & Caractéristiques: Baïonnette utilisée sur les premières versions du fusil d’assaut Avtomat Kalachnikova. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’a pas été prévu dés l'origine de baïonnette pour l’AK, elle serait apparue en 1951. Longueur : 314 mm.Poignée avec plaquettes en matière plastique rouge, maintenues par 2 vis. La poignée est évidée afin de permettre de loger la baguette de nettoyage placée sous le canon de l'AK.Lame avec gouttière sur chaque face. Longueur de la lame : 203 mm.Fourreau en acier embouti, avec son porte fourreau tout en cuir brun. Un trou pour l’écoulement de l’eau a été percé à la pointe du fourreau, côté intérieur.Longueur du fourreau : 215 mm.*Marquages: Un seul marquage est visible sur l’exemplaire en ma possession : un numéro de série inscrit à l’arrière du pommeau.Pas de marquage sur le fourreau pour le modèle que je possède.*Origine des photos: Photos personnelles.

Baïonnette 6×3

Introduit au service de l’armée soviétique en 1959, l’AKM est la variante la plus répandue de toute la série d’armes à feu AK et il a été largement utilisé par la plupart des états membres de l’ancien Pacte de Varsovie et de ses alliés africains et asiatique ainsi que largement exporté, et produit dans de nombreux autres pays. La production de ces fusils a été réalisée à la fois à Tula et à Izhmash. La baïonnette 6×3 a été adoptée avec le fusil d’assaut AKM modernisé, elle a été conçue sur la base du couteau «de mer» du lieutenant-colonel Todorov. Sa production en série a commencé en 1960 en URSS dans deux usines : Izhmash et Tula. A partir de 1963, elle équipa les fusils d’assaut AKMS (version para) et SVD Dragunov.

La baïonnette 6×3 n’est pas interchangeable avec la baïonnette 6×2 et ne peut être installée que sur l’AKM. La poignée du modèle 6×3 assez massive est composée de deux parties en matière thermoplastique AG-4V (résistant à des températures de -196 à +200 °) fixées à la soie par deux boulons et écrous fendus. Les trous utilisés pour la mise en place des boulons et écrous sont ensuite recouverts de bouchons collés (isolateurs du courant électrique). Le pommeau est de forme arrondie pour les modèles de première génération. Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière peut être de forme arrondie ou droite. Dans ce cas les marquages d’atelier se situent sur la lame près de la douille, fabrication TULA (étoile) ou ISHEVSK (triangle avec une flèche à l’intérieur).

Le pommeau est de forme droite pour les seconds modèles. Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière est de forme droite. La lame en acier inoxydable très résistant, de type Bowie, a pour particularité d’être usinée bilatéralement. Le côté opposé à la bague comporte 35 ou 36 dents de scie usinées sur le bord par rainurage sur environ 60 mm, son tranchant est soigneusement affûté sur toute sa longueur. Le fourreau russe utilisé dans la majorité des cas est en acier, la cuvette est emboutie à l’intérieur du corps. Il est isolé du courant électrique grâce à une protection en caoutchouc de couleur noire. Il existe des baïonnettes dites « transitoires » équipées de fourreaux avec corps en polymère moulé de type 6×4.

Baïonnette AK‑47 MFH

Cette baïonnette de combat pour AK‑47, dessinée par MFH / Max Fuchs, combine une lame de 14,5 cm avec un dos cranté permettant les usages coupe‑fil ou dentelure additionnelle. Ce couteau militaire s’adapte directement au canon du fusil via un système à bouton‑poussoir, pour une fixation rapide et sûre. Livrée avec un fourreau métallique isolé partiellement par caoutchouc, elle protège l’utilisateur lors du découpage de clôtures électrifiées (fonction coupe‑fil). Le fourreau est utilisable aussi comme cisaille, et est équipé d’une bandoulière en cuir pour port ou fixation sécurisée.

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La poignée est de conception identique au modèle russe, les plaquettes en plastique de couleur rougeâtre sont maintenues entre elles par vis et écrous fendus bloqués mécaniquement. La lame d’excellente qualité (dureté 60 HRC) est munie d’une gouttière sur chaque face, son tranchant inversé est soigneusement affuté, son extrémité est en forme de pointe de lance. Le fourreau polonais de finition bronzée est spécifique par sa forme à l’extrémité, il est démuni de trou de drainage.

Toutes les variantes pour fusils AK47, des pays membres de l’ex-pacte de Varsovie font bien sûr partie d’un thème de collection.

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tags: #bayonnette #AK #47 #caractéristiques

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